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Sharon manque de vision politique, selon l’ambassadeur d’Israël à Paris

Le Premier ministre israélien Ariel Sharon n’a pas de vision politique, affirme l’ambassadeur d’Israël en France Élie Barnavi, en fin de mission, dans un entretien à l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur. « Ce que l’on peut reprocher à Sharon, c’est de manquer d’horizon politique. Je suis le premier à dire qu’on ne terminera pas cette guerre avec le seul volet militaire. Mais en même temps, le volet militaire était inéluctable », estime l’ambassadeur, proche de la gauche israélienne. Selon lui, « l’erreur la plus importante d’Israël, pas depuis Sharon, mais depuis la guerre des Six-Jours en 1967 (...) c’est de n’avoir jamais défini, avec la paix et même sans la paix, les objectifs ultimes de notre combat national. Si on avait dit : Voilà les frontières vers lesquelles nous tendons, voilà l’objectif stratégique de notre combat, voilà les liens que nous voulons finir par obtenir avec les Palestiniens, tout aurait été différent ». Or, « on a laissé tout cela dans le flou », a-t-il dit, expliquant que c’est une « viellle tradition israélienne » de dire qu’ « Israël est un État en formation » sans rien fixer de précis. M. Barnavi réserve cependant l’essentiel de ses critiques au dirigeant palestinien Yasser Arafat accusé de n’avoir « pas continué à négocier en essayant de mettre des Israéliens de son côté », et d’avoir « choisi la stratégie de la violence sans nom qui nous frappe » à travers la deuxième intifada. Yasser Arafat « est terminé », estime-t-il enfin.
Le Premier ministre israélien Ariel Sharon n’a pas de vision politique, affirme l’ambassadeur d’Israël en France Élie Barnavi, en fin de mission, dans un entretien à l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur. « Ce que l’on peut reprocher à Sharon, c’est de manquer d’horizon politique. Je suis le premier à dire qu’on ne terminera pas cette guerre avec le seul volet militaire. Mais en même temps, le volet militaire était inéluctable », estime l’ambassadeur, proche de la gauche israélienne. Selon lui, « l’erreur la plus importante d’Israël, pas depuis Sharon, mais depuis la guerre des Six-Jours en 1967 (...) c’est de n’avoir jamais défini, avec la paix et même sans la paix, les objectifs ultimes de notre combat national. Si on avait dit : Voilà les frontières vers lesquelles nous tendons, voilà...