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Actualités - Document

Incontestablement, le millénaire sera digital

L’ère du digital s’est installée dans notre village planétaire, cela ne fait désormais plus l’ombre d’un doute. La définition du terme digital s’impose à ce niveau. Selon le Larousse, c’est «ce qui appartient aux doigts», ou ce que l’on connaît plus communément sous le terme «Touch»; plus loin, digital signifie numérique. Le terme aujourd’hui utilisé désigne une nouvelle technologie compliquée, une formule quasi magique qui sollicite les génies japonais, américains et européens. Ces derniers se livrent actuellement à une poursuite effrénée dans le marché mondial du high-tech, notamment dans les domaines de l’audiovisuel et de l’industrie cinématographique. En effet, la société de consommation règne désormais à l’échelle internationale et régit, sinon manipule, les acteurs industriels. Elle les pousse à innover pour répondre à des besoins de plus en plus exigeants. Il est important de signaler que l’utilisation du terme digital dans les milieux les plus branchés de la société libanaise est quelquefois erronée. On entend souvent parler de télévision digitale, ce qui fait croire à un système de réception hors du commun inhérent au téléviseur lui-même. La version technique présente toutefois quelques divergences avec l’explication populaire. La télévision digitale ne peut en effet être telle que si le système de diffusion audiovisuelle répond aux critères de la technique digitale. Ce n’est évidemment pas – ou du moins, pas encore – le cas au Liban. Les différentes chaînes de télévision locales et même internationales recevables par câbles ne disposent pas en fait des moyens techniques et économiques pour transférer leur mode de diffusion de l’analogique vers le digital. Les téléviseurs disponibles sur le marché libanais et proposés par les différentes marques japonaises, européennes et américaines, même celles disposant d’un système de réception digital, ne peuvent pas pour autant fonctionner digitalement parce que la diffusion n’est pas opérée selon les critères de ce mode de diffusion. Le digital au Liban Cela dit, il demeure que les télévisions, ainsi que tous les produits audiovisuels digitaux, répondent à un standard de production très élevé ; les éléments et circuits utilisés pour les assemblements techniques sont digitaux. Cela contribue à garantir une haute résolution et une excellente définition de l’image, de même qu’une haute performance du son. Les produits digitaux se démarquent donc de leurs concurrents par une qualité remarquable de la réception et de la visualisation. Dans le souci de bien éclaircir le mode de fonctionnement digital, Avo Tutunjian, directeur général de la société Tutunjian Corporation SA, agents exclusifs de la marque japonaise Panasonic, explique le concept: «L’ère du digital suppose une large installation de produits digitaux diffuseurs et récepteurs à tous les niveaux. Tous les produits électroniques que l’on devrait solliciter pour nos usages quotidiens doivent être digitaux pour que l’on puisse véritablement et à juste titre affirmer que nous sommes déjà introduits dans l’ère du digital», affirme t-il. «C’est tout un système, voire un circuit fermé de produits où tout est digital. Cela introduit le concept de la technologie interactive où tous les éléments sont reliés et proposent une définition extrêmement élevée et une qualité de diffusion et de fonctionnement remarquables. Mais cela nécessite encore beaucoup de temps et de développement», souligne-t-il. «Cependant, le futur est à nous en ce sens, et je suis sûr que cela va marquer un tournant dans l’histoire de la recherche et de l’invention technoscientifique, aussi bien qu’au niveau du standard de vie des individus à travers le monde, ou plutôt de ce que l’on appelle désormais le village planétaire». De son côté, Nabil Rouhayem, directeur général de la société Getco (General Trading Company SAL), appartenant au groupe Debbas et agents exclusifs de la marque japonaise Sharp, explique que l’innovation du digital a, au départ, vu le jour suite aux efforts déployés par les inventeurs et chercheurs techniques des entreprises Sharp au Japon. «Sharp est le pionnier du digital, affirme-t-il. D’ailleurs, c’est Sharp qui a développé la formule des écrans LCD (Liquid Crystal Display), composante essentielle et responsable de la qualité digitale d’image. La première télévision digitale fut mise sur pied en 1987. Elle s’est nettement démarquée alors de ses consœurs par une qualité de l’image à haute définition, un son incomparable, un design esthétiquement adapté et un encombrement très réduit. Depuis, les efforts se sont multipliés en vue de perfectionner cette technologie hors du commun, surtout que Sharp, en ce sens, détient jusqu’à un certain point les clés de l’innovation et de l’invention en matière de high-tech dans le domaine de l’audiovisuel notamment». De même, Philips contribue largement à l’entretien du courant digital au sein de la société libanaise. AZ-Electronic SAL, agent exclusif de la marque hollandaise Philips, a en effet concentré tous ses efforts de commercialisation et de marketing sur la promotion des nouveaux produits high-tech réclamés par le consommateur libanais exigeant, branché et «à la page», selon Corinne Zalum, responsable du département Advertising and Marketing de la société. «Il y a 15 ans, Philips a créé l’évènement avec le CD. Aujourd’hui, on crée l’évènement avec le DVD en remplaçant la technologie de l’image analogique existant dans le CDV (Compact Disc Video) en image digitale», explique-t-elle. De plus, la société AZ-Electronic a lancé au Liban le nouveau DVD Philips avant qu’il ne soit lancé en Europe et, évidemment, bien avant son introduction sur les marchés du Moyen-Orient et d’Afrique. Un marché spécifique Cela dit, il va sans dire que la concurrence bat son plein dans une société économiquement libérale comme le Liban, surtout en l’absence de production locale dans ce domaine. En effet, le marché libanais est ouvert à tous les importateurs, et les marques de différents pays d’origine ne manquent certes pas sur le marché libanais. Les critères de performance technique se trouvent dans la plupart des cas similaires et disponibles pour la grande majorité des marques, la concurrence est souvent menée au coude à coude. Pour Nabil Rouhayem, c’est surtout le marché noir qui constitue un obstacle presque insurmontable. «C’est une concurrence déloyale, car les prix proposés sont nettement inférieurs aux nôtres, et l’on n’y peut rien à cause des tarifs de douane élevés», se plaint-il. Mais je crois que cela ne va plus être le cas dorénavant, grâce à la décision du gouvernement de réduire les taxes sur les produits importés, surtout s’ils ne sont pas disponibles en production locale. Quant à la question de la délocalisation et la fabrication de marques japonaises à l’extérieur du Japon, notamment dans les pays en voie de développement, Nabil Rouhayem affirme que les produits haut de gamme sont toujours fabriqués au Japon, ou sinon dans des usines sous haut contrôle japonais. «Il est vrai que les produits en provenance des pays en voie de développement sont nettement moins chers, la main-d’œuvre étant également spécialisée et bon marché ; mais ce ne sont pas de vrais concurrents en ce sens qu’un même produit n’est jamais disponible en double, l’un de fabrication japonaise et l’autre de fabrication coréenne ou malaisienne par exemple», explique-t-il. Avo Tutunjian est de son côté catégorique. L’éventualité d’une concurrence est écartée, car, selon lui, «différents produits ont différents clients. De plus, les composantes et les techniques japonaises, même importées vers les pays industriels, ne donnent pas pour autant le même résultat au niveau du fonctionnement des machines. Cela dit, les pays en voie de développement sont sur la bonne voie, même si c’est avec un peu de retard». Corinne Zalum, quant à elle, considère que le marché libanais étant très compétitif, c’est le consommateur qui en tire pleinement profit, tandis que les importateurs et les commerçants se trouvent dans l’obligation de réduire leur marge de bénéfices. «D’autant plus que la guerre a largement contribué à réduire considérablement le pouvoir d’achat du consommateur libanais, poursuit-elle, c’est donc malgré lui, vu ses exigences technologiques raffinées, qu’il s’est dirigé vers des produits similaires du point de vue esthétique et à de meilleurs prix. Heureusement, la situation est en amélioration et la baisse des tarifs de douane va bientôt porter ses fruits».
L’ère du digital s’est installée dans notre village planétaire, cela ne fait désormais plus l’ombre d’un doute. La définition du terme digital s’impose à ce niveau. Selon le Larousse, c’est «ce qui appartient aux doigts», ou ce que l’on connaît plus communément sous le terme «Touch»; plus loin, digital signifie numérique. Le terme aujourd’hui utilisé désigne une nouvelle technologie compliquée, une formule quasi magique qui sollicite les génies japonais, américains et européens. Ces derniers se livrent actuellement à une poursuite effrénée dans le marché mondial du high-tech, notamment dans les domaines de l’audiovisuel et de l’industrie cinématographique. En effet, la société de consommation règne désormais à l’échelle internationale et régit, sinon manipule, les acteurs industriels....