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Actualités - Chronologie

Le Conseil de l’Europe s’élève contre une action unilatérale

Les parlementaires du Conseil de l’Europe se sont élevés jeudi contre une action unilatérale des États-Unis en Irak et se sont inquiétés du danger qu’un conflit armé, sans mandat de l’Onu, représenterait pour la paix dans le monde. « L’Assemblée réprouve que les États-Unis marquent leur volonté d’aller vers le conflit armé sans mandat du Conseil de sécurité » de l’Onu, a affirmé l’Assemblée dans une résolution adoptée à l’issue d’un débat d’urgence sur la « menace d’une action militaire en Irak ». «Une telle attitude n’est conforme ni aux principes du droit international ni aux objectifs du Conseil de l’Europe, auxquels les États-Unis, en leur qualité d’observateur, sont censés souscrire », a ajouté le texte. « En l’absence d’une approbation explicite du Conseil de sécurité, toute action unilatérale des États-Unis, même soutenue éventuellement par d’autres pays, risquerait de déstabiliser sérieusement la paix et de porter un coup grave à l’autorité des Nations unies », jugent les parlementaires issus de 44 pays européens. Tout en rejetant la volonté américaine d’attaquer l’Irak, l’Assemblée parlementaire a également appelé Bagdad à « coopérer pleinement » avec les inspecteurs et les experts en désarmement de l’Onu. Elle a insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de « continuer à exiger des autorités irakiennes le strict respect des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives à l’interdiction des programmes irakiens de fabrication des armes de destruction massive ». « L’approche unilatérale pourrait également entraîner des divisions au sein des pays démocratiques et compromettre la cohésion de la communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme », a ajouté l’Assemblée. Les parlementaires se sont déclarés préoccupés « du fossé qui pourrait se creuser entre l’Occident et le monde musulman dans le cas d’un conflit armé ». Ils ont demandé à l’Irak de « condamner publiquement le terrorisme et de s’abstenir de toute forme d’actions susceptibles de jeter le doute sur l’affirmation par l’Irak de ne pas être impliqué dans le terrorisme ». Ils ont enfin souhaité que le Conseil de sécurité des Nations unies n’ait recours à une intervention militaire « qu’après avoir utilisé toutes les autres voies et uniquement au cas où une violation flagrante des résolutions des Nations unies serait confirmée par le futur rapport des inspecteurs ». Le président George W. Bush a appelé mardi le Congrès américain à « agir maintenant » afin de lui donner le feu vert pour une éventuelle intervention militaire en Irak. En cas d’attaque américaine, « ce ne sont pas des terroristes qui seront bombardés mais des civils », a estimé au cours du débat Guennadi Ziouganov (gauche unitaire européenne, Russie). « Si Saddam Hussein continue à violer les résolutions de l’Onu, nous n’aurons pas d’autre choix », a estimé pour sa part Tony Lloyd (groupe socialiste, GB), ajoutant que « la balle est dans le camp de Saddam Hussein ».
Les parlementaires du Conseil de l’Europe se sont élevés jeudi contre une action unilatérale des États-Unis en Irak et se sont inquiétés du danger qu’un conflit armé, sans mandat de l’Onu, représenterait pour la paix dans le monde. « L’Assemblée réprouve que les États-Unis marquent leur volonté d’aller vers le conflit armé sans mandat du Conseil de sécurité » de l’Onu, a affirmé l’Assemblée dans une résolution adoptée à l’issue d’un débat d’urgence sur la « menace d’une action militaire en Irak ». «Une telle attitude n’est conforme ni aux principes du droit international ni aux objectifs du Conseil de l’Europe, auxquels les États-Unis, en leur qualité d’observateur, sont censés souscrire », a ajouté le texte. « En l’absence d’une approbation explicite du Conseil de...