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Actualités - Chronologie

Territoires occupés Pétition d’employés de l’Onu contre les violences de l’armée israélienne

Soixante-quatre employés étrangers de l’Onu en poste en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ont signé hier une pétition pour dénoncer les violences de l’armée israélienne à leur encontre, qui se sont traduites par la mort d’un de leurs collègues. « Nous condamnons l’armée israélienne dans les termes les plus fermes pour l’acte gratuit de violence contre un homme non armé tué dans le dos par un tireur d’élite israélien », souligne cette pétition, la première du genre depuis le début de l’intifada en septembre 2000. « Depuis deux ans, les membres des équipes de l’Onu sont victimes d’une politique de harcèlement croissant et de violence de la part des militaires israéliens », ajoute ce texte. Cette pétition, signée par des ressortissants de 22 pays, appelle le gouvernement israélien « à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à ce harcèlement, ces agressions et aux meurtres de membres de l’Onu ». Iain Hook, 53 ans, un responsable britannique de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (Unrwa), a été tué le 22 novembre par des tirs israéliens dans le camp de réfugiés de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie. La moitié des employés étrangers de l’Onu travaillant dans les territoires palestiniens ont signé le document, a indiqué l’un des signataires de la pétition. « Nous nous sommes permis d’aller si loin en tant qu’individus car un collègue a été tué dans un bâtiment de l’Onu. Nous insistons sur notre impartialité mais nous avons le droit de nous exprimer », a-t-il indiqué sous le couvert de l’anonymat. Interrogé sur la raison pour laquelle ils n’avaient pas réagi de la sorte lorsque deux employés palestiniens de l’Onu avaient été tués par l’armée israélienne au printemps dernier, il a affirmé que l’Onu avait tenté de faire toute la lumière sur ce qui s’était passé « à travers des canaux officiels, mais cela n’avait rien donné ». La pétition, a-t-il expliqué, n’a pas pour objectif de remplacer d’autres plaintes formelles adressées par l’Onu au gouvernement israélien, mais elle est juste « une autre forme de pression ». Un porte-parole de l’armée israélienne a dit ne pas être au courant de cette pétition. Après la mort de Hook, l’armée avait admis sa responsabilité et expliqué que le militaire qui avait tiré pensait viser un Palestinien armé au cours d’un échange de tirs. Elle avait en outre affirmé que des Palestiniens armés avaient tiré de l’intérieur du bâtiment de l’Onu, ce qui a été démenti par l’Unrwa. Le Programme alimentaire mondial (Pam) a dénoncé lundi la destruction délibérée par Israël de centaines de tonnes de vivres dans un de ses entrepôts de la bande de Gaza, lors d’une incursion menée dans la nuit de samedi à dimanche. Le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, s’est déclaré « extrêmement soucieux » de la destruction de cet entrepôt et appelé Israël à mener une enquête complète sur cet incident.
Soixante-quatre employés étrangers de l’Onu en poste en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ont signé hier une pétition pour dénoncer les violences de l’armée israélienne à leur encontre, qui se sont traduites par la mort d’un de leurs collègues. « Nous condamnons l’armée israélienne dans les termes les plus fermes pour l’acte gratuit de violence contre un homme non armé tué dans le dos par un tireur d’élite israélien », souligne cette pétition, la première du genre depuis le début de l’intifada en septembre 2000. « Depuis deux ans, les membres des équipes de l’Onu sont victimes d’une politique de harcèlement croissant et de violence de la part des militaires israéliens », ajoute ce texte. Cette pétition, signée par des ressortissants de 22 pays, appelle le gouvernement israélien « à...