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Les pressions internationales s’accentuent sur l’État hébreu

Les pressions internationales se sont accentuées mardi sur Israël pour qu’il mette fin sans délai au siège du président palestinien Yasser Arafat, cerné depuis jeudi dans l’unique bâtiment encore debout de son QG à Ramallah, en Cisjordanie. Quatorze des 15 membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont voté une résolution demandant qu’Israël lève le siège de la Moukataa. Dans sa résolution, le Conseil s’est dit « gravement préoccupé » par la situation à Ramallah et a demandé « la fin immédiate » de la « réoccupation du QG du président de l’Autorité palestinienne dans cette ville ». Les États-Unis, qui avaient durci le ton lundi à l’égard de leur allié israélien, estimant que le siège de M. Arafat allait « à l’encontre » des efforts déployés en faveur de la paix, se sont abstenus lors de ce vote. L’Union européenne a, pour sa part, demandé « le redéploiement immédiat » des forces israéliennes hors du QG de M. Arafat, par la voix du Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE. M. Rasmussen a ajouté qu’il avait appelé Yasser Arafat au téléphone mardi, en lui faisant part de sa « profonde inquiétude » quant à son sort. Pékin avait critiqué dimanche Israël dans cette affaire, et Moscou et Londres, membres permanents avec la Chine du Conseil de sécurité de l’Onu, avaient demandé la levée du siège du dirigeant palestinien. Au Proche-Orient, où la Ligue arabe a réclamé lundi une « intervention immédiate » de l’Onu pour mettre fin au siège, le chef de l’État égyptien Hosni Moubarak a demandé mardi à Israël des assurances quant à la sécurité de M. Arafat, lors d’un entretien téléphonique avec le ministre israélien de la Défense Binyamin Ben Eliezer. « Il est nécessaire de préserver la sécurité du président Yasser Arafat », et Israël doit « arrêter toutes les opérations militaires pour éviter d’entraîner la région dans une situation très grave », a-t-il averti. Le roi Abdallah II de Jordanie a, pour sa part, lancé un appel à la reprise des négociations israélo-palestiniennes, lors d’un entretien téléphonique avec M. Arafat. Son pays avait appelé samedi Israël à cesser « immédiatement » ses actions militaires dans les territoires palestiniens. En Arabie saoudite, l’Organisation de la conférence islamique (OCI) a condamné mardi le siège du QG du président palestinien et réclamé « l’intervention immédiate » de la communauté internationale pour en obtenir la levée. La veille, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a exhorté la communauté internationale à intervenir pour libérer M. Arafat de la menace militaire israélienne. Le CCG (Arabie saoudite, Koweït, Émirats arabes unis, Qatar, Bahreïn et Oman) « appelle la communauté internationale à intervenir d’urgence pour faire pression sur le gouvernement israélien et obtenir la levée du siège du peuple palestinien et du QG » de M. Arafat. Enfin, le Premier ministre malaisien, Mahathir Mohammad, a estimé que la mort du président Arafat en ferait un martyr.
Les pressions internationales se sont accentuées mardi sur Israël pour qu’il mette fin sans délai au siège du président palestinien Yasser Arafat, cerné depuis jeudi dans l’unique bâtiment encore debout de son QG à Ramallah, en Cisjordanie. Quatorze des 15 membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont voté une résolution demandant qu’Israël lève le siège de la Moukataa. Dans sa résolution, le Conseil s’est dit « gravement préoccupé » par la situation à Ramallah et a demandé « la fin immédiate » de la « réoccupation du QG du président de l’Autorité palestinienne dans cette ville ». Les États-Unis, qui avaient durci le ton lundi à l’égard de leur allié israélien, estimant que le siège de M. Arafat allait « à l’encontre » des efforts déployés en faveur de la paix, se sont...