Le film « Intervention divine » ovationné pour sa première à Ramallah
le 04 novembre 2002 à 00h00
Le film Intervention divine du réalisateur arabe israélien Elia Suleiman, primé au festival de Cannes, a été ovationné samedi soir à Ramallah (Cisjordanie) pour sa première dans les territoires palestiniens. Tourné à Nazareth, ville natale du réalisateur, à Jérusalem et à un poste de contrôle de l’armée israélienne à Ramallah, Intervention divine a fait vibrer la corde sensible chez les habitants de la ville palestinienne, toujours soumis aux blocages et aux incursions périodiques de l’armée israélienne. « Il a réussi à entrer dans nos cœurs avec un langage très simple, et via l’ironie et la moquerie, il a montré la stupidité de l’occupation (israélienne) », a déclaré Liana Bader, écrivain et metteur en scène palestinienne. La séquence où l’actrice Manal Khader, native de Ramallah, se transforme, à grands coups d’effets spéciaux, en ninja coiffée du keffieh et repousse les balles de tireurs israéliens avant de les vaporiser a particulièrement frappé les spectateurs. « C’était fantastique et libératoire de la voir battre des Israéliens après tant de scènes d’humiliation au point de passage » entre Ramallah et Jérusalem, commente Rana, une étudiante en journalisme de 24 ans à l’université palestinienne de Bir Zeit. Ce film raconte sur le ton de la tragi-comédie les amours impossibles entre un Palestinien de Jérusalem et une Palestinienne de Ramallah. La représentation du passage, gardé par les soldats israéliens, entre les deux villes a toutefois soulevé quelques critiques, une spectatrice l’estimant « trop édulcorée ». « Je ne polluerai jamais mes images avec de la violence », a expliqué le réalisateur à l’issue de la projection. « Il faut seulement faire allusion à la violence, pour créer une ambiance », a-t-il ajouté, visiblement ému de projeter à Ramallah son film, qui a reçu au dernier Festival de Cannes le Prix du jury et le Prix international de la critique.
Le film Intervention divine du réalisateur arabe israélien Elia Suleiman, primé au festival de Cannes, a été ovationné samedi soir à Ramallah (Cisjordanie) pour sa première dans les territoires palestiniens. Tourné à Nazareth, ville natale du réalisateur, à Jérusalem et à un poste de contrôle de l’armée israélienne à Ramallah, Intervention divine a fait vibrer la corde sensible chez les habitants de la ville palestinienne, toujours soumis aux blocages et aux incursions périodiques de l’armée israélienne. « Il a réussi à entrer dans nos cœurs avec un langage très simple, et via l’ironie et la moquerie, il a montré la stupidité de l’occupation (israélienne) », a déclaré Liana Bader, écrivain et metteur en scène palestinienne. La séquence où l’actrice Manal Khader, native de Ramallah, se...
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