Un quotidien officiel syrien a accusé lundi les « grandes compagnies pétrolières et d’armement américaines » de planifier une guerre contre l’Irak pour s’emparer de son pétrole. « Derrière le plan diabolique américain (de frappe contre l’Irak), se profile l’ombre des grandes compagnies américaines de pétrole et d’armements qui veulent entraîner le monde dans la guerre », écrit le quotidien gouvernemental Techrine. « Des personnalités officielles et puissantes au sein de ces compagnies projettent de s’emparer du pétrole de l’Irak qui possède les deuxièmes plus grandes réserves pétrolières du monde », ajoute Techrine. Selon le quotidien, « les grandes compagnies pétrolières américaines sont irritées par les décisions de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) défendant les intérêts de ses membres et par le contrôle qu’elle exerce sur les prix et la production ». « Le pétrole est le mot de passe de la guerre prévue contre l’Irak. S’emparer de son pétrole et de ses réserves ainsi que du pétrole des pays arabes du Golfe est un vieux rêve américain », assure Techrine. « Le nouvel ordre mondial, d’après Washington, c’est l’édification d’un empire américain. Pour cela, les accusations de terrorisme, de faire partie de l’axe de mal ou de possession d’armes destructrices sont toutes prêtes dans les tiroirs », conclut le quotidien syrien. Enquête US en Ukraine sur une possible vente par Kiev de radars à l’Irak Des inspecteurs américains et britanniques ont entamé lundi à Kiev une enquête sur une vente présumée de radars ukrainiens de type Koltchouga à l’Irak, dont le résultat sera crucial pour l’avenir des relations entre l’Ukraine de Leonid Koutchma et Washington. « Les Ukrainiens ont indiqué vouloir procéder avec un maximum de transparence. Nous apprécions cela et espérons que cela sera mis en pratique lors du travail de l’équipe » d’enquêteurs, a déclaré à la presse l’ambassadeur américain Carlos Pascual, à l’issue d’un premier entretien officiel à la présidence ukrainienne. L’équipe internationale compte 13 spécialistes, dix Américains et trois Britanniques, représentants du département d’État (ministère des Affaires étrangères) américain ainsi que des ministères de la Défense américain et britannique. L’un des experts a précisé que les enquêteurs devraient travailler dix jours en Ukraine et qu’aucune rencontre avec le président ukrainien Léonid Koutchma n’était prévue. Ankara veut établir un cordon de sécurité au nord de l’Irak en cas d’attaque La Turquie envisage d’établir un « cordon de sécurité » dans le nord de l’Irak pour assurer la sécurité de sa frontière en cas d’opération militaire américaine contre Bagdad, a déclaré lundi le ministre turc de la Défense Sabahattin Cakmakoglu. « Une force (militaire) suffisamment importante pourrait établir un cordon de sécurité en territoire irakien pour assurer la sécurité de notre frontière » si les États-Unis intervenaient contre Bagdad, a-t-il dit lors d’un entretien avec la chaîne d’information NTV. Il a réaffirmé que la Turquie installerait d’éventuels réfugiés dans des camps du côté irakien de la frontière en cas d’exode massif provoqué par une action américaine. Interrogé sur les visées indépendantistes des deux factions kurdes en Irak du Nord, région qui échappe au contrôle de Bagdad depuis la fin de la guerre du Golfe en 1991, le ministre turc a une nouvelle fois brandi la menace d’une possible intervention des troupes turques. « Si nous ne pouvons obtenir de résultats par la dissuasion, il faudra alors avancer vers un cran supérieur. Si nécessaire, nous avancerons vers une démonstration de force et si nécessaire vers une intervention », a-t-il averti. Le Premier ministre turc Bülent Ecevit s’est montré très irrité samedi par la proclamation par les factions kurdes d’une « capitale », Kirkouk, pour leur région, estimant que les choses allaient « trop loin ». « Kirkouk ne peut être la capitale d’un mouvement kurde. C’est inacceptable », a dit M. Cakmakoglu.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un quotidien officiel syrien a accusé lundi les « grandes compagnies pétrolières et d’armement américaines » de planifier une guerre contre l’Irak pour s’emparer de son pétrole. « Derrière le plan diabolique américain (de frappe contre l’Irak), se profile l’ombre des grandes compagnies américaines de pétrole et d’armements qui veulent entraîner le monde dans la guerre », écrit le quotidien gouvernemental Techrine. « Des personnalités officielles et puissantes au sein de ces compagnies projettent de s’emparer du pétrole de l’Irak qui possède les deuxièmes plus grandes réserves pétrolières du monde », ajoute Techrine. Selon le quotidien, « les grandes compagnies pétrolières américaines sont irritées par les décisions de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) défendant les...