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Actualités - Chronologie

Et si l’Amérique se réveillait mercredi sans président ?

 Selon un scénario improbable mais possible, l’Amérique pourrait se réveiller mercredi sans président si Al Gore et George W. Bush récoltent chacun 269 des grands électeurs du collège électoral. Il faudrait alors attendre janvier pour connaître le nom du prochain président. Cette égalité parfaite ne s’est jamais produite, mais la Constitution l’envisage, et les scénarios les plus étonnants sont imaginables, dont l’un verrait l’actuel secrétaire au Trésor, Larry Summers, devenir président par intérim. Dans l’hypothèse d’un match nul mardi, certains grands électeurs seront probablement soumis à d’intenses pressions pour changer leur vote d’ici au 18 décembre, date à laquelle ils doivent se réunir pour officiellement élire le président. Ces 538 grands électeurs, mandatés par les électeurs, doivent théoriquement répercuter le choix du vote populaire, mais dans 26 États, il n’existe aucune loi les y obligeant. Depuis 1789, huit grands électeurs ont changé leur vote lors d’une élection présidentielle. Le décompte des voix sera effectué le 6 janvier par le président du Sénat renouvelé. Si le résultat reste à 269 grands électeurs pour MM. Bush et Gore, la nouvelle Chambre des représentants sera saisie, à charge pour elle de désigner le président à partir des trois candidats ayant obtenu le plus de voix le 7 novembre. Les représentants votent par État, chaque État ayant une voix, et il faut 26 votes pour élire le nouveau président. Le Sénat agit de même pour élire le vice-président. Une majorité des deux tiers est nécessaire. Si la Chambre ne parvient pas à élire un président, le scénario se complique d’autant plus que le nouveau président doit, selon la Constitution, prendre ses fonctions le 20 janvier à midi. Dans cette hypothèse, c’est le vice-président élu – qui pourrait donc être Joe Lieberman ou Dick Cheney – qui assure l’intérim de la présidence. Si le Sénat n’a pu élire de vice-président, c’est le speaker (président) de la Chambre qui sera d’abord sollicité pour assurer l’intérim de la présidence puis le président du Sénat. Ils doivent cependant, pour ce faire, démissionner du Congrès. S’ils refusent, seront alors sollicités, dans l’ordre, la secrétaire d’État (Madeleine Albright), le secrétaire au Trésor (Larry Summers), celui de la Défense (Bill Cohen) puis l’Attorney General (Janet Reno). Madeleine Albright n’étant pas née aux États-Unis, elle ne peut devenir présidente et l’intérim reviendrait ainsi à Larry Summers. 
 Selon un scénario improbable mais possible, l’Amérique pourrait se réveiller mercredi sans président si Al Gore et George W. Bush récoltent chacun 269 des grands électeurs du collège électoral. Il faudrait alors attendre janvier pour connaître le nom du prochain président. Cette égalité parfaite ne s’est jamais produite, mais la Constitution l’envisage, et les scénarios les plus étonnants sont imaginables, dont l’un verrait l’actuel secrétaire au Trésor, Larry Summers, devenir président par intérim. Dans l’hypothèse d’un match nul mardi, certains grands électeurs seront probablement soumis à d’intenses pressions pour changer leur vote d’ici au 18 décembre, date à laquelle ils doivent se réunir pour officiellement élire le président. Ces 538 grands électeurs, mandatés par les électeurs,...