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Juergen Kohler ou les adieux d’un « dur »

L’ancien stoppeur international allemand Juergen Kohler, 37 ans, champion du monde de football en 1990, a fait ses adieux dans un match opposant son club, Borussia Dortmund, à une sélection d’anciennes ou actuelles gloires du football, dont Juergen Klinsmann et Oliver Bierhoff. Devant 35000 spectateurs enthousiastes au Westfalenstadion, Juergen Kohler, un « dur parmi les durs », monument historique du football allemand, avait invité une dernière fois à la messe du ballon rond ses anciens coéquipiers ou adversaires : en présence de ses anciens entraîneurs Franz Beckenbauer et Udo Lattek, sa sélection de « vieilles gloires » s’est inclinée face au Borussia Dortmund, victorieux 6-4, lui-même, dans un rôle inhabituel, marquant trois buts. Avec des larmes dans la voix, il a lancé à ses fans : « Je vous garderai toujours dans mon cœur. » Épouvantail à attaquants Juergen Kohler a ainsi mis un terme à sa carrière d’épouvantail à attaquants, avec un palmarès des plus flatteurs : trois Coupes du monde, avec un titre mondial en 1990 face à l’Argentine de Diego Maradona, champion d’Europe en 1996 et 105 sélections. Quadruple champion d’Allemagne, deux fois avec le Bayern Munich, deux fois avec Borussia Dortmund, vainqueur de la Ligue des champions en 1997 avec Dortmund, champion d’Italie en 1995 et vainqueur de la Coupe de l’UEFA en 1993 avec la Juventus Turin, il a disputé 67 matchs de Coupes européennes, 398 matchs de Bundesliga, 122 dans le Calcio et a été élu « footballeur de l’année » 1991 en Italie et 1997 en Allemagne. Ses duels avec Marco van Basten, l’ex-star du Milan AC et de l’équipe des Pays-Bas, ou avec le Français Éric Cantona, chouchou de Manchester United, ont alimenté la chronique sportive des années 90 et fait de lui un titulaire indiscutable de la Nationalmannschaft. « Il faut être un Martien pour marquer contre Kohler », avait déclaré en 1986 l’avant-centre danois Preben Elkjaer Larsen. De Cologne (1987-89) au Bayern Munich (1989-91), de la Juventus Turin (1991-95) à Dortmund (1995-2002), ce natif du Palatinat, issu d’une famille ouvrière et orphelin de père, a justifié jusqu’au bout ce statut. En référence aussi à son séjour à Dortmund, dans l’ex-bassin minier de la Ruhr, ses adversaires l’avaient même surnommé le « concasseur » (« Kokser » en allemand). Sur le terrain, Kohler réunissait en effet ces qualités qui font les grands défenseurs centraux : robuste physiquement, affûté, fort de la tête, habile au tacle et ... parfois cruel. Archétype du « besogneux à l’allemande », Kohler est un dur au mal, un bosseur né. « Un exemple à suivre pour les jeunes », selon le président de la Fédération allemande de football (DFB), Gerhard Mayer-Vorfelder. Et c’est pourquoi Juergen Kohler est maintenant entraîneur de l’équipe d’Allemagne des moins de 21 ans. Loin de son rêve de gosse : devenir conducteur de locomotive...
L’ancien stoppeur international allemand Juergen Kohler, 37 ans, champion du monde de football en 1990, a fait ses adieux dans un match opposant son club, Borussia Dortmund, à une sélection d’anciennes ou actuelles gloires du football, dont Juergen Klinsmann et Oliver Bierhoff. Devant 35000 spectateurs enthousiastes au Westfalenstadion, Juergen Kohler, un « dur parmi les durs », monument historique du football allemand, avait invité une dernière fois à la messe du ballon rond ses anciens coéquipiers ou adversaires : en présence de ses anciens entraîneurs Franz Beckenbauer et Udo Lattek, sa sélection de « vieilles gloires » s’est inclinée face au Borussia Dortmund, victorieux 6-4, lui-même, dans un rôle inhabituel, marquant trois buts. Avec des larmes dans la voix, il a lancé à ses fans : « Je vous garderai...