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Actualités - Chronologie

L’IPR, une institution au service de l’enfant malentendant(PHOTOS)

Aumônier dans l’armée britannique, le père Ronald Stanley Roberts a visité le Liban pour la première fois en 1942, au cours de la Deuxième Guerre mondiale. « Il a été frappé par la misère qu’il a trouvée et surtout par la situation des handicapés marginalisés», raconte Mère Thérèse Saliba, supérieure générale. Dix-sept ans plus tard, en 1959, père Roberts revient au Liban pour y fonder un institut, qui porte son nom, pour la prise en charge des handicapés. « Au début, l’institut prenait soin de toute sorte de handicaps, poursuit Mère Thérèse. Quelques années plus tard, l’IPR devient spécialisé dans la prise en charge des personnes sourdes. » En 1982, un an avant sa mort, le père Roberts lègue son institution aux religieuses basiliennes chouérites dans le souci d’assurer la bonne continuité de son œuvre. Celle-ci vise notamment à respecter et valoriser les compétences de chaque enfant, à assurer un enseignement spécialisé et des moyens de communication orale et gestuelle, à assurer un accompagnement familial, à soutenir des projets d’intégration scolaire et à préparer l’insertion sociale et professionnelle du sourd. « Durant la guerre, nous nous sommes heurtés à d’énormes difficultés d’ordre matériel et pédagogique, indique la Mère Thérèse. Malgré nos faibles moyens, nous avons continué à travailler inlassablement et après maintes tentatives, des institutions internationales nous ont aidés, ce qui nous a permis de nous réorganiser et de diversifier nos activités pédagogiques et professionnelles. » Actuellement, l’IPR accueille environ 110 élèves et dispose des facilités suivantes : – un institut d’éducation précoce et de guidance parentale à l’intention des enfants sourds de moins de trois ans ; – un service d’éducation et d’enseignement spécialisé pour les enfants, âgés de 3 à 18 ans, atteints d’une déficience auditive sévère et profonde. Ces enfants sont répartis en fonction de leur niveau scolaire en sections maternelle, complémentaire ou secondaire. Ils suivent un enseignement conforme au programme officiel, mais adapté aux spécificités des enfants sourds. De même, certains enfants sont orientés vers des métiers spécifiques et suivent un enseignement technique conforme aux instructions officielles dans les cycles complémentaires et secondaires ; – une pâtisserie, «La Joconde» ; – un terrain de sport ; – un bâtiment pour les enfants internes. Les objectifs de l’IPR sont atteints grâce à l’engagement d’une équipe pluridisciplinaire composée d’un médecin ORL, d’un audio-prothésiste, d’une psychologue, de trois orthophonistes, d’une psycho-motricienne et de plusieurs éducatrices spécialisées.
Aumônier dans l’armée britannique, le père Ronald Stanley Roberts a visité le Liban pour la première fois en 1942, au cours de la Deuxième Guerre mondiale. « Il a été frappé par la misère qu’il a trouvée et surtout par la situation des handicapés marginalisés», raconte Mère Thérèse Saliba, supérieure générale. Dix-sept ans plus tard, en 1959, père Roberts revient au Liban pour y fonder un institut, qui porte son nom, pour la prise en charge des handicapés. « Au début, l’institut prenait soin de toute sorte de handicaps, poursuit Mère Thérèse. Quelques années plus tard, l’IPR devient spécialisé dans la prise en charge des personnes sourdes. » En 1982, un an avant sa mort, le père Roberts lègue son institution aux religieuses basiliennes chouérites dans le souci d’assurer la bonne continuité de...