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Actualités - Reportage

Les troubles de l’apprentissage chez l’enfant(photos)

Une récente étude entreprise dans une grande métropole européenne a révélé qu’un écolier sur dix souffre de troubles de l’apprentissage (dont la dyslexie), ce qui entrave à des degrés divers sa formation et influe sur son avenir. Pour ces enfants doués pourtant d’une intelligence parfaitement normale, la scolarité représente une épreuve très dure car non seulement ils n’arrivent pas à maîtriser la lecture et l’orthographe, mais aussi la compréhension du sens de ce qu’ils lisent leur échappe. Tout énoncé aussi, que ce soit en calcul, en grammaire ou toute autre matière, leur semble une énigme obscure, n’étant pas en mesure de décrypter le sens... Les troubles psychologiques en fait attribués aux dyslexiques ne sont que la conséquence de cette anomalie, les confinant dans une situation d’échec. D’où l’urgence d’un diagnostic précoce de la dyslexie, ce qui, selon les évaluations des spécialistes, peut épargner à l’enfant une moyenne de quatre années d’épreuve avant que la véritable raison de «sa paresse» ou de ses successifs échecs ne soit enfin décelée. Une initiative à imiter La ville de Paris, réalisant la gravité de ce problème, a pris l’initiative d’offrir aux familles de la capitale française un dépistage gratuit effectué le plus précocement possible. En cas de troubles repérés, une orientation et une prise en charge, adaptées au cas, sont assurées sous contrôle de la Direction de l’action sociale de l’enfance et de la santé (Dases). Un dixième d’écoliers illettrés Cette initiative si énergique est motivée par le fait que la dyslexie atteint le dixième des enfants scolarisés! Des études ont permis de constater que la proportion des enfants atteints de troubles du langage, de difficultés relationnelles ou psychomotrices atteint 25% des enfants scolarisés, âgés de plus de quatre ans. Ce qui fait qu’un dixième des enfants sortent quasi illettrés de l’école, sans que la paresse ou la qualité de l’enseignement en soient la cause... L’échec n’est que la conséquence de leur état dyslexique. La confusion visuelle ou auditive entre certaines lettres, les inversions répétées de lettres ou de syllabes, des omissions ou des assimilations de sons justifient amplement l’impossibilité d’un apprentissage efficace et d’une scolarité normale, condamnant les enfants dyslexiques à un avenir incertain. Deux hypothèses explicatives Sans pouvoir, au stade actuel des connaissances, expliquer avec certitude les troubles de la dyslexie traduits par des difficultés de l’apprentissage scolaire, deux hypothèses s’affrontent: A – Une difficulté survenant au niveau du cerveau. B – Une lenteur du traitement des informations visuelles et ou auditives. Certains scientifiques toutefois, s’écartant de ces deux hypothèses, estiment que le cerveau des dyslexiques serait porteur d’un excès de matière grise et de neurones dans l’hémisphère gauche, au niveau de certaines zones affectées au langage. Ce qui aurait pour résultat les perturbations qui marquent la dyslexie. Pour l’instant, à l’état actuel des connaissances, ce qui s’impose impérativement est le dépistage précoce de toute anomalie et sa prise en charge adéquate. En cas de trouble confirmé, il est capital que le traitement, le suivi et l’orientation parentale soient assurés. Il est du devoir de chaque société d’assurer le dépistage car le phénomène n’est nullement marginal. Même si les statistiques dans notre pays ne sont pas toujours fiables, le phénomène existe. Et il convient de s’en occuper sérieusement au plus tôt... Abel et Caïn toujours parmi nous On a beau prêcher l’amour fraternel, la solidarité fraternelle, l’harmonie familiale et le culte du lien fraternel. Rien ne peut rassurer un aîné à l’arrivée de son cadet. Nul effort, d’ailleurs, n’arrive à rassurer ou même tempérer l’angoisse du petit Caïn. Selon les psychiatres, les efforts déployés sont bien inutiles. La jalousie entre enfants d’une même fratrie est quasi universelle. Elle permet à l’aîné et au cadet de se structurer car s’identifier implique une rivalité qui n’a pas que des mauvais côtés uniquement. Sans le déprécier, il convient de rassurer l’aîné sans le gronder pour «ce vilain défaut» manifesté contre son cadet. Il faut qu’il comprenne, et l’entendre dire surtout, que même s’il n’est pas le seul à exprimer cet horrible défaut, la jalousie est très vilaine. De toute manière lui sera toujours autant aimé et qu’il n’est pas seul à éprouver ce sentiment commun et fréquent autant pour les grands que les petits... Une fois le petit Caïn apaisé, la maman ou le papa peuvent réfléchir sur cette pensée de Françoise Dolto: «Pour l’enfant, la justice n’existe pas. Pour lui tout est injuste quand tout n’est pas à lui...». Alzheimer Un marqueur précoce dans les urines À l’école de médecine de Pennsylvanie, des chercheurs viennent de découvrir un marqueur précoce de la démence d’Alzheimer, baptisé isoprostane, dans les urines de certaines personnes souffrant d’altérations mineures de la mémoire (MCI pour «Mild Congnitive Impairment», selon l’appellation scientifique). Ce signe est précurseur, en effet, de la maladie d’Alzheimer ainsi que de la dépression et des démences vasculaires. Ces oublis (MCI) ne sont pas les oublis courants habituels (ceux d’un numéro de téléphone, d’un nom ou d’une adresse, etc.) mais des gestes paradoxaux caractéristiques: placer par exemple des vêtements dans le réfrigérateur, ne plus pouvoir s’occuper de ses papiers ainsi qu’une multitude d’autres gestes et oublis révélateurs. Les MCI sont des troubles caractéristiques susceptibles de mettre le médecin sur la piste du diagnostic. Le nouveau test en question détecte la présence d’isoprostanes, qui marquent une augmentation du stress oxydatif au niveau des lipides. Ces marqueurs sont spécifiques des dommages cérébraux liés à la maladie d’Alzheimer. Les travaux, toutefois, d’un autre chercheur, le Dr Domenice Pratico, ont mis en évidence l’augmentation du taux des isoprostanes dans les urines de sujets atteints de troubles mineurs de mémorisation. De l’avis des spécialistes, cependant, la découverte est loin d’être mineure. Elle peut prédire l’évolution vers une maladie d’Alzheimer, désignant ainsi les personnes à haut risque. Implants dentaires Le sourire en prime Il fut un temps où la perte d’une dent «de devant» signifiait une catastrophe... Les progrès technoscientifiques ont réussi à dédramatiser la perte par de géniales solutions de rechange permettant aux suppliciés de la mâchoire de retrouver le sourire... Parmi les plus remarquables avancées de la stomatologie, les implants dentaires occupent une place de choix... Ils s’adressent à tous ceux qui ont perdu une ou plusieurs dents et même à ceux qui n’en ont plus aucune. Véritable miracle de la technoscience, la mise au point de cette technique constitue un don inestimable à tous les sinistrés de la denture confinés à la bouche close par crainte de dévoiler leur sinistre dévastation buccale... Grâce aux implants, le droit au sourire et même au rire déployé est à la portée de tous... Les implants dentaires s’adressent à toute personne ayant perdu une, plusieurs, ou même la totalité de ses dents. Une racine artificielle est implantée dans l’os maxillaire. Une pièce métallique y sera vissée, sur laquelle va se fixer la dent artificielle, remplaçant la dent naturelle absente. L’implant (ou dent de remplacement) est, en général, en titane, une matière non allergigène et sans risque de rejet par l’organisme d’où le choix de ce matériau, particulièrement résistant et bien toléré. Un examen très méticuleux de la mâchoire, de la manière dont s’emboîtent les dents, de l’état des gencives, de l’occlusion précède toute décision de procéder à l’implantation d’une dent. La radiographie panoramique permet au médecin d’apprécier le volume osseux. Pour l’évaluation de la texture osseuse et le volume exact de l’os, un scanner est prescrit, si le médecin le juge nécessaire. Les greffes osseuses Lorsque le volume osseux est insuffisant, une greffe osseuse est pratiquée en utilisant des biomatériaux, tel le corail. Mais une greffe osseuse peut parfois être nécessaire. Les fragments sont prélevés, alors, au niveau du menton ou de la bouche, sans anesthésie, en même temps que la pose de l’implant. La durée de l’implantation oscille, selon les cas, entre 20 et 95 minutes. Le dentiste, après avoir incisé la gencive, insère l’implant (ou les implants) à l’intérieur de l’os. Les fils de suture sont retirés au bout de 7 à 9 jours. Les antalgiques calment efficacement d’éventuelles douleurs post-opératoires. L’os en se cicatrisant autour de l’implant assure sa stabilité. Une prothèse provisoire est mise en place. Trois mois plus tard, une radiographie de contrôle permet de constater la bonne intégration de l’implant. Le médecin pratique alors, sous anesthésie locale, une petite incision de la gencive et visse la pièce métallique sur laquelle est fixée la dent artificielle. Une hygiène rigoureuse L’hygiène bucco-dentaire doit obligatoirement être très rigoureuse. Les deux premières années, le contrôle régulier, par le stomatologiste ayant pratiqué l’implantation, est absolument nécessaire. Une consultation tous les trois mois est indispensable. Par la suite, tous les six mois. L’implantologie dentaire reste pour l’instant une intervention onéreuse. Mieux vaut demander un devis avant de s’engager afin d’éviter des surprises embarrassantes. À signaler: dans de nombreux pays avancés, dont la France, la Sécurité sociale ne prend pas en charge l’implantation dentaire.
Une récente étude entreprise dans une grande métropole européenne a révélé qu’un écolier sur dix souffre de troubles de l’apprentissage (dont la dyslexie), ce qui entrave à des degrés divers sa formation et influe sur son avenir. Pour ces enfants doués pourtant d’une intelligence parfaitement normale, la scolarité représente une épreuve très dure car non seulement ils n’arrivent pas à maîtriser la lecture et l’orthographe, mais aussi la compréhension du sens de ce qu’ils lisent leur échappe. Tout énoncé aussi, que ce soit en calcul, en grammaire ou toute autre matière, leur semble une énigme obscure, n’étant pas en mesure de décrypter le sens... Les troubles psychologiques en fait attribués aux dyslexiques ne sont que la conséquence de cette anomalie, les confinant dans une situation d’échec....