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Actualités - Chronologie

Les extrémistes juifs tentent de frapper, apparemment en ordre dispersé

Depuis le début de l’intifada, des extrémistes juifs ont tué une dizaine de Palestiniens et commis plusieurs attentats à la bombe, notamment dans des écoles, au nom de la « vengeance », mais rien ne laisse penser qu’il s’agit d’un véritable réseau organisé. Les seules arrestations ont eu lieu en mai. Quatre colons de la région de Bethléem et Hébron en Cisjordanie ont été arrêtés alors qu’ils s’apprêtaient à commettre un attentat d’envergure dans une école de filles du quartier d’A-Tour, à Jérusalem-Est. Leur véhicule tractait une remorque remplie de bonbonnes de gaz, de bidons d’essence et d’explosifs, et 3 kilos et demi de clous. Ces arrestations n’ont pas permis de remonter une quelconque filière et notamment pas d’empêcher l’attentat à la bombe, mardi, dans une école élémentaire de Kfar Zif, près de Hébron, qui a fait cinq blessés légers, relève Yizhar Be’er, responsable du Centre pour la protection de la démocratie en Israël. « Je ne pense pas qu’on puisse parler de réseau, car si cela avait été le cas, après ces arrestations, il y en aurait eu d’autres », poursuit le chercheur, spécialisé dans l’extrémisme juif. Rien à voir, selon lui, avec la « Makhteret », véritable réseau clandestin juif dont les membres ont été condamnés dans les années quatre-vingt pour actes de terrorisme contre des Palestiniens. Ils avaient notamment commis des attentats contre des maires de Cisjordanie et voulaient faire exploser le dôme du Rocher, troisième lieu saint de l’islam à Jérusalem. Leur idéologie était alors très teintée de messianisme. L’attentat contre l’école de Kfar Zif n’a pas été revendiqué. Mais l’enquête a été confiée à une unité de la police chargée des actes commis par des extrémistes juifs contre des Palestiniens depuis deux ans. Ariel Sharon, qui a condamné l’attentat, n’a pas laissé de place au doute. « Il n’y a pas de bon terrorisme et de mauvais terrorisme. Toute action terroriste est du terrorisme », a-t-il déclaré, estimant que ces actes portaient « préjudice à Israël ». En mars, un attentat à la bombe dans une école du quartier arabe de Sour al-Baher, à Jérusalem-Est, a blessé un professeur et trois élèves. Dans les autres cas, les extrémistes juifs ont tiré contre des véhicules palestiniens. Auparavant, les colons répondaient principalement aux attaques en descendant, quasi immédiatement, dans les villages palestiniens, pour y commettre des actes de vandalisme. Depuis le début de l’intifada, en septembre 2000, les attaques sont planifiées et revendiquées au nom de la « vengeance ». Depuis le début de l’intifada, 137 colons ont été tués dans des attaques palestiniennes. L’attentat de Sour al-Baher avait été revendiqué par un groupe inconnu dénommé « Vengeance pour les enfants », affirmant vouloir « venger les enfants juifs tués par les terroristes palestiniens ». Un autre groupe inconnu, « Les larmes des veuves et des orphelins », avait revendiqué, le 2 avril, une attaque contre un véhicule palestinien, tuant son conducteur. « Ces groupes partagent une idéologie similaire, celle notamment enseignée par le rabbin Ginzburg », explique M. Be’er, faisant allusion aux idées extrémistes de ce « maître à penser » des ultranationalistes, vivant à Jérusalem, qui préconise la vengeance contre les Arabes. Sans minimiser l’importance du phénomène, Yizhar Be’er souligne qu’il y a néanmoins « relativement peu d’attaques », comparé au nombre de victimes et de colons (220 000). « Depuis deux ans, les intérêts des groupes extrémistes et du gouvernement se rejoignent », ajoute-t-il, soulignant l’absence totale de négociations avec les Palestiniens et la réoccupation des territoires autonomes par l’armée. « Cela explique qu’il y a peu de raison de revoir surgir des actions armées clandestines, coordonnées, dont le seul objectif est de bloquer les concessions des gouvernements israéliens », poursuit-il.
Depuis le début de l’intifada, des extrémistes juifs ont tué une dizaine de Palestiniens et commis plusieurs attentats à la bombe, notamment dans des écoles, au nom de la « vengeance », mais rien ne laisse penser qu’il s’agit d’un véritable réseau organisé. Les seules arrestations ont eu lieu en mai. Quatre colons de la région de Bethléem et Hébron en Cisjordanie ont été arrêtés alors qu’ils s’apprêtaient à commettre un attentat d’envergure dans une école de filles du quartier d’A-Tour, à Jérusalem-Est. Leur véhicule tractait une remorque remplie de bonbonnes de gaz, de bidons d’essence et d’explosifs, et 3 kilos et demi de clous. Ces arrestations n’ont pas permis de remonter une quelconque filière et notamment pas d’empêcher l’attentat à la bombe, mardi, dans une école élémentaire...