Les Royal et US Navy envisageraient un débarquement amphibie(photo)
le 23 décembre 2002 à 00h00
À en croire une source militaire britannique, Américains et Britanniques songent à lancer une vaste offensive amphibie comme première étape d’une éventuelle invasion terrestre de l’Irak. « Les discussions sur de futures opérations amphibies sont à un stade avancé », a affirmé cette source proche du ministère de la Défense, qui précise que Londres déploiera dans cette hypothèse 3 000 hommes de sa IIIe brigade de commandos de « Royal Marines ». Cette unité d’élite s’était illustrée l’an dernier en Afghanistan. Lors de la première guerre du Golfe en 1991, la coalition forgée autour des États-Unis avait assemblé une importante force amphibie dans la région, mais qui n’était pas passée à l’attaque par voie de mer. Le gros de l’attaque contre le Koweït envahi et l’Irak avait été plutôt lancé par des forces terrestres à partir de l’Arabie saoudite. Mais cette fois, les stratèges anglo-américains pencheraient pour un assaut amphibie pour ne pas exposer de grosses concentrations de forces terrestres à des attaques de type chimique ou biologique. « Il ne serait pas raisonnable de concentrer 200 000 soldats en un seul endroit pour en faire une cible idéale », a fait valoir cette source. L’option d’un débarquement amphibie présente aussi l’avantage de réduire l’impact d’une attaque alliée contre l’Irak par le biais de pays arabes dont les opinions publiques, voire les gouvernements, ne sont pas entièrement acquis au transit d’importants contingents occidentaux. La source ajoute qu’une fois ce débarquement par mer d’envergure effectué, les forces terrestres pourraient alors naturellement entrer en action à leur tour. Les experts relèvent aussi que la tâche des Anglo-Américains et de leurs éventuels alliés sera rendue plus aisée qu’en 1991 parce qu’aujourd’hui ils contrôlent déjà les principales routes maritimes du Golfe menant à l’Irak. Et ils se sont également assurés que ces routes maritimes n’étaient pas minées. Toute l’année, des bâtiments de guerre américains, britanniques et australiens ont patrouillé les eaux du Golfe pour faire appliquer les sanctions économiques et commerciales des Nations unies frappant l’Irak. Les marines alliées opèrent désormais librement au large de l’estuaire du Chatt el-Arab, qui commande l’accès au port pétrolier irakien de Bassorah, sur l’Euphrate. Trois dragueurs de mines de la Royal Navy sont présents dans le Golfe pour faire en sorte que les eaux soient sûres et fin janvier, Londres va envoyer dans la région une importante force navale qui comprendra, selon toute vraisemblance, des commandos embarqués.
À en croire une source militaire britannique, Américains et Britanniques songent à lancer une vaste offensive amphibie comme première étape d’une éventuelle invasion terrestre de l’Irak. « Les discussions sur de futures opérations amphibies sont à un stade avancé », a affirmé cette source proche du ministère de la Défense, qui précise que Londres déploiera dans cette hypothèse 3 000 hommes de sa IIIe brigade de commandos de « Royal Marines ». Cette unité d’élite s’était illustrée l’an dernier en Afghanistan. Lors de la première guerre du Golfe en 1991, la coalition forgée autour des États-Unis avait assemblé une importante force amphibie dans la région, mais qui n’était pas passée à l’attaque par voie de mer. Le gros de l’attaque contre le Koweït envahi et l’Irak avait été plutôt...
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