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Archéologie Une nécropole gauloise découverte dans l’enceinte d’un hôpital parisien

Les fouilles archéologiques menées dans l’enceinte d’un hôpital de Bobigny, en banlieue parisienne, ont révélé l’existence d’un dense espace funéraire gaulois qui, selon les spécialistes, est sans doute l’une des nécropoles gauloises les plus importantes d’Europe. Cette nécropole devrait livrer près de 300 sépultures datant des IIIe et IIe siècles avant notre ère. Une centaine d’entre elles a déjà été fouillée par une douzaine d’archéologues travaillant sur le site. Réalisées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) en collaboration avec les autorités régionales, ces fouilles, préalables à la construction d’un nouveau bâtiment hospitalier, ont commencé fin octobre sur un premier terrain de 800 m. « Nous travaillons à Bobigny depuis une dizaine d’années et les différentes opérations que nous avons menées sur la ville nous ont permis de comprendre ce qu’il y avait dans le sous-sol : une zone d’habitat gaulois d’une vingtaine d’hectares », dit Yves le Bechennec, archéologue auprès du Conseil général, exécutif régional. « Ce qui est très intéressant sur ce site, c’est la densité de sépultures pour la période et la très bonne conservation des niveaux supérieurs », poursuit-il. Les squelettes exhumés font en effet apparaître deux couches de tombes, qui se recoupent quelquefois. La plupart des sépultures correspondent à celles de villageois ordinaires, seule une sépulture de guerrier a été fouillée jusqu’à présent. Les fouilles devraient livrer par ailleurs des informations essentielles pour la recherche anthropologique. « Cette nécropole contribuera à appréhender notamment la question de la place des défunts au sein du monde des vivants », explique l’archéologue-anthropologue de l’Inrap, Cyrille le Forestier. Les premières observations montrent le soin apporté à l’agencement de la sépulture et à l’individu, qui était systématiquement enveloppé dans un linceul maintenu par une ou plusieurs fibules de fer ou de bronze. Le défunt a généralement été enterré nord-sud, la tête au sud. « Dans cette nécropole, on trouve des hommes, des femmes et des enfants. Nous devrions apporter de nouveaux éléments sur la démographie gauloise en Île-de-France. Nous apprécierons sans doute de manière plus juste l’espérance de vie de l’époque qui, jusqu’à présent, est sans doute surestimée », poursuit l’anthropologue. Les études sur les squelettes permettront également aux scientifiques de s’interroger sur l’état sanitaire et les pathologies de la population inhumée dans la nécropole, telles que les pathologies liées à la vie quotidienne. « En 2003, nous nous attaquerons à une seconde parcelle, adjacente, de 5 000m », précisent les archéologues.
Les fouilles archéologiques menées dans l’enceinte d’un hôpital de Bobigny, en banlieue parisienne, ont révélé l’existence d’un dense espace funéraire gaulois qui, selon les spécialistes, est sans doute l’une des nécropoles gauloises les plus importantes d’Europe. Cette nécropole devrait livrer près de 300 sépultures datant des IIIe et IIe siècles avant notre ère. Une centaine d’entre elles a déjà été fouillée par une douzaine d’archéologues travaillant sur le site. Réalisées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) en collaboration avec les autorités régionales, ces fouilles, préalables à la construction d’un nouveau bâtiment hospitalier, ont commencé fin octobre sur un premier terrain de 800 m. « Nous travaillons à Bobigny depuis une dizaine d’années...