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Actualités - Reportage

Griffes qui montent Stella McCartney, une étoile qui file juste(photos)

La fille de Paul McCartney et de Linda Eastman est à son tour une étoile: des prix prestigieux, deux collections remarquables portant sa griffe, une présence mise en valeur par Gucci dans ce temple italien du chic sans choc... Dans l’univers de la mode, une étoile est en train de naître. Déjà très jeune, cette fille d’étoiles s’amusait à créer des tenues en mélangeant des pièces griffées à des tenues vintages, du Saint-Laurent, de ces années-là, avec des godasses à plate-forme ou des pièces de lingerie italienne. Faisant partie de la «angry youth», la jeunesse en fureur, elle adorait les animaux, sa mère, les Beatles, le tout dans la mouvance de l’esprit de l’époque... Un diplôme arraché à la célèbre St Martin’s School et une prestation chez Chloé résument la première partie de sa vie où il convient d’ajouter la naissance de ses quatre enfants, une vie à la campagne et une campagne féroce contre les mangeurs de viande. Aujourd’hui c’est sous la bannière Gucci qu’elle poursuit sa route. Sans déposer les armes contre les mangeurs d’animaux, l’intégrisme, l’oppression des femmes afghanes... Entre-temps, en janvier passé, une série de tee-shirts rebrodés de perles, créés en association avec Gary Hume, l’artiste anglais, draine un pactole et une foule de célébrités qui s’arrachent les pièces (toutes uniques) vendues aux enchères... Son but? Réunir des fonds pour construire une école et un orphelinat dans un camp de réfugiés au Pakistan... Entre les continents et les diverses causes humanitaires, les studios et les showrooms, cet enfant de la balle poursuit son chemin sans jamais perdre le nord. Il y a deux ans, Stella McCartney était élue par Vogue designer de l’année à New York. En février passé, c’est la Chambre syndicale anglaise qui la désigne comme la meilleure styliste de la relève. À Paris, en mars 2002, sa deuxième collection, présentée à l’École des beaux-arts, a séduit par son ambiguïté: masculin/féminin. Robes gracieuses avec manches à volant, pantalons fuselés vintages, longs et dézippés sur le bas de la jambe ont fait de son nom, comme on dit dans le métier, «une signature»... «Dessiner une collection, a-t-elle commenté en toute simplicité, c’est faire un cadeau en y mettant son cœur...» Vogues Le CV en ourlet Dernière-née des vogues: son propre roman photo à l’ourlet de sa robe. Insolite et pourtant vrai! La créatrice Bérengère Lefranc crée une lubie neuve: toute une biographie en images, affichée au bas de la jupe... Une frise de photos sur une robe, à modèle unique, racontant les événements majeurs de sa propre existence: naissance, moments inoubliables, mariages, maternité, etc. À l’origine de cette vogue, une créatrice de trente-trois ans ayant eu l’idée de faire parler les vêtements... Sur une robe blanche, l’ourlet s’orne d’impressions qui ne sont que les copies des photos de famille chères au cœur de celle qui la porte. Décalées, transférées en kaléidoscope, ces images racontent «in vivo» l’histoire d’une vie, preuves à l’appui... La créatrice les imprime sur un tissu clair, les vernit à la main et les intègre à des robes, jupes, tuniques ou tee-shirts... Une manière insolite d’afficher son histoire familiale ou de partager les moments importants de sa vie avec des voyeurs de passage. Les vêtements «en mémoire» ne se font, certes, que sur commande. Ils ne dispensent pas toutefois de passeports ni de cartes d’identité... Il s’agit, tout simplement, d’une manière comme une autre de porter sa vie en écharpe... Chanel encore et toujours? Les idées géniales de l’extravagante Chanel survivent à leur créatrice et bravent le temps... Une récente collection de joaillerie inspirée de la première ligne «tout diamant» créée par Coco Chanel en 1932, ayant pour thème «l’étoile filante», vient d’être rééditée. Soixante-dix ans après leur création, l’univers cosmique que ces pièces suggèrent reste actuel... Le collier «comète» qui s’enroule autour du cou ou de la taille est d’une étonnante modernité. La bague «comète» constituée de deux brillants est transformable selon l’humeur de celle qui la porte... L’exposition itinérante va parcourir le monde. De Tokyo à New York et d’Occident en Orient, elle va conjuguer passé et présent, porteuse de brins ou d’étincelles, d’un esprit que les ans ne font que souligner la perpétuelle actualité. Concours Têtes à chapeau La revue féminine Madame Figaro organise, depuis l’année 2001, un concours annuel intitulé «Les chapeaux de l’arc», destiné à relancer cet accessoire devenu quasi obsolète. Le concours de la première édition, en automne 2001, a connu un tel succès que l’événement fut consacré «annuel»... C’est donc le dimanche 6 octobre passé que s’est tenue, à Longchamp, la seconde édition autour de deux thèmes: le premier réservé aux femmes portant des créations réalisées par des professionnels et le second consacré aux créatrices coiffées de leurs œuvres, réalisées à l’intention de ce concours... Le fanatisme chapelier poussé à l’extrême, les organisateurs offraient l’entrée, à la manifestation, gratuite à toutes les dames chapeautées... Quinze modèles, dans chacune des deux catégories, ont été sélectionnés à l’issue de la journée et leurs propriétaires conviées à un déjeuner, ayant eu lieu à la mi-octobre, au cours duquel chacune présenta son modèle à un jury composé d’experts passionnés par la créativité innovante dans le domaine vestimentaire. Deux studios-photo, installés dans l’enceinte de l’hippodrome, immortalisaient toutes les têtes participantes, sous plusieurs angles, afin de permettre au jury une image complète et très détaillée de chaque création. Un modèle parmi tous les chapeaux en compétition a été choisi par le jury en guise de «coup de cœur»... Doit-on conclure par là que les chapeaux reviennent à la mode... Indépendamment des considérations esthétiques, il s’agit là d’un secteur à faire vivre un grand nombre de personnes, représentant un secteur économique pour le moins intéressant. L’effort déployé pour ressusciter la mode des coiffes n’est pas sans raisons économiques. Ce rendez-vous incontournable du monde des courses et de la haute finance dans un lieu de tradition et d’élégance est aussi et surtout une démarche pour créer des emplois, susciter des investissements et faire revivre une source de revenus pour des centaines de personnes... Heureux les pays qui possèdent des stratégies de la finance, sachant créer avec panache des filons exploitables. Quitte à les faire ressusciter s’ils sont morts...
La fille de Paul McCartney et de Linda Eastman est à son tour une étoile: des prix prestigieux, deux collections remarquables portant sa griffe, une présence mise en valeur par Gucci dans ce temple italien du chic sans choc... Dans l’univers de la mode, une étoile est en train de naître. Déjà très jeune, cette fille d’étoiles s’amusait à créer des tenues en mélangeant des pièces griffées à des tenues vintages, du Saint-Laurent, de ces années-là, avec des godasses à plate-forme ou des pièces de lingerie italienne. Faisant partie de la «angry youth», la jeunesse en fureur, elle adorait les animaux, sa mère, les Beatles, le tout dans la mouvance de l’esprit de l’époque... Un diplôme arraché à la célèbre St Martin’s School et une prestation chez Chloé résument la première partie de sa vie où il...