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Actualités - Chronologie

Une attaque contre l’Irak menacerait la lutte antiterroriste, selon des démocrates

Une éventuelle action militaire américaine en Irak pourrait compromettre les efforts déployés par les États-Unis pour combattre le terrorisme international, craignent des démocrates et d’anciens responsables de l’Administration Clinton. Les États-Unis « ne peuvent pas combattre sur un deuxième front sans sortir du premier », a expliqué l’ancienne secrétaire d’État de l’ex-président Bill Clinton, Madeleine Albright, dans une lettre publiée dans le New York Times. Tout en relevant que « Saddam Hussein est (...) une menace pour la paix », Mme Albright estime que « la priorité de Washington reste encore la destruction totale d’el-Qaëda et des réseaux terroristes qui lui sont liés ». Selon elle, il ne serait pas très logique de « concentrer l’attention du monde et de notre propre armée, de nos services de renseignements, ainsi que nos ressources diplomatiques et financières sur une invasion de l’Irak alors qu’el-Qaëda continue à chercher à tuer des innocents ». Plusieurs sénateurs démocrates ont exprimé des réserves similaires. Tom Daschle, le chef de la majorité démocrate du Sénat, s’était ainsi interrogé la semaine dernière, après le discours du président George W. Bush aux Nations unies, « sur les effets que produirait une intervention américaine en Irak sur la guerre contre le terrorisme », et il s’était demandé « jusqu’à quel point cela saperait la coalition internationale contre la terreur ». Le sénateur démocrate du Vermont Patrick Leahy souligne, dans une déclaration postée sur son site Internet, qu’une action militaire en Irak « précipitée et unilatérale pourrait infliger des dégâts irréparables aux efforts des États-Unis pour éliminer el-Qaëda et d’autres organisations terroristes internationales ». Une invasion de l’Irak sans le soutien international, ajoute-t-il – en soulignant « n’avoir aucun doute quant aux capacités militaires américaines de renverser le régime de Saddam Hussein » –, pourrait aussi « compromettre d’autres intérêts nationaux américains, dont les efforts de paix au Proche-Orient ». Ces inquiétudes ont aussi été exprimées par des responsables étrangers comme le chancelier allemand Gerhard Schröder ou le président afghan Hamid Karzaï. Ce dernier a déclaré lundi qu’une éventuelle action militaire américaine contre Bagdad ne devrait en aucun cas détourner l’attention de son pays. « Ce serait très dangereux » de laisser en plan la guerre contre la terreur sur le sol afghan, a-t-il déclaré. Il ne fait pourtant aucun doute pour Michael O’Hanlon, un expert des questions de défense de la Brookings Institution à Washington, que « les États-Unis ont les capacités de conduire les deux opérations en même temps ».
Une éventuelle action militaire américaine en Irak pourrait compromettre les efforts déployés par les États-Unis pour combattre le terrorisme international, craignent des démocrates et d’anciens responsables de l’Administration Clinton. Les États-Unis « ne peuvent pas combattre sur un deuxième front sans sortir du premier », a expliqué l’ancienne secrétaire d’État de l’ex-président Bill Clinton, Madeleine Albright, dans une lettre publiée dans le New York Times. Tout en relevant que « Saddam Hussein est (...) une menace pour la paix », Mme Albright estime que « la priorité de Washington reste encore la destruction totale d’el-Qaëda et des réseaux terroristes qui lui sont liés ». Selon elle, il ne serait pas très logique de « concentrer l’attention du monde et de notre propre armée, de nos services...