Nélida Nassar est une graphiste libanaise installée à Boston, aux États-Unis, où elle a brillamment réussi. Son talent reconnu par ses pairs, aussi bien en Amérique qu’en Europe, vient d’être officiellement consacré par le Prix de l’Académie américaine de Rome. Cette distinction qui lui a été notifiée il y a deux mois comporte un séjour avec traitement de quatre mois à la Villa Aurelia à Rome (d’avril à août 2003) au cours duquel, elle aura la chance de côtoyer les plus grosses pointures du moment dans les différentes catégories artistiques : peinture, musique, littérature, architecture, design... L’Académie américaine de Rome est un centre d’études et de recherches avancées dans les domaines de l’art et des sciences humaines. Elle s’inscrit dans la lignée des académies qui ont fleuri en Italie à partir du XVe siècle, sous l’impulsion des grands - ducs de Toscane, qui se sont propagées partout en Europe, avant de s’étendre aux États-Unis. Fondée par un groupe d’artistes en 1893 pour étudier sur place – à travers les monuments, les peintures, les galeries riches en chefs-d’œuvre de différentes époques – l’art classique romain, l’Académie américaine de Rome a bénéficié pour sa création du soutien de membres éminents de la société américaine de l’époque. Andrew Carnegie, J. P. Morgan, John D. Rockefeller, William K. Vanderbilt ainsi que Henry Clay Frick offrent leur support enthousiaste au projet. C’est ainsi que l’Académie américaine s’installe dès 1894 à la Villa Aurelia, à Rome. Laquelle accueille trois catégories de visiteurs : les résidents, comme Nélida Nassar donc, qui sont choisis par le directeur de l’académie parmi les meilleurs artistes de leurs disciplines, des boursiers et des étudiants qui sont eux sélectionnés sur base de leurs dossiers. Au cours de son séjour, Nélida Nassar devra offrir un événement académique, en l’occurrence une exposition de son travail. « Je devrais également ouvrir les portes de mon studio aux étudiants en art. Par ailleurs, je compte mettre à profit ma présence à Rome pour faire une étude sur la relation entre architecture et typographie. Ce projet est inspiré de la lecture d’un passage du célèbre Notre-Dame de Parisw dans lequel Victor Hugo se livre à une réflexion sur l’impact de l’architecture et de l’impression typographique sur la révolution sociale », indique Nélida Nassar. Qui est là tout à fait dans son registre, puisqu’elle a une solide formation en architecture (l’Ensad à Paris) et en art graphique (Harvard Carpenter Center, puis The Allgemeine Gewerbeschule à Bâle). La graphiste libanaise, qui a sa propre boîte à Boston, ne rate aucune occasion de mettre son expérience au service des Libanais. Ceux de l’étranger, comme ceux du pays. De passage à Beyrouth, elle prépare le catalogue de l’exposition du sculpteur Mireille Honein, qui se tiendra dans le cadre des manifestations labellisées franco-bis. Elle met également en chantier la mise en page d’un ouvrage sur les Arméniens de Cilicie qui doit paraître aux éditions Terre du Liban. Enfin elle doit présenter, au collège Louise Wegman, les deux prix américains (American Institut of Graphic Design et Print) qui ont récompensé les brochures qu’elle avait réalisées pour la campagne de fonds de l’établissement. Pour Nélida Nassar, le succès n’est plus à confirmer. Z.Z.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Nélida Nassar est une graphiste libanaise installée à Boston, aux États-Unis, où elle a brillamment réussi. Son talent reconnu par ses pairs, aussi bien en Amérique qu’en Europe, vient d’être officiellement consacré par le Prix de l’Académie américaine de Rome. Cette distinction qui lui a été notifiée il y a deux mois comporte un séjour avec traitement de quatre mois à la Villa Aurelia à Rome (d’avril à août 2003) au cours duquel, elle aura la chance de côtoyer les plus grosses pointures du moment dans les différentes catégories artistiques : peinture, musique, littérature, architecture, design... L’Académie américaine de Rome est un centre d’études et de recherches avancées dans les domaines de l’art et des sciences humaines. Elle s’inscrit dans la lignée des académies qui ont fleuri en...