Thaïlande L’armée écarte des spéculations de coup d’État à l’approche des élections
le 16 décembre 2000 à 00h00
Les chefs de l’armée thaïlandaise ont écarté hier des spéculations de coup d’État, suscitées par l’approche des élections législatives le mois prochain, en répétant que les militaires n’avaient aucune intention d’intervenir de nouveau dans la vie politique. «L’armée ne fomentera aucun coup. L’élection est un processus démocratique et nous ne nous en mêlerons pas», a affirmé le patron des forces armées, le général Sampao Chusri. Quelques politiciens ont récemment évoqué la possibilité d’un coup de force militaire – une «suspension temporaire de la démocratie» – si le scrutin du 6 janvier débouche sur une impasse ou un vide politique. L’armée, qui a longtemps été l’arbitre du pouvoir en Thaïlande (17 coups militaires réussis ou tentés depuis l’abolition de la monarchie absolue en 1932), est restée dans ses casernes ces dernières années. Elle semble avoir appris la leçon de mai 1992, quand le général Suchinda Krapayoon avait fait tirer sur une foule désarmée qui réclamait la démocratie, tuant des centaines de manifestants, selon des chiffres officieux. La crise avait été dénouée par le roi Bhumibol Adulyadej. Le dernier putsch en Thaïlande remonte à 1991. Le chef de l’armée de terre, le général Surayuth Chulanont, considéré comme un démocrate, avait déjà écarté de telles spéculations l’été dernier et mis les bruits de coup – improbable – sur le compte de l’incertitude politique. L’atmosphère est d’autant plus lourde, et propice à des règlements de comptes, que le scrutin approche. La Thaïlande va organiser ses premières élections législatives depuis l’adoption d’une Constitution véritablement démocratique en 1997, et le cataclysme économique la même année, un scrutin qu’elle espère, sans trop y croire encore, le plus «propre» de son histoire.
Les chefs de l’armée thaïlandaise ont écarté hier des spéculations de coup d’État, suscitées par l’approche des élections législatives le mois prochain, en répétant que les militaires n’avaient aucune intention d’intervenir de nouveau dans la vie politique. «L’armée ne fomentera aucun coup. L’élection est un processus démocratique et nous ne nous en mêlerons pas», a affirmé le patron des forces armées, le général Sampao Chusri. Quelques politiciens ont récemment évoqué la possibilité d’un coup de force militaire – une «suspension temporaire de la démocratie» – si le scrutin du 6 janvier débouche sur une impasse ou un vide politique. L’armée, qui a longtemps été l’arbitre du pouvoir en Thaïlande (17 coups militaires réussis ou tentés depuis l’abolition de la monarchie absolue en...
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