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Actualités - Chronologie

« Pas de blanc-seing à une action militaire », affirme Paris

La France refuse de « donner un blanc-seing à une action militaire » contre l’Irak, comme le propose un projet de résolution américain qui prévoit un recours automatique à la force, a indiqué le ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin, dans un point de vue publié dans Le Monde. « Nous ne voulons pas donner de blanc-seing à une action militaire, car nous voulons assumer notre responsabilité jusqu’au bout. C’est pourquoi nous ne pouvons pas accepter une résolution autorisant dès maintenant le recours à la force, sans retour devant le Conseil de sécurité des Nations unies », affirme le ministre français. Le président Jacques Chirac avait réitéré vendredi, dans un entretien téléphonique avec son homologue américain George W. Bush, l’opposition de la France à toute résolution prévoyant un recours automatique à la force contre l’Irak. « La France partage la volonté des États-Unis de résoudre une crise qui nous menace tous. Mais elle refuse les risques d’une intervention qui ne prendrait pas pleinement en compte toutes les exigences de la sécurité collective », souligne M. de Villepin. « Aujourd’hui, toute l’attention se porte sur les travaux qui vont s’engager au Conseil de sécurité. La démarche en deux temps proposée par le président de la République permet de préserver l’unité de la communauté internationale, d’asseoir la légitimité de l’action et de répondre à notre exigence d’efficacité. L’Irak doit respecter la règle internationale, s’il refuse de s’y conformer, alors il conviendra d’en tirer toutes les conséquences », note-t-il. Selon lui, « dans l’hypothèse où le régime irakien violerait ses obligations, il appartiendrait alors au Conseil de sécurité de décider des mesures à prendre ». « Oui, l’Irak constitue une menace potentielle pour la sécurité régionale et internationale (...) Oui, l’Irak a défié la communauté internationale en dissimulant des programmes portant sur ces armes : s’il ne dispose pas encore de moyens nucléaires, tous les indices convergent pour penser qu’il a reconstitué des capacités biologique et chimique », écrit-il. Aussi, « la France n’a aucune complaisance à l’égard de Bagdad, mais une action qui se donnerait pour but un changement de régime contredirait les règles du droit international et ouvrirait les portes à toutes les dérives », ajoute-t-il. Dans une critique implicite de la nouvelle politique américaine de guerre préventive, M. de Villepin souligne que « si le désarmement irakien constitue un impératif, il doit s’effectuer dans des conditions qui renforcent l’ordre international, sans ajouter de nouveaux facteurs de désordre à une région qui n’en compte déjà que trop, sans apporter de nouveaux risques d’affrontements dans cette zone au cœur des fractures du monde ».
La France refuse de « donner un blanc-seing à une action militaire » contre l’Irak, comme le propose un projet de résolution américain qui prévoit un recours automatique à la force, a indiqué le ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin, dans un point de vue publié dans Le Monde. « Nous ne voulons pas donner de blanc-seing à une action militaire, car nous voulons assumer notre responsabilité jusqu’au bout. C’est pourquoi nous ne pouvons pas accepter une résolution autorisant dès maintenant le recours à la force, sans retour devant le Conseil de sécurité des Nations unies », affirme le ministre français. Le président Jacques Chirac avait réitéré vendredi, dans un entretien téléphonique avec son homologue américain George W. Bush, l’opposition de la France à toute résolution prévoyant un...