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Actualités - Analyse

RÉTROSPECTIVE 2002 Mondial 2002 : le Brésil et Ronaldo reviennent au sommet(photos)

Sous une pluie de papiers dorés, le capitaine du Brésil, Cafu, brandit le trophée Jules-Rimet vers le ciel de Yokohama, tandis que, dans un coin du terrain, Ronaldo essuie quelques larmes après son doublé en finale du Mondial 2002 de football contre l’Allemagne (2-0), ce 30 juin dans la grisaille nippone. La Seleçao et sa vedette, meilleur buteur du tournoi (8 buts), reviennent au sommet ensemble, après avoir douté l’une et l’autre pendant des mois. Brésil-Allemagne. C’était la finale des finales, entre le géant d’Amérique et son alter ego d’Europe. Au coup d’envoi donné par la star du sifflet, l’Italien Pierluigi Collina, les deux pays détiennent respectivement quatre et trois titres. Dénouement inattendu Ce sommet représente pourtant un dénouement inattendu de la 17e Coupe du monde, la première en Asie, et la première coorganisée par deux pays, la Corée du Sud et le Japon. Jamais la Seleçao et la Mannschaft ne s’étaient rencontrées lors d’un Mondial depuis la première édition en 1930. Surtout, les équipes de Luiz Felipe Scolari et de Rudi Voeller étaient arrivées sur la pointe des pieds en Extrême-Orient, après un laborieux parcours qualificatif. Les faveurs des parieurs allaient à la France, championne sortante et reine d’Europe. À l’Argentine, large dominatrice des éliminatoires de la zone Amsud. À l’Italie encore, voire à l’Espagne. Perdu. Brésil, Allemagne, Turquie et Corée du Sud, tel fut le quarté de tête, avec les révélations du Sénégal et, dans une moindre mesure, du Japon. Les belles certitudes des pronostics ont volé en éclat dès le soir du premier des 64 matchs, France-Sénégal (0-1) le 31 mai à Séoul. L’Uruguay (0-0) et le Danemark (qui gagne 2-0) précipiteront la déchéance de la France, privée lors des deux premières rencontres de Zinédine Zidane, blessé en amical contre la Corée du Sud le 26 mai. Autre laissée-pour-compte du premier tour, l’Argentine sera victime avec le Nigeria du « groupe de la mort », dont les survivants seront la Suède et l’Angleterre. L’Italie, non sans peine, et l’Espagne passeront le premier tour avant de tomber toutes deux contre la Corée du Sud, dont chaque victoire précipite des millions de personnes dans les rues de Séoul. En 8e de finale, la Corée s’impose 2-1 au but en or devant l’Italie, qui se découvre un ennemi national en la personne de l’arbitre équatorien Byron Moreno. But refusé à Damiano Tommasi en prolongation, exclusion de Francesco Totti : trop, c’est trop, hurle-t-on de Milan à Naples, en se souvenant qu’au premier tour des buts ont aussi été refusés à la Squadra de Giovanni Trapattoni. L’arbitrage en question En quarts, la Corée du Sud sort aux tirs au but l’Espagne, qui s’est vu refuser un but par l’arbitre égyptien Gamal Ghandour. Nouvelle bronca contre les erreurs arbitrales à Madrid. En demi-finales, la Corée tombe de justesse contre l’Allemagne (0-1), qui s’est refait une santé au long d’un tournoi commencé dans la confiance (8-0 contre l’Arabie saoudite). Au Japon, la Turquie est l’hôte-surprise du carré d’as après avoir sorti le Sénégal (1-0). Fatigués, les « Sénefs » de l’entraîneur français Bruno Metsu rêvaient pourtant de porter pour la première fois les couleurs de l’Afrique en demi-finales après leur exploit des 8es (2-1, but en or contre la Suède). D’un pointu contre les Turcs, Ronaldo expédiera le Brésil en finale, où le «Phénomène», avec deux autres buts dans les filets d’Oliver Kahn, ne laissera à personne le soin de laver l’affront de 1998 (0-3 contre la France, avec un Ronaldo diminué par des problèmes physiques toujours inexpliqués). Cinq mois plus tard, avec sa nouvelle équipe, le Real Madrid, et peu avant de recevoir son deuxième Ballon d’Or et son troisième titre de meilleur joueur Fifa, Ronaldo est revenu à Yokohama, pour marquer encore, en finale de la Coupe intercontinentale (2-0 contre Olimpia Asuncion. Il avait quitté l’Inter Milan après le Mondial. C’était déjà une autre histoire).
Sous une pluie de papiers dorés, le capitaine du Brésil, Cafu, brandit le trophée Jules-Rimet vers le ciel de Yokohama, tandis que, dans un coin du terrain, Ronaldo essuie quelques larmes après son doublé en finale du Mondial 2002 de football contre l’Allemagne (2-0), ce 30 juin dans la grisaille nippone. La Seleçao et sa vedette, meilleur buteur du tournoi (8 buts), reviennent au sommet ensemble, après avoir douté l’une et l’autre pendant des mois. Brésil-Allemagne. C’était la finale des finales, entre le géant d’Amérique et son alter ego d’Europe. Au coup d’envoi donné par la star du sifflet, l’Italien Pierluigi Collina, les deux pays détiennent respectivement quatre et trois titres. Dénouement inattendu Ce sommet représente pourtant un dénouement inattendu de la 17e Coupe du monde, la première en...