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Actualités - Opinion

En passant Le langage, reflet de notre société

Les mots tuent, certes, mais aussi ils adoucissent le langage ou prétendent le faire. Toute connotation péjorative, ou prétendue telle, à tel handicap ou à telle profession, disparaît progressivement. D’un sourd, on dira qu’il est un malentendant, d’un aveugle, un non-voyant etc. Le fou n’est pas fou, il a des problèmes psychiatriques ou il est handicapé mental. Un prisonnier de droit commun, récemment libéré, parlera à la TV des bêtises qu’il a commises, notamment d’un braquage avec mort d’homme...! Chacun a en tête cet adage: «Il n’y a pas de sot métier. » Pourquoi, alors, l’éboueur devient l’agent de la voirie, la bonne, l’employée de maison, le facteur, le préposé à la poste, le concierge, le régisseur, la réceptionniste, l’hôtesse d’accueil, le clochard, un SDF. Sans oublier l’instituteur, à qui l’on doit tout, qui devient le professeur d’école. Il n’est pas jusqu’aux prostituées qui ne revendiquent le titre de travailleuse du sexe! Ainsi va l’air du temps... P.A.
Les mots tuent, certes, mais aussi ils adoucissent le langage ou prétendent le faire. Toute connotation péjorative, ou prétendue telle, à tel handicap ou à telle profession, disparaît progressivement. D’un sourd, on dira qu’il est un malentendant, d’un aveugle, un non-voyant etc. Le fou n’est pas fou, il a des problèmes psychiatriques ou il est handicapé mental. Un prisonnier de droit commun, récemment libéré, parlera à la TV des bêtises qu’il a commises, notamment d’un braquage avec mort d’homme...! Chacun a en tête cet adage: «Il n’y a pas de sot métier. » Pourquoi, alors, l’éboueur devient l’agent de la voirie, la bonne, l’employée de maison, le facteur, le préposé à la poste, le concierge, le régisseur, la réceptionniste, l’hôtesse d’accueil, le clochard, un SDF. Sans oublier...