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Le rideau s’abat sur la saison 2002 L’éclair Montgomery illumine l’été

Considérée par beaucoup d’athlètes comme une simple transition avant les Mondiaux-2003 et les JO 2004, la saison 2002 a été marquée par le record du monde du 100 m de l’Américain Tim Montgomery, qui a parcouru la ligne droite en 9 sec 78. Dans l’ombre de son compatriote Maurice Greene, Montgomery a sorti le grand jeu alors que l’été tirait à sa fin à Paris, en améliorant d’un centième le chrono vieux de trois ans de « Mo ». Il a même trouvé le moyen de faire parler de lui dans les rubriques « people » des journaux en affichant lors du même week-end son idylle avec Marion Jones, la sprinteuse n° 1. « Le couple le plus rapide de l’histoire » est composé des meilleurs athlètes 2002 – masculin et féminin – qui ont remporté le Grand Prix, classement qui récompense les athlètes les plus réguliers toutes disciplines confondues. Le coureur de Raleigh a remporté 7 de ses 14 courses, montant même à 13 reprises sur le podium, tandis que sa compagne est restée invaincue aussi bien sur 100 m (14 victoires) que sur 200 m (3) et 400 m (1). Rendez-vous manqués Depuis 1997, elle a même enchaîné 59 succès sur 100 m en 60 réunions ou finales, avec, pour seul revers, sa deuxième place aux Mondiaux 2001. Ses retrouvailles avec la championne du monde Zhanna Pintusevich devaient d’ailleurs être le duel de l’été. Mais pour des raisons essentiellement financières, l’Ukrainienne a préféré se rabattre sur des petites réunions. À trois reprises, les deux « sprinteuses » se sont retrouvées quand même, et à chaque fois l’Américaine a pris le dessus. Ses victoires lui ont notamment permis de remporter pour la troisième fois la Golden League, le circuit doré des sept plus grandes réunions estivales, et de partager les 50 kg d’or avec la Mexicaine Ana Guevara, le Marocain Hicham el-Guerrouj et le Dominicain Félix Sanchez. Les quatre athlètes sont restés invaincus cet été, où les seules compétitions internationales ont été les championnats continentaux. Tandis que les Jeux africains ont été soumis au fort vent de Tunis, les championnats d’Europe de Munich ont été gâchés par une météo détestable. La Russie a quand même prouvé qu’elle reste la nation n° 1 européenne, tandis que la France a relevé la tête après la débâcle olympique, avec quatre titres européens, bienvenus à un an d’accueillir les Mondiaux. Les exploits de Radcliffe Seule, la Britannique Paula Radcliffe a réussi un véritable exploit en Bavière en battant le record d’Europe du 10 000 m (30’01’’09), quelques mois après s’être imposée au marathon de Londres – avec le deuxième temps de l’histoire - pour sa première sortie sur la distance. L’autre record d’Europe de l’été est l’œuvre d’un autre Britannique, Dwain Chambers. Lors de la course record de Montgomery, le champion d’Europe a égalé la marque de son illustre compatriote Lindford Christie (9’’87), se posant comme le troisième homme sur 100 m, derrière Montgomery et Greene. Car malgré 6 défaites – sa plus mauvaise saison depuis 1997 –, Greene a prévenu ses adversaires que cet été 2002 était un simple terrain d’entraînement pour la saison prochaine, où il tentera à Paris de remporter une quatrième couronne mondiale consécutive. Enfin, la saison a été marquée par un second record du monde, celui du Marocain Brahim Boulami qui a amélioré son propre chrono sur 3 000 m steeple, le 16 août à Zurich (7’53’’17). Malheureusement, le dopage s’est mêlé à cette course, puisque Boulami a été contrôlé positif à l’EPO la veille de la course. Après le contrôle du Belge Mohammed Mourhit en début de saison, ces deux cas prouvent que la lutte contre le dopage doit se poursuivre encore plus intensément. Quitte à voir les performances suivre une courbe descendante.
Considérée par beaucoup d’athlètes comme une simple transition avant les Mondiaux-2003 et les JO 2004, la saison 2002 a été marquée par le record du monde du 100 m de l’Américain Tim Montgomery, qui a parcouru la ligne droite en 9 sec 78. Dans l’ombre de son compatriote Maurice Greene, Montgomery a sorti le grand jeu alors que l’été tirait à sa fin à Paris, en améliorant d’un centième le chrono vieux de trois ans de « Mo ». Il a même trouvé le moyen de faire parler de lui dans les rubriques « people » des journaux en affichant lors du même week-end son idylle avec Marion Jones, la sprinteuse n° 1. « Le couple le plus rapide de l’histoire » est composé des meilleurs athlètes 2002 – masculin et féminin – qui ont remporté le Grand Prix, classement qui récompense les athlètes les plus réguliers...