Un sénateur démocrate influent accuse Bush « d’unilatéralisme gratuit »
le 09 octobre 2002 à 00h00
Le sénateur démocrate John Edwards, qui soutient la résolution donnant au président George W. Bush l’autorité d’un éventuel recours à la force en Irak, a accusé la Maison Blanche « d’unilatéralisme gratuit » dans la conduite de la politique étrangère. « Le leadership américain doit être surtout utilisé pour convaincre les autres que notre puissance sert leurs intérêts aussi bien que les nôtres mais n’est pas utilisé pour les dominer », a lancé le sénateur de Caroline du Nord devant le Centre pour les études stratégiques et internationales, un institut de recherches privé. Au lieu d’afficher « des objectifs sans arrogance » comme le président Bush l’avait promis dans son discours d’inauguration, son Administration affiche au contraire une nouvelle approche en matière de politique étrangère qu’on peut caractériser comme de « l’arrogance sans objectif », a encore dit John Edwards qui ne dissimule pas ses ambitions présidentielles pour 2004. « Nous semblons déterminés à agir seuls, ce qui pourrait être la manière la plus facile de réaliser nos objectifs à court terme mais qui n’aboutira jamais à assurer notre sécurité sur le long terme », a-t-il ajouté. Les plus grands défis des États-Unis « requièrent pour y faire face l’engagement actif de nos amis, de nos alliés et en fait du reste du monde », a ajouté John Edwards. Si la Maison-Blanche était sérieuse dans ses efforts pour éliminer ces armes et éviter la multiplication du problème irakien, « elle considérerait la non-prolifération comme un impératif stratégique, vital pour nos intérêts nationaux », a-t-il dit. Dans le document de 31 pages présentant la nouvelle stratégie Bush en matière de sécurité nationale, seul un paragraphe est consacré aux mesures antiprolifération, a encore relevé John Edwards. En outre, l’Administration Bush dépense quatre fois plus pour le développement d’un système antimissile que pour financer des programmes de protection des sites d’armes nucléaires dans l’ex-Union soviétique, a-t-il déploré.
Le sénateur démocrate John Edwards, qui soutient la résolution donnant au président George W. Bush l’autorité d’un éventuel recours à la force en Irak, a accusé la Maison Blanche « d’unilatéralisme gratuit » dans la conduite de la politique étrangère. « Le leadership américain doit être surtout utilisé pour convaincre les autres que notre puissance sert leurs intérêts aussi bien que les nôtres mais n’est pas utilisé pour les dominer », a lancé le sénateur de Caroline du Nord devant le Centre pour les études stratégiques et internationales, un institut de recherches privé. Au lieu d’afficher « des objectifs sans arrogance » comme le président Bush l’avait promis dans son discours d’inauguration, son Administration affiche au contraire une nouvelle approche en matière de politique étrangère...
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