Si la tête qui tourne inspire les poètes et les chansonniers, si on parle de «vertiges amoureux» pour qualifier les transports passionnels, ou «du mal des cimes», au propre, pour le malaise qu’entraîne une haute altitude et, au figuré, pour dénoncer les séquelles morales d’une rapide ascension sociale, en médecine les vertiges constituent un état pathologique qui, à son tour, casse la tête autant du sujet lui-même que de celui qui le soigne... En général sans gravité, les vertiges couvrent une large gamme de troubles dont il s’agit de trouver l’origine. Le vertige traduit, en fait, un trouble de l’oreille interne. C’est là le siège du centre nerveux autant de l’audition que de l’équilibre. Quoique très courant, le vertige revêt des formes très variées. Il peut être bref, violent, discret, long, s’accompagnant de nausées ou de vomissements. Quelle que soit la forme du trouble, il s’agit toujours d’un état désagréable et angoissant. Mais il est bon à savoir que les vertiges les plus spectaculaires ne sont pas forcément les plus graves ni les plus sérieux... Le «paroxystique positionnel» Le vertige le plus fréquent représente pour le médecin «un vertige positionnel bénin». Il est d’ailleurs à l’origine d’un tiers des consultations médicales, surtout féminines. Il se déclare généralement en pleine nuit, lors d’un changement de position de la tête... D’où son terme de désignation. Très bref, il ne dure que dix à quinze secondes en moyenne, mais il s’accompagne de nausées et de vomissements importants. Sa violence peut paniquer le sujet, voire lui donner une sensation de mal imminent et d’angoisse. Ce type de vertige est dû au détachement de minuscules cristaux de l’oreille interne, appelés otolithes, nécessaires au maintien de l’équilibre qui, égarant leur chemin et faisant fausse route, viennent perturber le système auditif dans son fonctionnement. Dans la grande majorité des cas, le trouble disparaît spontanément au bout de quelques semaines. La maladie de Ménière Bien connue quoique assez rare, la maladie de Ménière concerne 6% des cas. Ce mal associe des bourdonnements dans une seule oreille avec baisse de l’audition du même côté, suivis d’un vertige intense et rotatoire pouvant durer de 15 minutes à plusieurs heures. Il est accompagné de nausées et de vomissements. L’affection évolue par crises plus ou moins espacées et est favorisée par le stress. Entre deux épisodes, l’audition redevient normale, mais la surdité finit par s’installer progressivement et définitivement. L’origine de ce mal n’est pas bien connue. Les spécialistes l’attribuent à des problèmes de pression survenant dans l’oreille interne, évoquant une similitude avec le processus de la migraine. Les antivertigineux, les antivomitifs et les anxiolitiques font partie du traitement. Mais on les associe généralement à un traitement de fond visant à diminuer le nombre et l’intensité des crises... Névrite vestibulaire et processus de vieillissement La névrite vestibulaire, peu fréquente heureusement, se traduit par un intense vertige rotatoire sans atteinte auditive, mais accompagné de vomissements. La crise peut durer plusieurs jours, invalidant sérieusement le sujet obligé à garder le lit, quasi immobile. Elle a pour séquelle un déséquilibre durant quelques semaines. Ce trouble est dû à la lésion d’une branche du nerf auditif provoquée par un virus. Une rééducation avec un kinésithérapeute permettra au sujet de compenser son déficit. Presque la moitié (40%) des personnes qui se plaignent de vertiges et de troubles de l’équilibre sont des personnes âgées, dont le cerveau, à l’instar des yeux et de l’oreille interne, s’avère moins performant à la suite du processus de vieillissement. Ces déficiences ne relèvent pas d’un problème pathologique spécifique. Mais il est fortement recommandé de ne jamais refuser leur prise en charge. Une bonne rééducation vestibulaire et des médicaments adaptés au cas permettent sinon la guérison du moins une amélioration considérable, assurant l’autonomie et l’équilibre psychologique de la personne. Conseils pratiques Et pourtant ça tourne... Tout vertige, sans raison précise, mérite un avis médical. Neuf fois sur dix, il s’agit d’un problème bénin mais ce trouble peut quelquefois être le symptôme d’un mal plus grave qu’il faudrait traiter au plus tôt. C’est le cas pour une tumeur, éventualité heureusement rare mais certainement à ne pas négliger... Comment examine-t-on un cas de vertige? Lorsque les symptômes sont très évidents, ils orientent facilement le diagnostic. L’examen clinique cherchera la cause. En faisant marcher et piétiner le sujet, qui gardera ses yeux fermés, le médecin observera les mouvements de ses globes oculaires. Une déviation du corps expliquera alors la survenue des vertiges. Une vision déficiente peut être à son tour coupable de «faire tourner la tête». Pour confirmer «un vertige positionnel paroxystique bénin», le médecin couche rapidement la personne, assise sur la table d’examen, sur le côté, en maintenant sa tête à environ 30°. Ce mouvement déclenche le vertige si la personne est atteinte de ce trouble, confirmant ainsi le diagnostic. Par la suite, tout un ensemble d’examens divers (électro ou épreuve calorique, tests d’audition, IRM) aide à poser le diagnostic. Faut-il changer de vie après un infarctus? Il va de soi qu’une fois la tempête calmée, il devient nécessaire de mieux se connaître. Exception faite du tabac qui devient tabou absolu, le reste est question de discipline et d’astuces. En matière d’alimentation, mieux vaut s’informer sur toutes les possibilités et les découvertes à propos de nouveaux aliments et de saveurs inédites que se lamenter sur les délices interdits et l’esclavage du régime. En fait, après un infarctus, il s’agit de devenir une nouvelle personne en découvrant soi-même des goûts et des intérêts ignorés auparavant. En surveillant son poids, sa tension, son taux de cholestérol, on lève un nouveau défi, se donnant la peine de réfléchir sur sa manière de vivre, se fixant de nouveaux objectifs à atteindre, en commençant par sa propre santé et son bien-être... En d’autres termes, l’après-infarctus est une nouvelle rencontre avec soi-même. Les indications de vie dictées par le médecin peuvent servir de point de départ à un nouveau parcours. Biologie Les effets du décalage horaire Après un décalage horaire important, le foie, les poumons et les muscles mettent plus de temps à se réajuster à la nouvelle heure que le cerveau, selon une étude entreprise par des groupes de chercheurs américains et japonais, cela explique le malaise et la fatigue ressentis. Ces spécialistes ont effectué leur étude sur des rats, auprès desquels une protéine fluorescente avait été associée à un gène-clé de l’horloge circadienne, le système qui fonctionne chez l’homme sur vingt-quatre heures. Ainsi leurs cellules émettaient de la lumière lorsque ce gène est en activité. Par la suite, dans le noir, l’émission de lumière restait rythmique trente-deux jours au moins. Les cellules du foie, des poumons et des muscles dégageaient aussi de la lumière selon des rythmes circadiens mais pendant deux à sept jours seulement. Les rats ont été ensuite soumis à un décalage horaire de six heures. Il a fallu un seul jour pour que, dans leur cerveau, le rythme circadien de l’émission lumineuse soit réajusté. En revanche, le rythme normal a pris six jours pour les poumons et les muscles, et davantage pour le foie. Oto-Rhino Sinusite: des symptômes facilement reconnaissables Maux de tête, nez obstrué, petite fièvre. Ainsi que l’indique son nom, la sinusite est une inflammation des sinus, ces cavités des os de la face. Compte-tenu du fait que les complications de ce mal sont nombreuses et pénibles (otite, inflammation des bronches, etc.), et surviennent par contagion de voisinage, il convient de ne jamais traiter la sinusite par le mépris. Ses symptômes sont faciles à reconnaître. Le médecin demande d’habitude une radiographie des os de la face. Un scanner est demandé dans les cas chroniques ou sévères afin de confirmer la cause du mal ou de limiter l’étendue des zones atteintes. Car en dehors de la douleur, souvent très vive et invalidante, la sinusite, par ses sécrétions infectées descendant vers les voies respiratoires via les voies naturelles, risque d’entraîner des infections pulmonaires et respiratoires graves. Les traitements de la sinusite sont variables et le choix dépend de la gravité du cas. Une sinusite maxillaire, survenant à la suite d’un rhume, visera à facilier l’évacuation du mucus et à empêcher l’infection de se transmettre aux autres régions avoisinantes. S’il s’agit d’une sinusite frontale, bien plus douloureuse et sensiblement plus rebelle, les antibiotiques et les anti-inflammatoires s’imposent. En cas de sinusite chronique, donc bien installée, le suivi médical constant et attentif est de rigueur, comportant également une surveillance des bronches. Le recours aux antibiotiques est indispensable en cas de poussées infectieuses sérieuses. En cas d’échec de tout traitement médical, un traitement chirurgical peut être envisagé. Il consiste en un curetage des muqueuses infectées. On peut se demander, toutefois, pourquoi certaines personnes sont-elles plus exposées à cette pathologie des sinus que d’autres. Les causes évoquées sont multiples. Une déviation de la cloison nasale, une cause allergique, une «affaire de terrain» apportent la réponse. Il s’agit d’une «prédisposition» dont on doit tenir compte en traitant toute infection en continu par une médecine douce et en renforçant les défenses de l’organisme. Des moyens peu agressifs, susceptibles d’améliorer sensiblement la résistance aux infections.
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