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Actualités - Communiques Et Declarations

Degussa met la main sur l’un des derniers groupes chimiques britanniques

Pas encore constitué officiellement, le groupe allemand Degussa, qui naîtra début 2001 de la fusion entre Degussa-Huels et SKW-Trostberg, a lancé une offre de reprise amicale sur Laporte, l’un des derniers bastions de la chimie britannique. Degussa AG propose 697 pence par action Laporte, valorisant ce groupe à 2,258 milliards d’euros, a annoncé le groupe dans un communiqué. La direction de Laporte a recommandé à ses actionnaires d’accepter l’offre. Moins de sept mois après l’annonce de leur fusion, qui ne sera toutefois effective qu’au premier trimestre 2001, Degussa-Huels et SKW Trostberg passent donc à l’action, conformément aux promesses émises en mai 2000. Les deux groupes avaient en effet indiqué vouloir s’aggrandir par croissance interne et par des acquisitions afin d’asseoir leur position dans le secteur de la chimie des spécialités, dont ils sont actuellement numéro deux mondial. Les deux groupes ont par ailleurs commencé à se défaire de leurs actifs non stratégiques. Laporte, de son côté, a mis un terme en septembre à un vaste programme de restructuration qui a duré quatre ans, en vendant plusieurs de ses activités annexes pour se recentrer sur la chimie de spécialité et se développer notamment dans les industries de science de la vie. Il réalise à présent un tiers de son chiffre d’affaires dans la chimie fine. Avec l’acquisition du groupe britannique, Degussa revendique la place de numéro deux mondial dans la chimie fine. Le groupe doit renforcer ses positions sur plusieurs secteurs, dont «le marché rentable et en pleine croissance» des sciences de la vie, a d’ailleurs souligné le directeur général de Degussa-Huels, Utz Felcht, qui présidera Degussa AG. Degussa-Huels et SKW-Trostberg sont respectivement filiales des groupes Veba et Viag, qui ont fusionné pour donner naissance au numéro deux allemand de l’énergie E.ON. Ce dernier détiendra 64 % du groupe Degussa AG. En acquérant Laporte, Degussa pense réaliser des économies de coûts annuelles de 20 M euros à partir de la troisième année après l’opération et engranger 300 M d’euros supplémentaires par an. Le total des coûts entraînés par cette opération est évalué à 24 M d’euros. Laporte, un groupe indépendant créé il y a 118 ans, est présent dans 12 pays. Il emploie 2 300 personnes (dont 23 % en Allemagne). Son chiffre d’affaires s’est élevé à 930 ML (1,542 md d’euros) en 1999, pour un bénéfice avant amortissement, intérêt exceptionnel et impôts de 164 ML. «Nous pensons que Laporte, ses employés et ses clients, bénéficieront de l’intégration au sein de Degussa, qui permettra au groupe de réaliser ses activités à grande échelle», a déclaré Jim Leng, directeur général du groupe britannique. Si Laporte passe sous pavillon allemand, la Grande-Bretagne ne comptera plus qu’un gros groupe chimique, Imperial Chemical Industries, qui n’est toutefois plus le géant industriel du passé. Il a en effet subi une sérieuse cure d’amaigrissement dans les années 90, en vendant ses branches pharmaceutiques et de chimie lourde, pour se consacrer à la chimie fine.
Pas encore constitué officiellement, le groupe allemand Degussa, qui naîtra début 2001 de la fusion entre Degussa-Huels et SKW-Trostberg, a lancé une offre de reprise amicale sur Laporte, l’un des derniers bastions de la chimie britannique. Degussa AG propose 697 pence par action Laporte, valorisant ce groupe à 2,258 milliards d’euros, a annoncé le groupe dans un communiqué. La direction de Laporte a recommandé à ses actionnaires d’accepter l’offre. Moins de sept mois après l’annonce de leur fusion, qui ne sera toutefois effective qu’au premier trimestre 2001, Degussa-Huels et SKW Trostberg passent donc à l’action, conformément aux promesses émises en mai 2000. Les deux groupes avaient en effet indiqué vouloir s’aggrandir par croissance interne et par des acquisitions afin d’asseoir leur position dans le...