Qui osera contester le pouvoir d’un beau sourire? De grandes passions ont pris naissance grâce à lui et si on sait le manier avec art et science, bien de portes et de cœurs s’ouvrent grands à son appel... Hélas, la grâce d’un tel don n’est pas accordée à tous... Une mauvaise dentition ruine à jamais le pouvoir de cette arme gracieuse qu’est le sourire naissant qui découvre incisives, canines et prémolaires. Des siècles durant, les personnes affublées de cette disgrâce étaient condamnées aux lèvres closes. Le vingtième siècle, avec le développement de l’orthodontie, est venu réparer cette injustice... L’orthodontie n’est pas uniquement un art réparateur sur le plan esthétique. Elle constitue une science correctrice de problèmes non seulement stomatologiques mais aussi à résonances psychologiques causés par des disgrâces de la bouche. Réservée autant aux enfants qu’aux adultes, l’orthodontie épargne des souffrances parfaitement évitables, autant sur le plan moral que physique. Les dents mal placées ou mal plantées peuvent entraîner un «déchaussement dentaire douloureux». Les dents mal plantées, en effet, ne sont que la partie visible d’anomalies aux conséquences douloureuses insoupçonnables. Les progrès actuels permettent à l’orthodontie des corrections quasi miraculeuses: anomalies de position, défauts de forme, de volume, de formation, de dimension et même de décalages entre dents et mâchoires! Il ne faut pas oublier, par ailleurs, que le visage change au cours de la vie, et il en est de même pour la position dentaire. Les dents s’usent et le parodonte (soutien de la dent) se résorbe imperceptiblement. Il est aussi possible qu’une dent tombe sans qu’elle soit remplacée, ce qui incitera sa voisine à une migration spontanée vers l’avant, en se couchant... On réalise ainsi combien est indispensable la surveillance dentaire par un spécialiste. Car on aurait tort de penser qu’une prothèse peut résoudre définitivement un problème. Avant que la prothèse ne soit réalisée, il faut redresser toute dent penchée, déplacée ou inclinée. Une démarche désignée comme «l’orthodontie préprothésique». Un examen clinique approfondi ainsi que celui de la bouche et du visage, des moulages et éventuellement des photographies ou des radios permettent au dentiste de planifier en toute connaissance sa stratégie réparatrice (plans de traitement, objectifs, durée de chaque étape et recours éventuel, si nécessaire, à d’autres spécialistes). Il va de soi, certes, que chaque cas est particulier. Chaque défaut exige sa prise en charge. D’où la nécessité absolue de faire confiance au spécialiste auquel on s’adresse. Cela est également valable pour toute réparation dentaire. Un simple réalignement peut ne nécessiter qu’un appareillage. Mais, dans certains cas, il s’avère nécessaire d’extraire une ou plusieurs dents pour harmoniser l’ensemble ou même avoir recours à la chirurgie s’il existe un décalage trop important entre les deux mâchoires. En bref, les traitements orthodontiques font de nos jours des miracles: des appareillages discrets, quasi invisibles, des matières transparentes, des taquets où s’insère un fil permettant le déplacement des dents! Des soins, certes, onéreux et plus ou moins longs... Mais le miracle ne peut pas être toujours gratuit... Anesthésie Les difficultés passagères de la mémorisation Certains individus connaissent des difficultés passagères de mémorisation après une anesthésie, ne conservant aucun souvenir de leur passage en salle de réveil ou même des événements ayant eu lieu avant leur entrée en salle d’opération. Une récente étude réalisée auprès de 1200 anciens opérés, en France, n’a relevé aucune perturbation de la mémoire à long terme. Les patients concernés avaient subi soit une anesthésie générale de trois heures ou moins, soit trois interventions sous anesthésie générale. Ils n’étaient atteints auparavant d’aucune affection neurologique chronique et ne prenaient aucun médicament psychotrope, tels que anxiolytiques ou antidépresseurs. Chez les malades plus âgés souffrant de troubles neurologiques, des perturbations de la mémoire ont été constatées. Par ailleurs, des vertiges et baisse de tension, dus aux anesthésiants, et de l’hypoglycémie, conséquence du jeûne obligatoire, ne sont pas rares mais ils sont soit épisodiques soit passagers. Des difficultés de la miction urinaire, des maux de tête sont possibles. On sait par ailleurs aujourd’hui, que l’anesthésie a une action immunodépressive, indépendamment de l’acte chirurgical lui-même. Cette baisse momentanée de l’immunité pourrait favoriser la réaction infectieuse d’agents pathogènes (virus, germes, etc.) ou la réactivation d’anciennes infections. Cette origine cependant est encore sous étude... Ce qui est sûr, par ailleurs, c’est l’intense fatigue qui suit une intervention chirurgicale, dans certains cas durant plusieurs mois et cela même si les sujets n’ont pas subi de longue anesthésie. Les cercles médicaux l’attribuent à la façon dont l’anesthésie a été vécue, tout en conseillant un long repos après toute intervention chirurgicale ayant nécessité une anesthésie générale. Nutrition Les aliments du tonus On les désigne comme «des aliments énergisants» permettant de conserver, par temps maussade ou pluvieux, tonus haut et bonne humeur. Le culte toutefois de la minceur les bannit de nos tables par crainte des calories dont ils sont porteurs, oubliant que bien dosés ils sont blanchis de toute culpabilité dans ce domaine... Parmi eux, les féculents représentent un réservoir énergétique de haute qualité... Contenant une grande quantité de sucre lent, ces aliments permettent des réserves d’énergie distillées dans l’organisme au fur et à mesure des besoins... Selon les nutritionnistes, la quantité journalière conseillée serait de 60 à 80 g de pâtes, riz ou légumes secs, ou 300 à 350g de pommes de terre, en ajoutant à l’ensemble 200 à 300 g de pain. Ces rations sont nourrissantes, mais limitées sur le plan de l’apport calorifique, à condition de ne pas être cuisinées avec des matières grasses (fritures et préparations en sauces). Agrumes et fruits secs À condition de les consommer aussi frais que possible (la vitamine C qu’ils contiennent s’oxyde très rapidement sous l’effet de la lumière), les agrumes sont des fruits qu’on doit privilégier dans un régime, mais en quantité raisonnable. Agréables à déguster, ces fruits (orange, pamplemousse, clémentine, citron) possèdent des qualités nutritives remarquables. Réputés pour leur teneur élevée en vitamine C (40 à 50 mg pour 100 g), les agrumes donnent un coup de fouet aux organismes engourdis par le froid et contribuent à lutter contre les infections hivernales (rhumes, grippes). Sans oublier qu’ils contiennent du calcium, fortifiant les os et les fibres, nécessaires au transit intestinal. À condition toutefois d’être consommés très frais, car la vitamine C s’oxyde rapidement à la lumière. Que penser des fruits secs? L’apport immédiat des fruits secs en sucre rapide est connu et apprécié à sa juste valeur par les sportifs. Dattes, figues, raisins et abricots secs permettent, par un apport de 73% de glucides, de surmonter les baisses de régime (abattements) dues au surmenage ou au froid, au cours de l’hiver. Ils sont en effet très riches sur le plan calorifique. Ce qui impose un peu d’attention quant aux quantités avalées si on accuse un excès de poids, même modéré... Pathologie Diabétique sans le savoir? Exception faite du diabète juvénile survenant à l’enfance, imposant un traitement à vie dans 85% des cas, cette maladie est une pathologie de l’âge mûr. Il s’agit alors d’un diabète «non insulinodépendant». Insidieuse, cette anomalie pathologique ne laisse apparaître aucun trouble révélateur durant un long laps de temps. Les spécialistes étrangers signalent que le retard de diagnostic dépasse, selon des évaluations, les sept ans. Et cela dans les pays à systèmes de soins parfaitement organisés. Quant aux pays «retardataires», ce retard dépasse les quinze ans en moyenne. Or le dépistage du diabète revêt une importance majeure. Un diabète ignoré constitue un risque grave pour le malade en raison des complications entraînées: hypertension artérielle, insuffisance coronaire, lésions de la rétine et cécité, insuffisance rénale, athérosclérose, accident vasculaire cérébral. Des troubles qu’une prise en charge thérapeutique correcte saurait parfaitement éviter. La sonnette d’alarme À partir de quel symptôme doit-on évoquer le diabète? Lorsque le taux de sucre dans le sang dépasse 1,26 g/l à jeûne. Mais certains signes facteurs de risque doivent absolument éveiller la vigilance et inciter à la prudence: excès de poids, un tour de taille supérieur à 87 cm chez la femme et 100 cm chez l’homme; alimentation trop riche; absence d’exercice physique régulier. Les enfants dont l’un des parents est diabétique le deviennent à leur tour une fois sur quatre. La naissance d’un enfant de plus de quatre kilos doit faire penser à un diabète chez la mère et inciter à une vérification et une surveillance. Celle-ci implique une analyse régulière du taux de glycémie (tous les deux ans). D’ailleurs, il est recommandé d’adopter ce calendrier de contrôles à partir de 45 ans, même sans raison de craintes particulière. Dernière recommandation: vérifier régulièrement (une fois par an) le taux de sa glycémie dès 35 ans si la famille dont on est issu compte des diabétiques. Autrement à partir de 45 ans, mais également une fois par an.
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