« Aucun sujet qui fâche » entre Paris et Washington, déclare Alliot-Marie
le 18 octobre 2002 à 00h00
La ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie a assuré hier à l’issue d’un entretien avec son homologue américain Donald Rumsfeld qu’il n’y avait « aucun sujet qui fâche » dans les relations bilatérales, pas même celui de l’Irak. « Nous n’avons eu en la matière aucun sujet qui fâche, et lorsqu’il y a des interrogations parfois ou des divergences (...) nous en avons parlé franchement », a assuré Mme Alliot-Marie à la presse à la sortie du Pentagone. La ministre française a, au cours de cette visite officielle de deux jours, exposé la position de la France sur l’Irak, qui diverge grandement de celle des Américains. Évoquant la perspective d’une intervention armée américaine en Irak, Mme Alliot-Marie a mis en garde hier à l’Université nationale de Défense de Washington contre les risques de « déstabilisation dans les pays de la zone, en Turquie, en Égypte et au Pakistan, et le risque que cette attitude serve de prétexte à une explosion terroriste dans le monde ». M. Rumsfeld et Mme Alliot-Marie devaient initialement tenir une conférence de presse commune, qui a été annulée mercredi à la demande des Américains. Mme Alliot-Marie n’y a vu là aucun sujet de mécontentement : « Cette annulation ne me paraît pas être un signe d’aigreur. J’avais fait savoir que cette conférence commune ne s’imposait pas à mes yeux », a-t-elle déclaré à la presse. « Il paraît que certains disent que ce voyage se fait dans une ambiance tendue, vous êtes témoins que ce n’est absolument pas le cas et qu’au contraire, l’accueil que je reçois de nos amis américains est très chaleureux, très ouvert », a poursuivi la ministre, pour qui « les relations entre nos deux pays ont rarement été aussi profondément bonnes ». Le ton était monté mercredi entre Washington et Paris sur le dossier irakien. Le secrétaire d’État Colin Powell avait fait savoir par son entourage qu’il avait décidé de « faire preuve de la plus grande fermeté » à l’égard de Paris, tandis que le président français Jacques Chirac affichait son « hostilité » à l’égard des positions américaines sur un recours automatique à la force. Commentant sa rencontre avec M. Powell, Mme Alliot-Marie a assuré mercredi soir que celui-ci était « conscient des difficultés » d’une guerre en Irak.
La ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie a assuré hier à l’issue d’un entretien avec son homologue américain Donald Rumsfeld qu’il n’y avait « aucun sujet qui fâche » dans les relations bilatérales, pas même celui de l’Irak. « Nous n’avons eu en la matière aucun sujet qui fâche, et lorsqu’il y a des interrogations parfois ou des divergences (...) nous en avons parlé franchement », a assuré Mme Alliot-Marie à la presse à la sortie du Pentagone. La ministre française a, au cours de cette visite officielle de deux jours, exposé la position de la France sur l’Irak, qui diverge grandement de celle des Américains. Évoquant la perspective d’une intervention armée américaine en Irak, Mme Alliot-Marie a mis en garde hier à l’Université nationale de Défense de Washington contre les...
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