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Actualités - Opinion

HOMMAGE Un homme du passé qui a façonné le futur

Le 21 août 2002, s’achevait le long périple de Fouad Boulos. 88 ans d’existence ont façonné le parcours de sa famille et de son pays. Il est passé dans l’au-delà, laissant derrière lui des réalisations majeures pouvant servir de modèle aux générations à venir. Père de 5 enfants, grand-père de 14 petits-enfants, Fouad Boulos était à la tête d’une famille particulièrment soudée. Il a connu le succès grâce à la cohésion des membres de sa famille, qu’ils soient frères, enfants, neveux ou nièces. Quoi qu’il fît, sa famille transparaissait toujours dans ses actions. La carrière de ce pionner débuta en 1933, lorqu’il fut le premier à se lancer, avec ses deux frères, dans la technologie de la radiotélécommunication au Liban. Ils fondèrent une entreprise connue jusqu’à ce jour sous le nom de Boulos Frères. C’est cette même entreprise qui a introduit la première radio puis la télévision au Liban. En 1959, durant le mandat du président Camille Chamoun, fort de son expérience dans le domaine des télécommunications, Fouad Boulos s’associa à Wissam Ezzeddine et à bien d’autres pour fonder Télé-Liban, la première station de télévision au Liban. C’est son amour pour la technologie et le progrès qui lui ont toujours permis de faire ce parcours exceptionnel. En 1963, suite à la décision portant création de la Banque du Liban, Fouad Boulos fut désigné par le président Fouad Chéhab pour fournir le matériel assurant la sécurité de la banque. Grâce à ses contacts internationaux, Fouad Boulos réussit à fournir les équipements adéquats. Son habileté naturelle à communiquer avec les professionnels de la technologie et l’expérience acquise tout au long d’une fulgurante carrière l’avaient doté d’un avantage comparatif unique dans un temps où le savoir-faire était une denrée rare. Fouad Boulos, l’autodidacte symbole du succès, qui s’est forgé lui-même, a grimpé tous les échelons et a frayé son chemin jusqu’au sommet, grâce à une persévérance exceptionnelle. Fouad Boulos a surpris plus d’un avec les nouveautés qu’il a introduites sur le marché libanais. Mais son projet majeur reste le téléphérique de Harissa, réalisé en 1964. Comme ses réalisations nationales étaient de plus en plus reconnues, Fouad se vit décerner la médaille de l’Ordre national du Cèdre en 1973, sous le mandat de Sleiman Frangié. Outre sa passion pour la technologie, Fouad Boulos a toujours été très attaché à sa terre. Il est resté au Liban pendant toutes ces années ; il a toujours cru en un Liban libre. Par ailleurs, il a participé à bon nombre de projets immobiliers durant les bons et les mauvais moments. Il a participé à la division immobilière de Harissa, de Adma et d’autres régions du Kesrouan. Il a toujours puisé des solutions technologiques dans la méthodologie traditionnelle. Au terme d’une vie riche en réalisations et sur ordre du président Émile Lahoud, Fouad Boulos a été honoré une nouvelle fois, à titre posthume, de la Médaille du Mérite libanais. Son souvenir restera à jamais gravé dans la pensée de tous ceux qui ont connu cet homme ” qui avait une foi inébranlable dans l’apprentissage de ses ancêtres et un désir pressant de changer l’avenir. Association Insan Bila Houdoud
Le 21 août 2002, s’achevait le long périple de Fouad Boulos. 88 ans d’existence ont façonné le parcours de sa famille et de son pays. Il est passé dans l’au-delà, laissant derrière lui des réalisations majeures pouvant servir de modèle aux générations à venir. Père de 5 enfants, grand-père de 14 petits-enfants, Fouad Boulos était à la tête d’une famille particulièrment soudée. Il a connu le succès grâce à la cohésion des membres de sa famille, qu’ils soient frères, enfants, neveux ou nièces. Quoi qu’il fît, sa famille transparaissait toujours dans ses actions. La carrière de ce pionner débuta en 1933, lorqu’il fut le premier à se lancer, avec ses deux frères, dans la technologie de la radiotélécommunication au Liban. Ils fondèrent une entreprise connue jusqu’à ce jour sous le nom de...