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Actualités - Chronologie

Abou Nidal avait tenté d’assassiner Khaddam, affirme son ex-lieutenant

Le terroriste palestinien Abou Nidal, dont la mort a été annoncée le 19 août, était à l’origine de deux tentatives d’assassinat de l’un des actuels vice-présidents syriens, Abdel Halim Khaddam, a affirmé un dissident de son groupe dans un entretien publié hier. « J’assistais avec Abou Nizar (un dirigeant du groupe) en 1986 à une rencontre avec Abdel Halim Khaddam, lorsqu’il nous a demandé qui avait tenté de l’assassiner à plusieurs reprises », a déclaré Atef Abou Bakr au quotidien arabe de Londres al-Hayat. Abou Nizar, adjoint d’Abou Nidal, lui a répondu : « Notre groupe était derrière deux des trois tentatives de vous assassiner », a ajouté Atef Abou Bakr, présenté comme l’ancien porte-parole du Fateh-Conseil révolutionnaire (Fateh-CR) et dont al-Hayat distille quotidiennement les révélations depuis mardi. « La première tentative a eu lieu le 25 octobre 1977 dans l’aéroport d’Abu Dhabi dans laquelle le ministre d’État omanais Seif ben Ghobach a été tué, et la deuxième tentative a eu lieu en Syrie », à une date non précisée, avait déclaré Abou Nizar à M. Khaddam, selon M. Abou Bakr. « Nous n’avons pas de relation avec la troisième tentative », avait ajouté Abou Nizar, a précisé le dissident qui a quitté le Fateh-CR en 1989. Les autorités irakiennes ont affirmé mercredi qu’Abou Nidal, de son vrai nom Sabri al-Banna, s’était suicidé à son domicile à Bagdad d’une balle dans la bouche, au moment où il devait être emmené pour interrogatoire par les services de sécurité. Elles n’ont pas précisé la date de sa mort annoncée lundi de sources palestiniennes. Selon un responsable américain cité dimanche par l’hebdomadaire britannique Sunday Telegraph, Abou Nidal aurait été assassiné sur ordre du président irakien Saddam Hussein. Par ailleurs, toujours selon M. Abou Bakr, Abou Nidal a liquidé des centaines de ses partisans en raison de conflits internes. Atef Abou Bakr a soutenu que les purges avaient commencé après un changement d’orientation politique avant la première intifada palestinienne. « Quand l’intifada a éclaté en 1987, nous voulions y participer, mais nous nous sommes heurtés à Abou Nidal », a indiqué M. Abou Bakr, selon lequel le chef terroriste s’était opposé à cette orientation parce qu’il « voulait un petit groupe à ses ordres ». « Il avait commencé par limiter les relations et les activités » du Fateh-CR, après l’installation du groupe en Libye en provenance de Syrie, selon lui. « Il a interrompu tout contact entre les membres du groupe au Liban et en Libye et laissé entendre que ceux qui avaient inspiré le changement d’orientation complotaient pour détruire l’organisation », a-t-il ajouté. Selon M. Abou Bakr, Abou Nidal a « perpétré secrètement en 1989 un massacre au Liban, tuant 352 partisans du courant qu’il n’acceptait pas ». « Il a aussi tué 152 autres en Libye entre 1987 et 1989 », a-t-il ajouté.
Le terroriste palestinien Abou Nidal, dont la mort a été annoncée le 19 août, était à l’origine de deux tentatives d’assassinat de l’un des actuels vice-présidents syriens, Abdel Halim Khaddam, a affirmé un dissident de son groupe dans un entretien publié hier. « J’assistais avec Abou Nizar (un dirigeant du groupe) en 1986 à une rencontre avec Abdel Halim Khaddam, lorsqu’il nous a demandé qui avait tenté de l’assassiner à plusieurs reprises », a déclaré Atef Abou Bakr au quotidien arabe de Londres al-Hayat. Abou Nizar, adjoint d’Abou Nidal, lui a répondu : « Notre groupe était derrière deux des trois tentatives de vous assassiner », a ajouté Atef Abou Bakr, présenté comme l’ancien porte-parole du Fateh-Conseil révolutionnaire (Fateh-CR) et dont al-Hayat distille quotidiennement les révélations...