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Actualités - Reportage

Éthique médicale Le consentement «éclairé» du malade(photos)

Les grands progrès de la science et de la médecine permettent l’accomplissement de miracles que les générations précédentes ne pouvaient même pas imaginer... Mais les performances ne sont pas toujours sans risques et séquelles. La morale se trouve ainsi confrontée à de nouveaux problèmes d’ordre éthique particulièrement complexes. Il en est ainsi de l’information et du consentement «éclairé» des patients qui se prêtent à des traitements ou des explorations autant thérapeutiques que de recherches innovatrices. À ce propos, le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et la santé, en France, a élaboré des recommandations concernant la signification de la notion du terme «consentement éclairé» et l’information des personnes qui se prêtent à des actes de soins et/ou de recherche... Cette démarche répond à une réflexion approfondie qu’imposent les grands progrès scientifiques qui s’accomplissent depuis la dernière moitié du XXe siècle. Comment définir le devoir d’information et le souci de vérité du médecin? Que recouvre au juste la notion du «consentement éclairé»? Comment concilier le souci de vérité du médecin et le devoir d’information du malade? Qu’en est-il de la possibilité, pour toute personne, de désigner pour elle-même un tiers «mandataire» chargé d’être l’interlocuteur des médecins au moment où elle-même serait hors d’état d’exprimer ses choix tels qu’admission aux urgences, coma, fin de vie, etc.? Le Comité consultatif national d’éthique français constitue une assemblée restreinte appelée à étudier et donner son avis sur l’aspect éthique dans le domaine des sciences de la vie et de la santé. Les réponses concernant l’information des personnes qui se prêtent à des traitements, des actes de soins et ou de recherche «à risque» font l’objet d’une bonne partie des recommandations élaborées au terme d’une étude exhaustive de la question. En France, la loi et le code de déontologie obligent le médecin d’informer son patient et de solliciter son accord avant toute investigation ou intervention thérapeutique. Selon le rapport du Comité d’éthique, la situation a évolué nettement: «Les malades ne sont plus passifs même s’ils ne sont pas encore complètement des partenaires. L’évolution, toutefois, s’est faite, précise le texte, en ajoutant: La situation actuelle peut être décrite comme le passage d’une ambiance de paternalisme éclairé à une ambiance sensiblement plus contractuelle». Ce qui est en fait aussi valable pour le Liban où le malade d’aujourd’hui est mieux averti qu’auparavant. Du moins dans un pourcentage sensiblement plus élevé que dans le passé. Comme le précise le rapport français, pour le Liban aussi «le souci de la part du médecin» d’informer et d’obtenir l’adhésion du malade à la stratégie du traitement est devenu la norme. Les principes actuels consistent au devoir d’informer le patient, établissant une relation de responsabilité et de confiance partagée, tendant au même objectif. Une relation entre deux partenaires également autonomes: le malade et le médecin. Sans méconnaître, toutefois, qu’il arrive souvent que les patients ne souhaitent ni être informés ni prendre pour eux-mêmes des décisions relatives à leur santé... «Ils s’en remettent à leur médecin, lui disent qu’ils lui font confiance et lui demandent de les prendre en charge...». Des situations difficiles Le rapport français reconnaît que certaines situations s’avèrent excessivement difficiles pour le respect de l’obligation d’informer le malade. Annoncer d’emblée à un patient la totalité du diagnostic d’une maladie grave relève de la brutalité, d’autant plus que son consentement ne peut être qu’illusoire du fait même de son état. Dans d’autres situations aussi le sujet peut être incapable de consentir à son traitement librement et en toute connaissance de cause: les malades mentaux, les personnes inconscientes conduites aux urgences, les patients en fin de vie, etc. Il existe également ce qu’on qualifie d’«incapacités de consentement»: des patients incapables d’exprimer elles-mêmes un choix thérapeutique que ce soit par ignorance, crainte ou manque de confiance en soi. Dans des cas semblables, le Comité français suggère que le sujet désigne un représentant chargé d’être l’interlocuteur des thérapeutes traitants. Curieusement, le document français souligne que le refus de se soumettre à un acte médical par une personne à autonomie présumée doit être respecté. Même si ce refus peut avoir des conséquences négatives graves. Dans le cas des suicidants en réanimation, manifestant une fois sortis du coma leur volonté de ne pas vivre, on doit confier le cas à un psychiatre. Même si le respect de la volonté du sujet cesse ainsi d’être appliqué... Vingt minutes pour un repas Le temps minimum pour se ravitailler en carburant est de vingt minutes. Quand on avale sa nourriture à la va-vite, le cerveau ne peut pas lancer les signaux de satiété. Tout se passe, pour lui, comme si ce ravitaillement n’en était pas un. Voilà pourquoi le repas pris sur le pouce rassasie au moment même mais pas pour longtemps... La sensation de plénitude que traduit la satiété intervient par un processus complexe au cours duquel des capteurs, logés dans l’estomac, enregistrent la pression des aliments contre la paroi stomacale, transmettant le résultat au cerveau. C’est ce précieux ordinateur de l’existence humaine qui déclenche le phénomène de satiété. Afin de ne pas tricher avec son cerveau, il est conseillé de lui accorder une vingtaine de minutes pour analyser les informations reçues et installer la satiété. Il est donc conseillé d’arrêter le ravitaillement dès que la ration habituelle a été atteinte ignorant les tentations, tout en restant insensibles à la gourmandise. C’est du moins ce que conseille le bon sens pour épargner les regrets tardifs... Une opération qui fait grandir On connaît les ravages psychologiques qu’entraîne une taille anormale. Surtout lorsqu’il s’agit d’une taille trop petite. Une ancienne méthode réactualisée en Europe dans les années 80 permettrait de gagner jusqu’à douze centimètres. Un spécialiste français, le Dr Musy, est un des promoteurs les plus connus de cet allongement progressif. La méthode en question est toutefois réservée aux personnes qui accusent une dysharmonie flagrante de l’apparence: buste trop long sur jambes trop courtes, incurvations des membres inférieurs entraînant une perte de taille, séquelles d’accidents ou anomalies de croissance... Deux conditions sont nécessaires à l’application de cette méthode: a) être un jeune adulte dont la croissance s’est terminée; b) être motivé et ne présenter aucun risque médical ou psychologique. Intervention sur les tibias Réalisée en première étape sur les tibias, l’opération consiste à placer des fixateurs externes que le sujet conservera six mois durant. Résultat: un allongement de 5 à 6 cm de sa taille initiale. Une deuxième étape consiste à répéter la même opération sur le fémur, en escomptant sur un résultat pareil. En prenant appui sur des cannes, on peut poursuivre ses activités quelques jours plus tard. Mais cette fois-ci, il faut pratiquer intensivement le vélo d’appartement (afin d’éviter les raideurs du genou, de la hanche et des chevilles) et faire parallèlement de la rééducation. Un régime riche en protéines et en calcium est recommandé. Pour éviter crampes et raideurs du genou et de la cheville ainsi que de la hanche, la rééducation est indispensable. Mal de dos La responsabilité musculaire Pour que le dos ne soit pas source de souffrance, il faut que ses muscles soient en bon état. La colonne vertébrale est fragilisée lorsque les muscles abdominaux paravertébraux ou dorsaux s’affaiblissent. Elle devient elle-même douloureuse, fragile ou raide. Les principaux responsables d’un tel état sont la sédentarité et le stress. Les femmes en sont les principales victimes car le relâchement de la sangle abdominale associé à un manque d’activité physique et à la prise de poids sont des responsables directs de la souffrance dorsale. Sans oublier que la grossesse, en exagérant la cambrure vertébrale lombaire (hyperlordose), exacerbe aussi la douleur. Pour combattre la faiblesse musculaire, il n’existe qu’une solution: le renforcement musculaire dorsal et abdominal par un ensemble d’exercices pratiqués quotidiennement. Si la faiblesse musculaire est souvent à l’origine de la souffrance du dos, les muscles eux-mêmes peuvent engendrer des douleurs à la suite de contractions involontaires durables. Ces contractures, intenses en crise aiguë avec limitation d’un mouvement précis (lumbago, torticolis, etc.), peuvent être primitives, lors d’un surmenage résultant d’un faux mouvement, d’un effort violent ou répété. Elles peuvent parfois être «secondaires» lorsque le muscle réagit à une souffrance provoquée par une maladie sous-jacente du disque, des articulations ou des ligaments. Le froid, l’humidité, les courants d’air, les brusques changements de température, l’air pulsé des climatiseurs, l’insomnie et le stress portent également une grande partie de responsabilité du déclenchement d’une crise. Les injections locales Arme antidouleur efficace, un ensemble de mesures permettent de combattre les courbatures et les contractures musculaires. Les premières font appel à toutes les sources de la chaleur (bain chaud ou douche, air chaud, bouillotte). Les myorelaxants agissent non seulement sur les contractures mais également sur les troubles du sommeil associés, ainsi que sur l’anxiété réactionnelle à la douleur. Autre arme efficace contre la douleur, les injections locales d’un mélange d’antalgiques et d’anti-inflammatoires, d’anesthésique local et d’une faible dose de corticoïde à action rapide. Lombalgie: pas de repos au lit Contrairement à une ancienne idée très répandue, le repos au lit est à proscrire car il n’accélère pas la guérison. La perte musculaire qu’il entraîne, induite par l’inactivité prolongée, serait plutôt nocive. Un repos limité (deux à trois jours) et la reprise progressive de l’activité quotidienne dès que la douleur devient tolérable s’avèrent, dans la majorité des cas, la meilleure voie à suivre.
Les grands progrès de la science et de la médecine permettent l’accomplissement de miracles que les générations précédentes ne pouvaient même pas imaginer... Mais les performances ne sont pas toujours sans risques et séquelles. La morale se trouve ainsi confrontée à de nouveaux problèmes d’ordre éthique particulièrement complexes. Il en est ainsi de l’information et du consentement «éclairé» des patients qui se prêtent à des traitements ou des explorations autant thérapeutiques que de recherches innovatrices. À ce propos, le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et la santé, en France, a élaboré des recommandations concernant la signification de la notion du terme «consentement éclairé» et l’information des personnes qui se prêtent à des actes de soins et/ou de...