Côte d’Ivoire L’éventuelle présence de mercenaires plane sur les négociations de Lomé
le 01 novembre 2002 à 00h00
La deuxième journée de discussions entre représentants de la rébellion militaire et gouvernement ivoirien s’est ouverte jeudi à Lomé dans un climat rendu difficile par des informations faisant état de l’arrivée de mercenaires sud-africains en Côte d’Ivoire. Évoquant la teneur des discussions, le ministre togolais des Affaires étrangères, Koffi Panou, a affirmé : « On entre dans le vif du sujet. » Il s’exprimait à l’ouverture du deuxième round de négociations, dont le président Gnassingbé Eyadéma assure la médiation en tant que coordonnateur nommé par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il s’agit des premières négociations directes depuis le début de la crise qui a éclaté le 19 septembre. La première journée de négociations, qui se déroulent au siège de la présidence togolaise, a essentiellement porté sur des revendications corporatistes des mutins, selon plusieurs participants. L’organisation d’élections anticipées, l’une de leurs principales exigences, n’a cependant pas été évoquée, selon les mêmes sources. Lors de cette première journée, le président Eyadéma a dû intervenir pour apaiser les esprits et convaincre les représentants des mutins de ne pas quitter la table des négociations, selon une source proche de la médiation qui n’a pas été en mesure d’apporter plus de détails. La question de l’éventuelle présence de mercenaires sud-africains aux côtés des forces loyalistes, niée par la présidence ivoirienne, a plané jeudi sur les discussions. M. Panou a averti dans la matinée que si les « informations venant d’Abidjan ou de Bouaké » se confirmaient, « cela pourrait mettre à mal les discussions ». « Je pense que les responsables ivoiriens sont suffisamment conscients de cela et ne souhaiteraient pas un échec de négociations, bien au contraire », a-t-il ajouté.
La deuxième journée de discussions entre représentants de la rébellion militaire et gouvernement ivoirien s’est ouverte jeudi à Lomé dans un climat rendu difficile par des informations faisant état de l’arrivée de mercenaires sud-africains en Côte d’Ivoire. Évoquant la teneur des discussions, le ministre togolais des Affaires étrangères, Koffi Panou, a affirmé : « On entre dans le vif du sujet. » Il s’exprimait à l’ouverture du deuxième round de négociations, dont le président Gnassingbé Eyadéma assure la médiation en tant que coordonnateur nommé par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il s’agit des premières négociations directes depuis le début de la crise qui a éclaté le 19 septembre. La première journée de négociations, qui se déroulent au siège de la...
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