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Actualités - Chronologie

Berlin pourrait aider Washington si l’Irak attaquait les camps US au Koweït

Un membre du gouvernement allemand a évoqué la possibilité d’une aide militaire allemande aux États-Unis au cas où l’Irak attaquerait les camps américains au Koweït, malgré le refus catégorique du chancelier Gerhard Schröder de voir l’Allemagne participer à une guerre contre l’Irak. Des soldats allemands stationnés au Koweït pour lutter contre le terrorisme aideraient alors les États-Unis, a indiqué le secrétaire d’État au ministère de la Défense, Hans Georg Wagner, dans le journal régional Saarbruecker Zeitung de samedi. Si l’Irak s’en prend aux camps américains au Koweït, « bien entendu, nos forces interviendront », a déclaré le social-démocrate. « Si ces bases américaines sont directement agressées, c’est une attaque contre un partenaire. » « On réfléchit à renforcer le cas échéant le contingent allemand au Koweït », a-t-il souligné. « Il peut en très peu de temps être augmenté à 800 soldats. Si les choses se gâtent, des plans existent pour qu’on puisse envoyer des renforts. » Un porte-parole du ministère de la Défense a précisé que 200 soldats étaient toujours de permanence pour faire face aux cas d’urgence. Selon le quotidien populaire Bild paru samedi, le vice-président de la commission parlementaire au Bundestag (Chambre des députés allemands), le social-démocrate Hans-Ulrich Klose, n’a pas non plus exclu une participation de soldats allemands à des opérations à la frontière irakienne. « Si des armes biologiques et chimiques sont utilisées dans les zones frontalières du Koweït et de l’Irak, les blindés allemands doivent aider », a déclaré M. Klose, cité par Bild. Depuis la mi-novembre 2001, six blindés de détection d’armements chimiques, bactériologiques et nucléaires (NBC), dits Fuchs, et une cinquantaine de soldats allemands sont stationnés au Koweït dans le cadre de la mobilisation de 3 900 soldats de l’armée allemande dans la guerre contre le terrorisme. Le 15 novembre, le Bundestag (Chambre des députés) s’est prononcé pour la prolongation d’un an de leur mandat. À la mi-octobre, le ministre allemand de la Défense Peter Struck avait déclaré que le maintien des blindés en cas de conflit en Irak n’était pas prévu par le mandat, qui devra être de nouveau examiné, précisant toutefois qu’il s’agissait d’un « cas théorique ». Fin août, en pleine campagne électorale pour les législatives allemandes du 22 septembre, M. Struck s’était montré plus catégorique en indiquant que les blindés seraient retirés du Koweït s’ils risquaient d’être impliqués dans une guerre en Irak. Le gouvernement allemand a reçu en début de semaine une demande adressée par les États-Unis à tous leurs alliés sur la nature de leur soutien en cas de guerre contre l’Irak. Lors du sommet de l’Otan à Prague jeudi et vendredi, le chancelier allemand, Gerhard Schröder, a déclaré que « les détails à ce sujet doivent d’abord être examinés et non discutés en public », tout en réitérant son refus d’une participation militaire de son pays à une offensive contre l’Irak, même sous mandat de l’Onu.
Un membre du gouvernement allemand a évoqué la possibilité d’une aide militaire allemande aux États-Unis au cas où l’Irak attaquerait les camps américains au Koweït, malgré le refus catégorique du chancelier Gerhard Schröder de voir l’Allemagne participer à une guerre contre l’Irak. Des soldats allemands stationnés au Koweït pour lutter contre le terrorisme aideraient alors les États-Unis, a indiqué le secrétaire d’État au ministère de la Défense, Hans Georg Wagner, dans le journal régional Saarbruecker Zeitung de samedi. Si l’Irak s’en prend aux camps américains au Koweït, « bien entendu, nos forces interviendront », a déclaré le social-démocrate. « Si ces bases américaines sont directement agressées, c’est une attaque contre un partenaire. » « On réfléchit à renforcer le cas échéant...