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Actualités - Chronologie

Les autorités jordaniennes restent fermes face au ressentiment populaire anti-israélien

Le ressentiment populaire à l’égard d’Israël grandit en Jordanie où un deuxième diplomate israélien a été la cible d’un attentat en moins de trois semaines, mais les autorités jordaniennes sont déterminées à faire régner l’ordre dans le pays. La Jordanie agira avec «fermeté» contre les auteurs d’attentats sur son territoire, a déclaré hier le Premier ministre Ali Abou Ragheb qui commentait l’attentat. «Nous allons faire régner les lois et l’ordre dans le pays et nous ne permettrons aucune violation des droits des Jordaniens et des étrangers sur notre territoire», a-t-il ajouté. Mais si le gouvernement jordanien a exprimé clairement sa volonté de ne pas plier face aux actes de violences, la pression populaire grandit pour exiger des mesures de rétorsion contre l’État hébreu. L’intifada palestinienne, de l’autre côté du Jourdain, a accru le sentiment anti-israélien des cinq millions de Jordaniens dont près de la moitié sont d’origine palestinienne. La dénonciation d’Israël ne se limite plus aux opposants traditionnels de la normalisation avec ce pays, mais touche désormais des indépendants, jadis favorables à la paix avec l’État hébreu. Quatorze députés (sur 80), dont Hamadeh Faraaneh, connu pour ses bonnes relations avec l’État hébreu, ont présenté une pétition au président de la Chambre pour entamer des procédures d’annulation du traité de paix signé entre la Jordanie et Israël en octobre 1994. En octobre, la Jordanie avait suspendu sine die toutes les formalités liées à l’accréditation de son nouvel ambassadeur en Israël après le départ de son prédécesseur. «Il deviendra de plus en plus difficile au gouvernement jordanien de défendre la présence d’une ambassade israélienne sur son territoire, à moins d’une accalmie dans les territoires palestiniens et de progrès tangibles dans les négociations israélo-palestiniennes», a affirmé un diplomate occidental. «Nous continuerons à faire pression sur le gouvernement jusqu’à ce qu’il ferme l’ambassade d’Israël et qu’il annule le traité de paix jordano-israélien», a déclaré un opposant jordanien, connu pour sa modération. «Nous n’approuvons pas les attentats en Jordanie, mais nous comprenons le degré de frustration qui pousse certains à agir de telle manière», a-t-il ajouté sous couvert de l’anonymat. Leith Chbeilat, une des plus importantes figures de l’opposition, va plus loin et accuse «le gouvernement de provoquer le peuple jordanien». «Selon les lois tribales, les autorités prennent des mesures pour éviter les crimes de vengeance en évacuant les personnes concernées. Dans ce contexte, le gouvernement devrait forcer les sionistes, qui participent tous aux crimes, à partir de Jordanie s’ils ne veulent pas être tués», a-t-il indiqué. Le Premier ministre a estimé que l’attentat de mardi et celui qui l’a précédé le 19 novembre sont le résultat «d’une action individuelle» et non «d’une action organisée». Le diplomate israélien Shlomo Razabi a été blessé à la jambe par des tirs dans un attentat mardi soir à Amman. Il a été rapatrié en Israël hier. Un groupe islamiste, le Mouvement de la lutte de la résistance islamique jordanienne, a revendiqué hier l’attentat contre le diplomate israélien, dans un communiqué reçu à Beyrouth. Il s’agit de la troisième revendication de ce groupe clandestin qui avait déjà revendiqué l’attentat contre un diplomate israélien à Amman le 19 novembre et un attentat en 1997 dans lequel deux diplomates israéliens avaient été blessés. «Un tel mouvement n’existe pas à notre connaissance», a indiqué le Premier ministre.
Le ressentiment populaire à l’égard d’Israël grandit en Jordanie où un deuxième diplomate israélien a été la cible d’un attentat en moins de trois semaines, mais les autorités jordaniennes sont déterminées à faire régner l’ordre dans le pays. La Jordanie agira avec «fermeté» contre les auteurs d’attentats sur son territoire, a déclaré hier le Premier ministre Ali Abou Ragheb qui commentait l’attentat. «Nous allons faire régner les lois et l’ordre dans le pays et nous ne permettrons aucune violation des droits des Jordaniens et des étrangers sur notre territoire», a-t-il ajouté. Mais si le gouvernement jordanien a exprimé clairement sa volonté de ne pas plier face aux actes de violences, la pression populaire grandit pour exiger des mesures de rétorsion contre l’État hébreu. L’intifada...