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Actualités - Chronologie

Afghanistan Washington envisage de nouvelles sanctions contre les taliban

Les Nations unies étudient de nouvelles sanctions contre les taliban au pouvoir en Afghanistan qui refusent d’extrader le terroriste islamiste présumé Oussama Ben Laden, ont annoncé des sources officielles américaines mercredi. Ces sanctions, au nombre de sept, comprendraient notamment un embargo sur les armes – mais qui ne frapperait pas l’opposition afghane –, un gel des avoirs d’Oussama Ben Laden et la fermeture de tous les bureaux de représentation des taliban à l’étranger, ont ajouté ces sources. Elles viseraient aussi à interdire les voyages à l’étranger des hauts responsables taliban sauf dans le cas de voyages de négociations ou motivés par des raisons humanitaires et religieuses, ont précisé les Américains. Les taliban – dont le régime fondamentaliste ultraradical n’est pas reconnu par les Nations unies – «ont ignoré leur obligation (concernant l’extradition de Ben Laden) et ont continué de menacer la paix et la sécurité internationales», a affirmé le département d’État américain dans une déclaration rendue publique à Islamabad. «Les mesures actuellement étudiées visent spécifiquement les dirigeants taliban et Oussama Ben Laden, ses associés et son organisation al-Qaida», a ajouté le communiqué. Les États-Unis, qui poussent à l’adoption de ces nouvelles sanctions, accusent l’islamiste Oussama Ben Laden, qui se trouve en Afghanistan, d’être à l’origine des attentats ayant frappé deux de leurs ambassades en Afrique de l’Est en août 1998, tuant plus de 220 personnes et faisant des milliers de blessés. Oussama Ben Laden est sur la liste des 10 personnes les plus recherchées par les États-Unis qui ont offert une récompense de 5 millions de dollars pour sa capture. Le communiqué accuse en outre les taliban d’utiliser l’argent du trafic de drogue pour financer leur effort de guerre contre les troupes de l’opposition du commandant Ahmed Shah Massoud et de répandre leur «idéologie radicale» en Asie centrale, en Chine et au Takistan, tout en ignorant la crise humanitaire qui sévit chez eux. L’Afghanistan, qui est pour plus des trois-quarts contrôlé par les taliban, est devenu l’année dernière le premier et principal producteur d’opium de la planète avec une récolte de 4 600 tonnes. Des premières sanctions prises en novembre l’année dernière prévoyaient le gel des comptes bancaires des taliban à l’étranger et l’interdiction des vols internationaux de la compagnie afghane Ariana. Le porte-parole de l’ambassade des États-Unis à Islamabad a affirmé qu’il avait rendu public ce communiqué pour contrer «la propagande» des taliban selon laquelle des nouvelles sanctions allaient produire «une catastrophe humanitaire». Les responsables taliban ont multiplié ces derniers jours les mises en garde contre de nouvelles sanctions assurant qu’elles auraient un effet désastreux sur la situation économique du pays, qui est en guerre depuis plus de 20 ans et qui doit en outre faire face à une sécheresse sans précédent depuis 30 ans. Les quelques dizaines d’expatriés de Kaboul craignent pour leur part des réactions violentes à l’adoption de ces sanctions comme cela s’était produit le 15 novembre de l’année dernière, au lendemain des premières sanctions. Le ministre des Affaires étrangères des taliban Wakil Ahmed Mutawakil a affirmé hier que les autorités assureraient la sécurité des expatriés «autant qu’elles le pourraient». Le 15 novembre 1999, des milliers de manifestants avaient assiégé les bureaux des différentes agences de l’Onu à Kaboul. Certains d’entre eux avaient été saccagés, mais il n’y avait eu aucune violence contre les personnes. Cette année, «si réactions il y a, elles risquent d’être plus violentes», a estimé un observateur afghan. «À sanctions plus dures, réactions plus dures», a-t-il prédit.
Les Nations unies étudient de nouvelles sanctions contre les taliban au pouvoir en Afghanistan qui refusent d’extrader le terroriste islamiste présumé Oussama Ben Laden, ont annoncé des sources officielles américaines mercredi. Ces sanctions, au nombre de sept, comprendraient notamment un embargo sur les armes – mais qui ne frapperait pas l’opposition afghane –, un gel des avoirs d’Oussama Ben Laden et la fermeture de tous les bureaux de représentation des taliban à l’étranger, ont ajouté ces sources. Elles viseraient aussi à interdire les voyages à l’étranger des hauts responsables taliban sauf dans le cas de voyages de négociations ou motivés par des raisons humanitaires et religieuses, ont précisé les Américains. Les taliban – dont le régime fondamentaliste ultraradical n’est pas reconnu par les...