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Actualités - Chronologie

Le FMI juge le plan du gouvernement « ambitieux »

Voici le texte prononcé par le réprésentant du FMI à la conférence de Paris II, le directeur général adjoint, Eduardo Aninat. «Laissez-moi en premier vous exprimer notre gratitude pour l’opportunité d’être ici présents. Les deux dernières années, le Liban a adopté un certain nombre de démarches significatives pour s’attaquer à ses problèmes macroéconomiques de fonds. Cette situation est incontestablement difficile après une décennie qui a abouti à un déficit budgétaire représentant près de 18 % du PIB, une dette publique préoccupante et des taux d’intérêt élevés. L’administration du Premier ministre, Rafic Hariri, qui a accédé au pouvoir en 2000, tente de stimuler la croissance et de s’attaquer aux déséquilibres macroéconomiques. Les politiques de relance de la croissance ont consisté à réduire les taxes douanières et les contributions sociales ainsi qu’à libéraliser les investissements étrangers dans le foncier et le secteur bancaire. Les récents développements sont encourageants. Depuis juin dernier, les performances économiques et la confiance se sont améliorées. Cela reflète un renouveau de l’intérêt régional envers le Liban, que ce soit pour y réaliser des investissements ou s’y rendre pour du tourisme. L’activité économique s’est améliorée, la demande monétaire s’est accrue et la balance des paiements est redevenue excédentaire. Les autorités ont commencé à s’attaquer aux déséquilibres budgétaires, en réduisant d’abord le déficit en 2001 et davantage encore en 2002. Le déficit total, qui a représenté près de 25 % du PIB en 2000, devrait tomber sous les 16 % en 2002. Le solde budgétaire primaire devrait enregistrer un excédent de 2,5 % du PIB en 2002. La dette publique a atteint les 31 milliards de dollars – c’est-à-dire 180 % du PIB. Les déficits persistants et la nécessité d’emprunter à nouveau pour honorer des échéances ont conduit le pays à des difficultés financières croissantes. Les autorités ont énormément compté sur le financement de la Banque centrale, avec les conséquences inévitables que cela entraîne pour les réserves officielles. Le niveau actuel des réserves est un signe de vulnérabilité. La stratégie des autorités pour 2003 et à moyen terme vise à réduire la dette publique et le service de la dette, et à rétablir la croissance. Comme détaillé dans le document du gouvernement, cette stratégie implique une combinaison de facteurs qui consiste à consolider le budget, à entreprendre des réformes structurelles et à mobiliser des financements qui ne sont pas créateurs de dettes. Les sources d’un tel financement proviennent d’un ambitieux programme de privatisations, d’opérations de titrisation et d’aides substantielles à taux réduit. Ces rentrées devraient aboutir à une baisse des taux d’intérêt et à la constitution de réserves en devises. La baisse des taux d’intérêt devrait réduire le poids du service de la dette. Le personnel du FMI a préparé, en étroite collaboration avec les autorités, un scénario de stratégie sur une période de cinq ans. Conformément à ce scénario, la combinaison de l’ajustement budgétaire, des fonds octroyés par des donateurs et des privatisations engagera le ratio de la dette sur une courbe descendante qui aboutira à 140 % du PIB en 2007, tandis que les réserves en devises pourraient être maintenues à un meilleur niveau. Si cette stratégie est exécutée avec succès et si la confiance dans le marché persiste, le montant de la dette pourrait être progressivement réduit et le Liban sera effectivement moins vulnérable. Il est clair qu’il s’agit là d’un pas accompli dans la bonne direction. Cependant, la stratégie du gouvernement doit affronter plusieurs défis. Elle dépend essentiellement du niveau des financements. Si les ressources disponibles diminuent, à l’avenir, ou se révèlent plus chères que prévu, la dette publique pourrait ne se stabiliser que de manière provisoire. En second lieu, la stratégie dépend de la capacité du gouvernement de générer et de soutenir un excédent budgétaire primaire sur le moyen terme – il doit représenter plus du double de l’excédent projeté pour 2003. Cet ajustement est ambitieux. Troisièmement, elle suppose une réduction substantielle des taux d’intérêt, ce qui nécessite du temps pour se concrétiser. Quatrièmement, la stratégie de la capacité à assurer une meilleure performance en termes de croissance. Nous sommes d’accord avec les autorités sur le fait que la restauration d’une voie menant vers une croissance durable est à la base du processus. Enfin, la stratégie adoptée maintient toujours la dette publique à des niveaux élevés pour de longues années, ce qui a pour effet de multiplier les vulnérabilités. Dans nos discussions avec les autorités, le Fonds a souligné le besoin de prendre en compte tous ces défis. À cette fin, nous avons recommandé aux autorités de trouver les moyens d’accélérer les privatisations de manière décisive. Nous avons applaudi à la récente adoption d’une législation visant à assurer que l’aide financière servira uniquement à la réduction de la dette. Nous avons aussi discuté des moyens qui permettraient aux autorités de mieux boucler leur stratégie, en faisant usage d’un panier bien agencé de politiques macroénomiques et d’autres politiques financières. Il est important de maintenir la dynamique des réformes et de la stabilisation. Au FMI, nous souhaitons poursuivre et approfondir notre engagement avec les autorités libanaises. Nous sommes préparés à le faire dans le cadre d’un processus constructif, comme l’illustre l’esprit de cette conférence (Paris II) : aider à relever les défis à venir.»
Voici le texte prononcé par le réprésentant du FMI à la conférence de Paris II, le directeur général adjoint, Eduardo Aninat. «Laissez-moi en premier vous exprimer notre gratitude pour l’opportunité d’être ici présents. Les deux dernières années, le Liban a adopté un certain nombre de démarches significatives pour s’attaquer à ses problèmes macroéconomiques de fonds. Cette situation est incontestablement difficile après une décennie qui a abouti à un déficit budgétaire représentant près de 18 % du PIB, une dette publique préoccupante et des taux d’intérêt élevés. L’administration du Premier ministre, Rafic Hariri, qui a accédé au pouvoir en 2000, tente de stimuler la croissance et de s’attaquer aux déséquilibres macroéconomiques. Les politiques de relance de la croissance ont consisté à...