Maroc La désignation de Driss Jettou surprend la classe politique
le 11 octobre 2002 à 00h00
En nommant son ministre de l’Intérieur « apolitique », Driss Jettou, au poste de Premier ministre, le roi Mohammed VI du Maroc a pris le risque de mécontenter la classe politique qui attendait une désignation liée au résultat des élections législatives du 27 septembre. La nomination de M. Jettou, 57 ans, un gestionnaire proche du roi, est intervenue douze jours après le scrutin qui avait confirmé l’Union socialiste des forces populaires (USFP), le parti du Premier ministre sortant Abderrahmane Youssoufi, à la tête des formations politiques marocaines. Peu après l’annonce mercredi à Marrakech de la nomination inattendue de M. Jettou, un responsable de l’USFP s’est déclaré surpris. « Nous nous attendions à ce que le choix du Premier ministre reflète les résultats obtenus par les partis politiques au scrutin législatif du 27 septembre », a déclaré à l’AFP Driss Lachgar, président du groupe parlementaire de l’USFP. La direction de l’USFP s’était réunie jeudi à Rabat pour « examiner toutes les hypothèses » – y compris, selon Mohammed Saddiki, un membre du bureau politique, une « décision de non-participation » au prochain gouvernement. Un responsable du Parti de la justice et du développement (PJD), parti islamiste qui a réalisé une importante percée lors des législatives, a dénoncé pour sa part un « recul » pour le pays. Mustafa Ramid, membre de la direction du PJD, a estimé que le choix du Premier ministre devait se faire « parmi les dirigeants des formations qui ont réalisé les plus grands scores lors des élections législatives, afin de consolider les fondements de la démocratie ». Le PJD était arrivé en troisième position des législatives, remportant 42 sièges sur les 325 que compte la Chambre des représentants, derrière l’USFP (50 élus) et l’Istiqlal (nationaliste, 48 sièges). La Constitution marocaine prévoit la désignation du Premier ministre par le roi, mais sans aucune précision sur une affiliation politique, selon les résultats électoraux.
En nommant son ministre de l’Intérieur « apolitique », Driss Jettou, au poste de Premier ministre, le roi Mohammed VI du Maroc a pris le risque de mécontenter la classe politique qui attendait une désignation liée au résultat des élections législatives du 27 septembre. La nomination de M. Jettou, 57 ans, un gestionnaire proche du roi, est intervenue douze jours après le scrutin qui avait confirmé l’Union socialiste des forces populaires (USFP), le parti du Premier ministre sortant Abderrahmane Youssoufi, à la tête des formations politiques marocaines. Peu après l’annonce mercredi à Marrakech de la nomination inattendue de M. Jettou, un responsable de l’USFP s’est déclaré surpris. « Nous nous attendions à ce que le choix du Premier ministre reflète les résultats obtenus par les partis politiques au scrutin...
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