L’Armée islamique d’Aden-Abyane qui, selon un communiqué, revendique l’attaque contre le superpétrolier français Limburg le 6 octobre au large du Yémen, est formée surtout de vétérans de la guerre d’Afghanistan. Elle figure sur les « listes d’organisations terroristes » publiées par les États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001. Son chef, Zine el-Abidine Abou Bakr al-Mehdar, alias « Aboul Hassan », condamné à mort en mai 1999 pour le rapt de 16 Occidentaux, a été exécuté au Yémen en octobre 1999 avec un autre Yéménite et un Tunisien. Aboul Hassan, âgé alors de 28 ans, avait été reconnu coupable de l’enlèvement en décembre 1998 de 16 touristes occidentaux, dont quatre (trois Britanniques et un Australien) ont été tués pendant un assaut des forces de sécurité, qui a également fait trois morts parmi les ravisseurs. Originaire de la province de Chabwa, à 400 km à l’est de Sanaa, Aboul Hassan avait participé comme volontaire à la fin des années 1980 à la guerre contre les forces soviétiques en Afghanistan. Durant cette guerre, il avait fait la connaissance du dissident et milliardaire saoudien d’origine yéménite Oussama Ben Laden. En décembre 1992, son groupe avait revendiqué des attentats contre deux hôtels d’Aden (Sud) fréquentés par des militaires américains, un acte de vengeance contre l’intervention militaire américaine en Somalie. Les attentats avaient fait deux morts, dont un touriste autrichien. Aboul Hassan était rentré au Yémen après l’unification du Nord et du Sud du pays en 1990 et avait constitué, avec d’autres vétérans d’Afghanistan, le Jihad islamique au Yémen. Ce dernier avait mené des attaques meurtrières contre des membres du Parti socialiste yéménite (PSY) qui dirigeait le Yémen du Sud. Il avait participé, en 1994, à la guerre civile contre les forces sudistes socialistes, qui avaient été défaites par les troupes du président Ali Abdallah Saleh (nordiste). À la fin de la guerre, plusieurs militants du groupe déposèrent les armes, alors que d’autres islamistes arabes, vétérans d’Afghanistan, furent expulsés du Yémen. La campagne d’expulsions, lancée en 1996, a touché quelque 14 000 de ces vétérans, dont des Égyptiens, des Soudanais, des Saoudiens et des Algériens, selon les autorités. Certains islamistes acceptèrent l’offre du gouvernement de réintégrer la société et de prendre des emplois, mais une poignée d’irréductibles, estimée à une centaine, s’était retranchée dans la province montagneuse d’Abyane (Sud) et avait fondé l’Armée islamique d’Aden-Abyane. Alors que le gouvernement assurait avoir débarrassé le pays de ce groupe, celui-ci a refait surface et son nom a été cité parmi les suspects de l’attentat contre l’USS Cole le 12 octobre 2000 à Aden, où 17 militaires américains ont été tués et 38 autres blessés. Cet attentat a été attribué par les États-Unis à el-Qaëda.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Armée islamique d’Aden-Abyane qui, selon un communiqué, revendique l’attaque contre le superpétrolier français Limburg le 6 octobre au large du Yémen, est formée surtout de vétérans de la guerre d’Afghanistan. Elle figure sur les « listes d’organisations terroristes » publiées par les États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001. Son chef, Zine el-Abidine Abou Bakr al-Mehdar, alias « Aboul Hassan », condamné à mort en mai 1999 pour le rapt de 16 Occidentaux, a été exécuté au Yémen en octobre 1999 avec un autre Yéménite et un Tunisien. Aboul Hassan, âgé alors de 28 ans, avait été reconnu coupable de l’enlèvement en décembre 1998 de 16 touristes occidentaux, dont quatre (trois Britanniques et un Australien) ont été tués pendant un assaut des forces de sécurité, qui a également fait...