Les rayons empêchent la prolifération des cellules qui favorise les récidives du rétrécissement coronarien survenant dans un délai de quelques semaines à quatre mois après l’intervention d’angioplastie destinée à rétablir une circulation sanguine suffisante dans les artères encrassées. La «curiethérapie endovasculaire» dure de trois à cinq minutes, selon la dose délivrée. Chaque année, 75 000 patients dont les coronaires, artères nourricières du cœur, sont obstruées, sont traités par angioplastie. Un tiers d’entre eux présentent une récidive (resténose), une complication qui concerne plus de 15000 patients par an, selon le Pr Michel Bertrand de l’hôpital cardiologique de Lille. «Avantages» de la technique : elle évite de multiples réhospitalisations des patients et peut être effectuée en toute sécurité. Cette technique permet globalement de réduire de 50 % les récidives d’après les données disponibles, indiquent les cardiologues. L’étude américaine BERT (Beta Energy Restenosis Trial), publiée dans la revue Circulation, réalisée par tirage au sort sur 85 patients, a démontré que la curiethérapie permet de réduire de 50 % le taux de resténose parmi les patients traités comparés à ceux qui n’en ont pas bénéficé (45 % dans le groupe non traité). Ce traitement complémentaire apparaît particulièrement indiqué pour les patients ayant le risque le plus important de récidives du rétrécissement (sténoses, diabétiques, etc.). Une société américaine a développé un dispositif médical, le Beta-Cath, doté du label européen CE. L’appareil tient dans la main et comprend un «projecteur» de sources radioactives qui sont récupérées après usage. Le radiothérapeute envoie de minuscules tubes contenant les sources radioactives sur la zone lésée, en poussant sur une seringue. Ce système est déjà utilisé en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Belgique, en Hollande, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Espagne. Cette irradiation cardiologique est en cours d’études comparatives sur plus de 2 000 patients dans le monde. L’angioplastie, avec ballonnet ou la pose d’une sorte de ressort dans l’artère, chargé de la maintenir ouverte, représentent la majorité des interventions d’obstructions coronariennes. Le ballonnet est introduit par un vaisseau accessible au niveau de l’aine ou du bras et guidé jusqu’au rétrécissement de la coronaire. Il est ensuite gonflé sur place afin d’écraser la plaque d’athérome qui encrasse l’artère, puis retiré par la suite.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les rayons empêchent la prolifération des cellules qui favorise les récidives du rétrécissement coronarien survenant dans un délai de quelques semaines à quatre mois après l’intervention d’angioplastie destinée à rétablir une circulation sanguine suffisante dans les artères encrassées. La «curiethérapie endovasculaire» dure de trois à cinq minutes, selon la dose délivrée. Chaque année, 75 000 patients dont les coronaires, artères nourricières du cœur, sont obstruées, sont traités par angioplastie. Un tiers d’entre eux présentent une récidive (resténose), une complication qui concerne plus de 15000 patients par an, selon le Pr Michel Bertrand de l’hôpital cardiologique de Lille. «Avantages» de la technique : elle évite de multiples réhospitalisations des patients et peut être effectuée en toute...