Côte d’Ivoire Les rebelles lancent un ultimatum après la découverte d’un charnier
le 10 décembre 2002 à 00h00
Le président togolais, Gnassingbé Eyadéma, s’est rendu hier à Yamoussoukro pour s’entretenir en tête à tête avec le président Laurent Gbagbo de la crise en Côte d’Ivoire, où les rebelles menacent de passer à l’attaque après la découverte d’un charnier dans l’ouest du pays. Les deux chefs d’État n’ont fait aucune déclaration sur la teneur de leurs discussions, mais le général Eyadéma, désigné médiateur dans cette crise par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a vraisemblablement entrepris ce déplacement pour éviter une reprise des combats. Samedi soir, le MPCI avait menacé de quitter les pourparlers de paix entamés à Lomé le 30 octobre, qui achoppent toujours sur des questions politiques, après la découverte d’un charnier par une patrouille de soldats français, le 5 décembre près du village de Monoko-Zohi (Ouest). Les autorités ivoiriennes et les rebelles du MPCI, qui contrôle le nord du pays, ont rejeté toute responsabilité concernant ce charnier, s’accusant mutuellement. Le ministre délégué à la Défense a annoncé samedi qu’une enquête avait été ordonnée par le gouvernement. Le secrétaire général du MPCI, Guillaume Soro, joint par téléphone à Lomé, a lancé un ultimatum au gouvernement ivoirien et à la communauté internationale. Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, a exigé que la lumière soit faite concernant les charniers découverts récemment en Côte d’Ivoire, et a condamné « les exactions », dans un entretien publié hier par le quotidien Le Parisien.
Le président togolais, Gnassingbé Eyadéma, s’est rendu hier à Yamoussoukro pour s’entretenir en tête à tête avec le président Laurent Gbagbo de la crise en Côte d’Ivoire, où les rebelles menacent de passer à l’attaque après la découverte d’un charnier dans l’ouest du pays. Les deux chefs d’État n’ont fait aucune déclaration sur la teneur de leurs discussions, mais le général Eyadéma, désigné médiateur dans cette crise par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a vraisemblablement entrepris ce déplacement pour éviter une reprise des combats. Samedi soir, le MPCI avait menacé de quitter les pourparlers de paix entamés à Lomé le 30 octobre, qui achoppent toujours sur des questions politiques, après la découverte d’un charnier par une patrouille de soldats...
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