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Actualités - Chronologie

L’opposition déclare « inacceptable » un mandat américain sur l’Irak

Le chef du Mouvement pour la monarchie constitutionnelle en Irak a jugé « inacceptable » l’établissement d’un mandat américain sur l’Irak en cas de renversement du régime de Saddam Hussein, dans un entretien hier. « La majorité » des Irakiens est favorable à la restauration de la monarchie dans le pays, a estimé al-Charif Ali ben Hussein, membre de la direction du Congrès national irakien (CNI, coalition de l’opposition irakienne basée à Londres). « Il est inacceptable que les Américains viennent diriger l’Irak. Ils savent que c’est une question compliquée et très grave », a-t-il déclaré. Le 11 octobre, le New York Times avait affirmé que la Maison-Blanche élaborait un plan d’occupation de l’Irak après une chute du régime, prévoyant un gouvernement militaire dirigé par les Américains. Le plan prévoit de nommer un commandant américain en Irak pendant un an ou plus, selon le journal. « Je crois que les Irakiens, voire l’opposition, n’accepteront jamais que l’armée américaine intervienne dans leurs affaires intérieures. Il n’y a pas de raison à cela. Un protectorat américain ou un commissaire général américain en Irak, c’est inacceptable », insiste al-Charif Ali ben Hussein. Pour lui, « les Américains viendront en libérateurs et non en colonisateurs. Ils seront présents en Irak pour la coopération et la concertation, mais ils devront partir rapidement ». Il a en outre estimé que « la majorité des Irakiens veut la restauration de la monarchie » dans le pays, et s’est dit « convaincu qu’ils se prononceraient pour une telle option » s’ils étaient invités à choisir leur régime politique après une chute du régime actuel. La branche irakienne de la monarchie hachémite, installée au pouvoir en 1921 avec l’appui de la Grande-Bretagne, a été renversée le 14 juillet 1958 par un coup d’État militaire dirigé par le général Abdelkarim Kassem, qui a instauré un régime républicain, toujours en vigueur. Le roi Abdallah II de Jordanie a récemment affirmé que la famille royale hachémite n’a aucune visée sur l’Irak. La monarchie assurera « l’unité du peuple irakien et le protégera de la dictature en instaurant la démocratie dans le pays », a dit al-Charif Ali, qui veut restaurer le régime monarchique. Interrogé sur l’annonce par le chef du CNI, Ahmed Chalabi, de sa disposition à reconnaître Israël, il a estimé qu’il s’agissait d’une « position personnelle ». « Le Mouvement pour la monarchie constitutionnelle ainsi que le CNI sont pour l’instauration d’une paix juste, globale et permanente pour tous les peuples de la région. Nous soutenons les Palestiniens », a-t-il dit. Il a expliqué que l’attitude de l’opposition irakienne à l’égard d’Israël dépendra de celle des pays directement concernés par le conflit israélo-arabe. Dans une interview publiée cette semaine par un quotidien italien, le chef du CNI a déclaré : « Je crois que l’Irak doit être en paix avec tous ses voisins, Israël inclus. » Interrogé sur le report de la réunion de l’opposition irakienne prévue initialement fin octobre à Bruxelles, al-Charif Ali a indiqué que la rencontre devrait se tenir « fin novembre dans un pays européen ». « Des problèmes liés notamment à l’obtention de visas pour des participants sont à l’origine du report », a-t-il dit sans plus de précision. Par ailleurs, des Irakiens ont commencé à se porter volontaires pour faire partie du corps de 10 000 militaires que les États-Unis ont décidé de former en prévision d’une intervention en Irak, a-t-on appris auprès du CNI.
Le chef du Mouvement pour la monarchie constitutionnelle en Irak a jugé « inacceptable » l’établissement d’un mandat américain sur l’Irak en cas de renversement du régime de Saddam Hussein, dans un entretien hier. « La majorité » des Irakiens est favorable à la restauration de la monarchie dans le pays, a estimé al-Charif Ali ben Hussein, membre de la direction du Congrès national irakien (CNI, coalition de l’opposition irakienne basée à Londres). « Il est inacceptable que les Américains viennent diriger l’Irak. Ils savent que c’est une question compliquée et très grave », a-t-il déclaré. Le 11 octobre, le New York Times avait affirmé que la Maison-Blanche élaborait un plan d’occupation de l’Irak après une chute du régime, prévoyant un gouvernement militaire dirigé par les Américains. Le plan...