«Je n’ai pas d’appréhension mais j’aimerais bien partir de suite parce que je supporte mal la pression de la dernière semaine», confiait mardi, à l’AFP, Roland Jourdain, l’un des favoris du Vendée Globe, la course à la voile autour du monde en solitaire sans escales et sans assistance, dont le départ sera donné dimanche aux Sables-d’Olonne (Vendée). Les mers du Sud, le Quimpérois y est allé lors de deux courses autour du monde en équipage, avec Côte d’Or d’Éric Tabarly (85) et avec le bateau russe à l’équipage cosmopolite Fazisi (89), mais jamais en solitaire. C’est en fait la deuxième fois que Roland Jourdain, «Bilou» dans le monde de la voile, part dans une course en solitaire. Sa première expérience lui avait valu une deuxième place en monocoques dans la Transat anglaise, au mois de juin dernier. «Être allé deux fois dans les mers du Sud, cela me conforte un peu dans certains choix mais c’est rien par rapport à l’expérience que peuvent avoir ceux qui y sont déjà allés en solitaire», souligne Jourdain. «Les enseignements de la Transat comme des entraînements du Vendée Globe me permettent de dire qu’en voile, c’est toujours de la formation continue, poursuit le Breton. Cela n’a pas changé la vision de la préparation que j’avais avant. Je n’ai pas l’impression de m’être trompé dans mes choix. Le passage en chantier du bateau cet été a été uniquement de la fiabilisation du matériel». Cette course est unique, il ne faut pas la rater. Pour cela, il y a des choix fondamentaux, l’innovation, en courant le risque de manquer de fiabilité, ou bien la sagesse, en privilégiant une solidité de tous les instants. « Partir devant » Pour Sill (pour Société industrielle et laitière du Léon), son 60 pieds open, Roland Jourdain a fait le choix de la sagesse. «J’ai retenu des solutions sages en terme de gréement, d’appendices, commente Bilou. Le bateau n’est pas extrême, il est plus lourd que certains autres. J’ai préféré faire solide». Ce choix doit lui éviter les risques de casse. Sur la course elle-même, Jourdain indique ne pas avoir de stratégie préétablie. «J’ai étudié trois ou quatre situations sur des endroits donnés mais je n’ai pas du tout fait de choix par rapport à la course des autres. La meilleure solution, c’est de partir devant, comme ça, c’est eux qui doivent se poser la question de l’attitude à adopter», expose Jourdain, heureux de cette pirouette. Mentalement, Roland Jourdain a aussi beaucoup travaillé car au moment de basculer dans le troisième millénaire, passer un peu plus d’une centaine de jours tout seul, loin de tout, n’a rien d’évident, même si les moyens de communication modernes permettent de conserver un lien avec la terre. Dans le Vendée Globe, il y a d’éprouvants moments de solitude. «Je pense que moi comme les autres, nous allons toucher le fond, prophétise-t-il. J’essaie de me remémorer les moments les plus galères que j’ai déjà connus pour me dire que là, ce sera plus long et plus dur. Mais en même temps, ces passages difficiles seront suivis d’instants de bonheur. Et là, je serai satisfait d’avoir tenu le coup».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats «Je n’ai pas d’appréhension mais j’aimerais bien partir de suite parce que je supporte mal la pression de la dernière semaine», confiait mardi, à l’AFP, Roland Jourdain, l’un des favoris du Vendée Globe, la course à la voile autour du monde en solitaire sans escales et sans assistance, dont le départ sera donné dimanche aux Sables-d’Olonne (Vendée). Les mers du Sud, le Quimpérois y est allé lors de deux courses autour du monde en équipage, avec Côte d’Or d’Éric Tabarly (85) et avec le bateau russe à l’équipage cosmopolite Fazisi (89), mais jamais en solitaire. C’est en fait la deuxième fois que Roland Jourdain, «Bilou» dans le monde de la voile, part dans une course en solitaire. Sa première expérience lui avait valu une deuxième place en monocoques dans la Transat anglaise, au mois de juin...