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Actualités - Chronologie

« La guerre recule, mais jusqu’à quand ? » s’interroge la presse européenne

La presse européenne considère l’acceptation par Bagdad de son désarmement sous contrôle de l’Onu comme un recul de la guerre en Irak, mais elle se demande aussi combien de temps durera ce répit. « La guerre s’éloigne un peu », relève ainsi le quotidien belge francophone Le Soir dans son titre de une. Mais, ajoute-t-il aussitôt, « les bellicistes tablent sur un faux pas de Saddam ». Le oui de Saddam « ne signifie pas cependant que la guerre n’aura pas lieu. Cela signifie seulement qu’elle n’aura pas lieu tout de suite », résume le quotidien tchèque Dnes. Plusieurs médias, notamment en Russie, relèvent que la réponse de Bagdad a entraîné une brutale chute des prix du pétrole, preuve, selon eux, que la guerre s’éloigne. « Le marché pétrolier a réagi immédiatement en enregistrant la plus forte chute des cours des six derniers mois », écrit le quotidien économique russe Vedomosti, qui ajoute toutefois que ce recul devrait être provisoire. Et pour cause. Plusieurs journaux soulignent, à l’instar du Figaro en France, que « Saddam Hussein n’aura pas cette fois droit à l’erreur ». Les Américains ont davantage confiance dans leurs forces armées pour désarmer l’Irak, il « ne manque plus que le prétexte », estime ainsi Le Figaro. Pour le journal espagnol El Mundo, « la partie d’échecs est loin d’être terminée » et « la missive d’hier à l’Onu contient des éléments préoccupants : en niant formellement disposer d’armes de destruction massive, les Irakiens laissent soupçonner qu’ils tenteront de nouveau de faire obstacle aux inspections ». La presse allemande manifeste la même préoccupation. « Ne s’agit-il pas de nouveau d’une de ces astuces ? » s’interroge ainsi Der Tagesspiegel. Eu égard à la fermeté de Washington, Saddam Hussein « doit savoir qu’il tombera lui-même dans le moindre piège qu’il tendra aux inspecteurs », souligne de son côté le Sueddeutsche Zeitung. Une rude période pour les USA Le quotidien français Libération relève cependant dans une enquête datée de New York que « même réduite, la possibilité d’entraver les inspections existe ». L’Irak a gagné du temps, mais « une rude période attend aussi les États-Unis. S’ils pinaillent un peu trop, ils perdront le soutien de quelques alliés – et se retrouveront à la fin seuls avec la Grande-Bretagne – en tant que fauteurs de guerre », explique le quotidien allemand Berliner Zeitung. La presse suisse s’est intéressée aux motivations américaines. Le quotidien Le Temps estime que les « intellectuels armés de Washington », ceux « qui ont organisé dès l’an dernier la montée de la tension (...), voulaient réviser la carte géopolitique au Proche-Orient ». Un autre quotidien suisse, le Basler Zeitung, partage l’opinion communément avancée sur la volonté américaine d’en finir avec Saddam Hussein, mais il estime que la Russie a son mot à dire. Moscou « veut éviter qu’une campagne militaire américaine réussie réduise à néant les chances de la Russie de remporter des contrats juteux en Irak ». Selon le Basler, des « rumeurs » circulent sur des plans de liquidation de Saddam selon lesquelles, « avec l’aide d’officiers irakiens russophiles, la Russie préparerait un coup d’État ». La presse italienne met en parallèle le oui de Saddam Hussein aux inspections de l’Onu et la nouvelle menace lancée la veille par Oussama Ben Laden. « Deux leaders, deux stratégies, un ennemi », titre La Stampa. « Ben Laden prépare la guerre sainte contre les infidèles. Saddam Hussein (...) a de facto arrêté la marche des États-Unis vers la guerre (...) Deux Arabes, deux raisonnements différents, mais un seul ennemi : l’Amérique », écrit le quotidien.
La presse européenne considère l’acceptation par Bagdad de son désarmement sous contrôle de l’Onu comme un recul de la guerre en Irak, mais elle se demande aussi combien de temps durera ce répit. « La guerre s’éloigne un peu », relève ainsi le quotidien belge francophone Le Soir dans son titre de une. Mais, ajoute-t-il aussitôt, « les bellicistes tablent sur un faux pas de Saddam ». Le oui de Saddam « ne signifie pas cependant que la guerre n’aura pas lieu. Cela signifie seulement qu’elle n’aura pas lieu tout de suite », résume le quotidien tchèque Dnes. Plusieurs médias, notamment en Russie, relèvent que la réponse de Bagdad a entraîné une brutale chute des prix du pétrole, preuve, selon eux, que la guerre s’éloigne. « Le marché pétrolier a réagi immédiatement en enregistrant la plus forte chute...