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Actualités - Chronologie

Une coalition avec les anciens rebelles albanais serait inévitable en Macédoine(photo)

L’opposition macédonienne et l’ex-chef rebelle albanais Ali Ahmeti ont revendiqué hier leur victoire aux élections législatives en Macédoine, tandis que leurs rivaux se sont déclarés battus, avant que la commission électorale ne communique aucun résultat ne fût-ce que partiel. La consultation de dimanche était la première organisée après le conflit armé qui a opposé l’année dernière les rebelles albanais de l’Armée de libération nationale (UCK) et les forces gouvernementales de Skopje. Elle était considérée comme cruciale pour la paix rétablie par la communauté internationale. Un porte-parole de l’Union sociale-démocrate (SDSM) a proclamé la victoire du SDSM et de la coalition Ensemble pour la Macédoine qu’elle a formée avec plusieurs partis mineurs. S’adressant à la chaîne de télévision privée A1, M. Crvenkovski s’est engagé à travailler « de tout cœur », attribuant la victoire au peuple. « Un travail ardu nous attend. Je suis fier de nos citoyens qui ont fait preuve de maturité », a-t-il dit. Auparavant, son rival, le Premier ministre macédonien sortant, Ljubco Georgievski (VMRO-DPMNE), avait reconnu sa défaite. L’opposition pourrait soit gouverner seule si elle dispose de la majorité absolue au Parlement – qu’elle revendique –, soit former avec le parti issu de l’ex-guérilla albanaise une coalition que condamnent nombre de Macédoniens. Le SDSM de Branko Crvenkovski, un ancien Premier ministre, affirme détenir 62 des 120 sièges au Parlement où doivent entrer également, selon lui, 18 députés de l’Union démocratique pour l’intégration (UDI) d’Ali Ahmeti, l’ex-chef politique des rebelles de l’Armée de libération nationale (UCK). En dépit des craintes suscitées par une campagne électorale agitée, le vote de dimanche s’est déroulé dans une atmosphère qualifiée de « démocratique et pacifique » par les partis macédoniens, par les Albanais de Macédoine et par les représentants de la communauté internationale, artisans d’un accord de paix en 2001 à Ohrid (Sud-Ouest). Paradoxalement, si les résultats avancés par le SDSM sont confirmés par la commission électorale, ils placeront M. Crvenkovski dans une position délicate. Divers analystes à Skopje pensent qu’il sera d’un côté pressé par la communauté internationale de former une coalition avec le parti d’Ahmeti, mais devra, de l’autre, ménager la sensibilité d’un bon nombre de Macédoniens qui continuent de considérer les anciens rebelles de l’UCK, malgré l’amnistie dont ils ont bénéficié, comme des « terroristes ». Toutefois, à la fin de sa campagne électorale, M. Crvenkovski a déclaré que même s’il remportait la majorité absolue au Parlement, il proposerait au parti albanais gagnant de s’allier avec lui. Il avait néanmoins tenu à rappeler qu’il était hors de question qu’un ancien rebelle entre dans l’appareil exécutif. M. Ahmeti, qui s’est distancé des idées séparatistes de l’ex-UCK pour prôner l’instauration d’une « réelle démocratie » et d’une cohabitation harmonieuse, n’est pas sans soutien. Ljubomir Frckoski, conseiller du président macédonien, a récemment plaidé en faveur de l’ancien chef rebelle. « Laisser Ahmeti et son UDI en dehors de la scène politique comporterait des risques imprévisibles non seulement pour la Macédoine, mais aussi pour l’ensemble des Balkans », a-t-il averti. Une grave situation économique La Macédoine sera confrontée à une grave situation économique, a déclaré hier Antonija Josifovska, directrice de l’Institut économique de Skopje, commentant la victoire revendiquée des sociaux-démocrates. « Nous allons être confrontés à une grave situation économique. Nous ne savons pas ce qui reste dans le budget, nous ne savons pas encore quelle est la position de départ », a-t-elle dit, ajoutant que le gouvernement du probable nouveau Premier ministre Branko Crvenkovski hérite d’une série de problèmes économiques. « Quoi qu’il en soit, une période très difficile est devant nous, voire décisive pour l’avenir du pays », a-t-elle souligné. La première chose que le nouveau gouvernement devra faire, selon elle, est de reprendre les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), suspendues à la suite de désaccords entre le gouvernement sortant et le FMI sur la gestion du budget. « Mais il faut voir d’abord ce qui reste dans le budget » (après d’importantes dépenses présumées pour la campagne électorale), a répété Mme Josifovska. Elle prône pour la Macédoine un programme de développement avec l’accent sur la reconstruction et l’exportation et une politique macroéconomique. « C’est le seul moyen de survivre », a affirmé Mme Josifovska.
L’opposition macédonienne et l’ex-chef rebelle albanais Ali Ahmeti ont revendiqué hier leur victoire aux élections législatives en Macédoine, tandis que leurs rivaux se sont déclarés battus, avant que la commission électorale ne communique aucun résultat ne fût-ce que partiel. La consultation de dimanche était la première organisée après le conflit armé qui a opposé l’année dernière les rebelles albanais de l’Armée de libération nationale (UCK) et les forces gouvernementales de Skopje. Elle était considérée comme cruciale pour la paix rétablie par la communauté internationale. Un porte-parole de l’Union sociale-démocrate (SDSM) a proclamé la victoire du SDSM et de la coalition Ensemble pour la Macédoine qu’elle a formée avec plusieurs partis mineurs. S’adressant à la chaîne de télévision...