Ukraine Tchernobyl : nouvel arrêt d’urgence dix jours avant la fermeture définitive
le 07 décembre 2000 à 00h00
La centrale de Tchernobyl, théâtre du plus grave accident nucléaire de la planète, a été arrêtée d’urgence hier à la suite d’une fuite d’eau radioactive, qui souligne le délabrement de la centrale dont la fermeture est prévue le 15 décembre. Relancé il y a à peine une semaine, le réacteur numéro 3, le seul encore opérationnel, a été arrêté à 11h04 heure locale (9h04 GMT) en raison d’une fuite d’eau radioactive dans le circuit de refroidissement, a indiqué l’ingénieur de permanence Boris Baranov. «Aucune hausse de radioactivité n’a été détectée car la fuite est survenue dans un local hermétique et aucun employé n’a été irradié», a-t-il affirmé, en ajoutant que les réparations devraient durer jusqu’à samedi. Un dysfonctionnement électrique avait déjà paralysé le troisième réacteur le 27 novembre dernier. Il avait été remis en marche quatre jours plus tard. La dernière panne a été classée niveau zéro (le moins grave) sur l’échelle internationale Ines qui en compte sept, a indiqué un haut responsable du ministère de l’Environnement Olexandre Smychliaev. «Malgré ces deux incidents, la centrale n’est pas dangereuse», a-t-il assuré. Ces propos sont néanmoins loin de calmer les craintes des Occidentaux qui ont appelé à fermer définitivement Tchernobyl depuis des années. Ses réacteurs RBMK à graphite sont d’une technologie soviétique ancienne et peu fiable, affirment de nombreux experts. «J’ai de plus en plus peur», confiait récemment le député français Claude Birraux (UDF, centre-droite), lors d’une visite à la centrale accidentée. «Ils (Les Ukrainiens) se font une drôle d’idée de la sécurité nucléaire», avait-il encore souligné. Pour ne rien arranger, un fragment de combustible nucléaire fortement radioactif a récemment été découvert sur la chape de béton recouvrant les débris du réacteur numéro 4 de Tchernobyl. Le 26 avril 1986, deux explosions avaient fait voler en éclat le quatrième réacteur de la centrale, contaminant les trois quarts de l’Europe et tuant des milliers de personnes, selon des organisations non gouvernementales. Les conséquences de la catastrophe sont néanmoins contestées par le lobby pronucléaire international et Kiev ne reconnaît officiellement que 31 morts. L’incidence des cancers de la thyroïde a cependant fortement augmenté chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans à l’époque de l’accident. D’autres tumeurs et aberrations chromosomiques ont aussi été mises en évidence par certains chercheurs.
La centrale de Tchernobyl, théâtre du plus grave accident nucléaire de la planète, a été arrêtée d’urgence hier à la suite d’une fuite d’eau radioactive, qui souligne le délabrement de la centrale dont la fermeture est prévue le 15 décembre. Relancé il y a à peine une semaine, le réacteur numéro 3, le seul encore opérationnel, a été arrêté à 11h04 heure locale (9h04 GMT) en raison d’une fuite d’eau radioactive dans le circuit de refroidissement, a indiqué l’ingénieur de permanence Boris Baranov. «Aucune hausse de radioactivité n’a été détectée car la fuite est survenue dans un local hermétique et aucun employé n’a été irradié», a-t-il affirmé, en ajoutant que les réparations devraient durer jusqu’à samedi. Un dysfonctionnement électrique avait déjà paralysé le troisième...
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