Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

AFGHANISTAN La police ouvre le feu sur une manifestation d’étudiants à Kaboul

La police afghane a ouvert le feu lundi soir et mardi matin sur des milliers de manifestants qui s’étaient rassemblés à Kaboul, des violences condamnées par le président Hamid Karzaï et qui ont causé la mort de un à six étudiants, selon les bilans. Ces manifestations, qui viennent ternir le premier anniversaire de la libération de la capitale afghane de la milice fondamentaliste des talibans, le 13 novembre 2001, sont les premières de cette ampleur en un an. Lundi soir, une première manifestation, organisée pour dénoncer les mauvaises conditions de vie, dont le manque d’eau, d’électricité et de nourriture sur le campus de l’université de Kaboul, avait dégénéré. Au moins un étudiant avait été tué, a confirmé le ministre afghan de l’Intérieur, Taj Mohammad Wardak. Les violences ont repris mardi matin lorsqu’une nouvelle marche d’étudiants, criant « Mort aux tueurs d’étudiants », a été stoppée par des rangées de policiers antiémeutes, équipés de matraques et de canons à eau. Quelques jeunes gens ont été frappés à coups de matraques ou interpellés. Des blessés saignant de la tête ont été évacués. Les étudiants ont alors jeté des pierres, provoquant une riposte des forces de l’ordre qui ont ouvert le feu, d’abord en l’air puis visant la masse des manifestants. La télévision officielle afghane a quant à elle annoncé mardi soir que deux étudiants du campus universitaire de Kaboul ont été tués et cinq blessés. Un représentant des étudiants du campus a affirmé mardi que six d’entre eux avaient été tués. Selon Mohammad Shafiq, étudiant en médecine de 23 ans, quatre personnes sont mortes lundi soir et deux autres mardi matin. Le président afghan Hamid Karzaï a exprimé sa « tristesse » après cette manifestation tragique. Il a transmis ses pensées aux familles des victimes, critiqué le fait que la police a ouvert le feu sur les étudiants et demandé une enquête pour trouver les coupables. Un responsable du ministère de l’Intérieur, Din Mohammad Jurat, a assuré qu’un certain nombre « d’éléments perturbateurs » ont crié des slogans hostiles au gouvernement de transition d’Hamid Karzaï et tenté d’entraîner d’autres étudiants. Kaboul a connu une série de manifestations d’étudiants depuis le départ il y a un an des talibans, qui avaient fortement restreint le droit à l’enseignement supérieur et obligé nombre d’étudiants à poursuivre leurs études à l’étranger. Le début, la semaine dernière, du mois du ramadan ajoute aux difficultés des étudiants, qui n’ont pas d’électricité pour faire chauffer leur maigre nourriture avant et après le jeûne qu’ils doivent observer dans la journée.
La police afghane a ouvert le feu lundi soir et mardi matin sur des milliers de manifestants qui s’étaient rassemblés à Kaboul, des violences condamnées par le président Hamid Karzaï et qui ont causé la mort de un à six étudiants, selon les bilans. Ces manifestations, qui viennent ternir le premier anniversaire de la libération de la capitale afghane de la milice fondamentaliste des talibans, le 13 novembre 2001, sont les premières de cette ampleur en un an. Lundi soir, une première manifestation, organisée pour dénoncer les mauvaises conditions de vie, dont le manque d’eau, d’électricité et de nourriture sur le campus de l’université de Kaboul, avait dégénéré. Au moins un étudiant avait été tué, a confirmé le ministre afghan de l’Intérieur, Taj Mohammad Wardak. Les violences ont repris mardi matin...