Quinze tableaux (acrylique et canevas ou papier coton) pour un « minimalisme abstrait en quête d’espace » : c’est l’intitulé de l’impressionnante exposition de l’architecte irakien Riyad Tappuni. Faisant suite à un premier panorama sur le même thème, présenté dans le même espace en 2001, l’artiste poursuit son objectif, à savoir : « Satisfaire (ses) besoins esthétiques avec la géométrie et les couleurs basiques ». Il faut dire que la ligne, horizontale ou verticale, constitue la trame du travail, avec une nette dominante des traits verticaux : « Ligne de l’architecture, bien sûr, mais aussi ligne comme forme d’expression, comme rythme ou comme base pour une projection dans la troisième dimension. » Profondeur mystérieuse Depuis l’âge de 16 ans, Tappuni explore les « paysages abstraits » et après un lent processus de maturation (l’artiste n’a jamais cessé d’exercer son métier d’architecte), le voilà qui présente un ensemble d’œuvres récentes, composées entre 2000 et 2002, dans des tonalités blanches, grises et noires. Ses lignes, fines ou épaisses, éclatent en des milliers de fragments qui donnent un rythme et un souffle à des toiles qui ont pour qualité de réveiller, chez celui qui les regarde, tant sa perception sensible qu’intellectuelle. À noter le triptyque de 4,50 m, intitulé « Soft Beat » et qui suit « un rythme mathématicien, à la manière de Bach, et qui part à la recherche d’une matrice », comme l’explique Tappuni. Quant au diptyque « Into the Abyss » qui, lui, occupe un angle, il est dominé par un noir, éclaboussé de particules blanches comme émises des deux lignes blanches qui l’encadrent et lui donnent sa profondeur mystérieuse. Texture et liberté L’artiste s’intéresse, pour ces magnifiques variations abstraites réalisées à même le sol, « à la consistance et à la densité de l’acrylique, qui donne une texture particulière ». Si la ligne verticale marque l’ensemble de l’exposition, trois exceptions se font immédiatement remarquer : les « Paysages urbains» ou « Cityscape », avec leur ligne rouge, sont pour l’artiste « les œuvres les plus récentes, dans lesquelles je me suis senti, d’une certaine manière, plus libre ». Une série de créations à voir et à revoir, qui revivifie la définition du minimalisme abstrait, grâce à une parfaite maîtrise d’une géométrie mouvante, au gré de la personnalité de Riyad Tappuni. D.G.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Quinze tableaux (acrylique et canevas ou papier coton) pour un « minimalisme abstrait en quête d’espace » : c’est l’intitulé de l’impressionnante exposition de l’architecte irakien Riyad Tappuni. Faisant suite à un premier panorama sur le même thème, présenté dans le même espace en 2001, l’artiste poursuit son objectif, à savoir : « Satisfaire (ses) besoins esthétiques avec la géométrie et les couleurs basiques ». Il faut dire que la ligne, horizontale ou verticale, constitue la trame du travail, avec une nette dominante des traits verticaux : « Ligne de l’architecture, bien sûr, mais aussi ligne comme forme d’expression, comme rythme ou comme base pour une projection dans la troisième dimension. » Profondeur mystérieuse Depuis l’âge de 16 ans, Tappuni explore les « paysages abstraits » et...