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Actualités - Chronologie

« L’ombre de la mort » plane toujours au-dessus de Sharif

«L’ombre de la mort» plane toujours au-dessus de l’ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif qui achève une année de détention depuis son renversement par l’armée le 12 octobre 1999, a estimé son avocat. M. Sharif est en effet actuellement engagé dans une procédure d’appel de sa condamnation à la détention perpétuelle le 6 avril pour terrorisme et piraterie aérienne. Les militaires au pouvoir au Pakistan ont accusé l’ancien Premier ministre et six autres personnes d’avoir mis en danger la vie de plus de 200 personnes en tentant d’empêcher l’atterrissage de l’avion en provenance du Sri Lanka à bord duquel se trouvait le général Pervez Musharraf, limogé quelques heures plus tôt de son poste de chef de l’armée par M. Sharif. Le ministère public qui avait réclamé la peine de mort a fait appel de la condamnation de M. Sharif et de l’acquittement des six coaccusés. Me Azizullah Sheikh, l’avocat de M. Sharif, a affirmé que «l’ombre de la mort planera au-dessus de M. Sharif tant que la Cour d’appel n’aura pas prononcé son verdict». De plus, les militaires – qui se présentent comme d’ardents partisans de la lutte contre la corruption – ont multiplié les accusations en ce sens contre l’ancien Premier ministre. Lundi, les militaires ont annoncé son inculpation prochaine devant un tribunal antiterroriste pour avoir fait construire une route à quatre voies menant à sa résidence de campagne, qui a coûté 125 millions de roupies (environ 2 millions de dollars) à l’État pakistanais. M. Sharif a déjà été condamné à 14 ans de prison pour corruption le 22 juillet par un autre tribunal. Il était accusé de fraudes fiscales et d’abus de biens sociaux, pour avoir notamment dissimulé aux services fiscaux l’achat personnel d’un hélicoptère russe en 1993. «Cette année a été un véritable cauchemar», a affirmé Kulsoom Nawaz, la femme de l’ancien Premier ministre, qui ne ménage ni son temps ni son énergie à défendre son mari. Elle a, par ailleurs, affirmé que le général Musharraf, le chef de l’actuel régime militaire, «poursuit une vendetta personnelle» contre M. Sharif. «Il a été sévèrement torturé mentalement, mais les militaires ont été incapables d’apporter un seule preuve à leurs allégations», a-t-elle ajouté. «Mon mari n’est pas coupable, le général Musharraf est coupable d’avoir violé la Constitution», a-t-elle affirmé. De plus, M. Sharif doit faire face à une contestation grandissante à l’intérieur même de son parti, la Ligue musulmane pakistanaise, dont la façade d’unité et de fidélité à son chef se fissure chaque jour un peu plus. «Notre différend avec Sharif porte sur des principes», a affirmé l’un des dirigeants des dissidents, Mohamed Azhar. «Nous voulons des élections dans le parti tandis qu’il veut demeurer le chef du parti en dépit de sa condamnation», a-t-il expliqué. Le régime militaire a adopté une loi qui interdit à des responsables politiques condamnés de poursuivre leurs activités. M. Azhar a été rejoint dans sa contestation par deux poids lourds du parti, l’ancien ministre de l’Intérieur Chaudhry Shujaat Hussein et un ancien député, Hejaz-ul Haq, qui n’est autre que le fils de l’ancien dictateur, le général Zia-ul Haq.
«L’ombre de la mort» plane toujours au-dessus de l’ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif qui achève une année de détention depuis son renversement par l’armée le 12 octobre 1999, a estimé son avocat. M. Sharif est en effet actuellement engagé dans une procédure d’appel de sa condamnation à la détention perpétuelle le 6 avril pour terrorisme et piraterie aérienne. Les militaires au pouvoir au Pakistan ont accusé l’ancien Premier ministre et six autres personnes d’avoir mis en danger la vie de plus de 200 personnes en tentant d’empêcher l’atterrissage de l’avion en provenance du Sri Lanka à bord duquel se trouvait le général Pervez Musharraf, limogé quelques heures plus tôt de son poste de chef de l’armée par M. Sharif. Le ministère public qui avait réclamé la peine de mort a fait appel de...