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Actualités - Chronologie

Côte d’Ivoire Les soldats français déployés pour contrôler le cessez-le-feu(photo)

Les militaires français en Côte d’Ivoire ont entamé lundi leur mission de contrôle du cessez-le-feu conclu le 17 octobre entre militaires mutins et autorités ivoiriennes, après s’être déployés sur une ligne médiane traversant le pays d’est en ouest. « Plus de la moitié » du millier d’hommes participant à l’opération Licorne a été mobilisée pour ce déploiement, en attendant la mise en place d’une force d’interposition de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont les modalités seront discutées cette semaine à Abidjan. Aucun échange de tirs n’a été signalé depuis, selon l’état-major de l’armée ivoirienne, qui a cependant dénoncé dimanche de premières violations du cessez-le-feu à Bouaké, ville sous contrôle des mutins depuis le 19 septembre. « Les domiciles du commandant de la base aérienne de Bouaké et de son chef des moyens techniques ont été pillés par les assaillants », a ainsi affirmé un porte-parole de l’armée ivoirienne. « Toutes les zones dans lesquelles nous voulions être présents dimanche soir sont atteintes », a déclaré hier le capitaine français Valéry Putz, porte-parole de l’état-major tactique de l’opération Licorne. En une journée, les militaires français se sont déplacés et positionnés sur toute la largeur de la Côte d’Ivoire, dans les zones de contact entre l’armée régulière et les militaires insurgés depuis le 19 septembre contre le régime du président Gbagbo. Des « éléments de reconnaissance et de contact » sont arrivés à Bondoukou (est) près de la frontière du Ghana, et à Mbahiakro, à environ 80 km à l’est de Bouaké (centre), deux localités contrôlées par des éléments des Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (Fanci). Au centre du pays, les positions militaires françaises restent « inchangées », avec des troupes dans la capitale Yamoussoukro, qui abrite l’état-major de l’opération Licorne, à Tiébissou et à Brobo (25 km à l’est de Bouaké). À l’ouest, des éléments français se sont « déplacés et installés » dans les régions de Man et de Touba, et, plus au centre, entre les villes de Daloa, tenue par l’armée régulière et de Vavoua, contrôlée par les insurgés, selon le capitaine Putz. « Notre dispositif ne sera pas que statique, mais également mobile. Nous allons effectuer des patrouilles, notamment sur les grands axes routiers, pour nous assurer du respect du cessez-le-feu », a expliqué l’officier français. La tâche principale des soldats français va maintenant consister à établir et entretenir des « contacts permanents et en bonne intelligence » entre les deux camps, a-t-il précisé. Selon le porte-parole miliaire français, ce redéploiement ne « remet pas en cause » la mission initiale de protection générale des ressortissants français et étrangers résidant en Côte d’Ivoire de l’opération Licorne, ni sa capacité à « réagir vite » dans ce domaine si nécessaire. Les chefs d’état-major de la CEDEAO doivent se réunir le 25 septembre à Abidjan pour discuter des modalités de la force d’interposition africaine censée prendre, à bref délai, le relais de la force tampon française. Cette rencontre sera précédée, mercredi à Abidjan, d’une réunion des chefs d’État du groupe de contact de la CEDEAO (Togo, Niger, Nigeria, Ghana, Guinée-Bissau et Mali), destinée à trouver les moyens d’initier un dialogue direct entre le gouvernement ivoirien et les mutins. L’accord de cessez-le-feu du 17 octobre signé par les rebelles sous les auspices de la CEDEAO a reçu l’accord du président Gbagbo qui n’a toutefois signé aucun document.
Les militaires français en Côte d’Ivoire ont entamé lundi leur mission de contrôle du cessez-le-feu conclu le 17 octobre entre militaires mutins et autorités ivoiriennes, après s’être déployés sur une ligne médiane traversant le pays d’est en ouest. « Plus de la moitié » du millier d’hommes participant à l’opération Licorne a été mobilisée pour ce déploiement, en attendant la mise en place d’une force d’interposition de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont les modalités seront discutées cette semaine à Abidjan. Aucun échange de tirs n’a été signalé depuis, selon l’état-major de l’armée ivoirienne, qui a cependant dénoncé dimanche de premières violations du cessez-le-feu à Bouaké, ville sous contrôle des mutins depuis le 19 septembre. « Les...