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Des « cinéastes du Sud » se désolidarisent de la manifestation

Une douzaine de « cinéastes du Sud », refusant de servir d’« alibi » au Festival international du film de Marrakech (FIFM) et d’être relégués dans une « sous-section », ont affirmé dans un communiqué qu’ils « se désolidarisent de la manifestation » qui se tient jusqu’au 22 septembre dans la cité royale.Alors que les projecteurs et les médias sont braqués sur les stars, américaines comme Francis Ford Coppola et David Lynch, ou françaises comme Catherine Deneuve et Johnny Hallyday, des réalisateurs africains, palestiniens et libanais se déclarent « très surpris de constater que le FIFM, qui a pour ambition louable d’être le lieu de rencontre et d’expression de toutes les cinématographies, creuse d’emblée un fossé entre les auteurs », précise le communiqué. « La classification artificielle Cinémas du Sud nous relègue dans une sous-section. » « Le FIFM pourrait remplir sa mission et devenir ainsi un véritable carrefour du cinéma s’il traitait avec le même égard et le même respect tous les films invités. Nous regrettons de constater que nous sommes l’alibi d’un festival qui s’achète une bonne conscience et refusons d’être des “faire-valoir” », déclarent les signataires, qui veulent attirer « l’attention sur cette dérive ». Le communiqué est signé notamment par les cinéastes Raja Amari (Tunisie), Yamina Bachir-Chouikh (Algérie), Mama Keita (Sénégal), Mahmat Saleh Haroun (Tchad), Abderrahmane Sissako (Mauritanie), Cheikh Omar Sissoko (Mali), Tahirou T. Ouedraogo (Burkina Faso), Ghassan Salhab (Liban), dont les films sont présentés dans une section intitulée « Cinémas du Sud ». Les projections ont lieu à l’Institut français de Marrakech, éloigné du centre névralgique du festival, où le public est clairsemé. Le communiqué a également été signé par les Palestiniens Élias Suleiman qui présente hors compétition Intervention divine et Hany Abu-Assad, qui présente en compétition Le mariage de Rana.
Une douzaine de « cinéastes du Sud », refusant de servir d’« alibi » au Festival international du film de Marrakech (FIFM) et d’être relégués dans une « sous-section », ont affirmé dans un communiqué qu’ils « se désolidarisent de la manifestation » qui se tient jusqu’au 22 septembre dans la cité royale.Alors que les projecteurs et les médias sont braqués sur les stars, américaines comme Francis Ford Coppola et David Lynch, ou françaises comme Catherine Deneuve et Johnny Hallyday, des réalisateurs africains, palestiniens et libanais se déclarent « très surpris de constater que le FIFM, qui a pour ambition louable d’être le lieu de rencontre et d’expression de toutes les cinématographies, creuse d’emblée un fossé entre les auteurs », précise le communiqué. « La classification artificielle...