La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Chambéry examine aujourd’hui le pourvoi formé par Edita Rumsas, épouse du cycliste Raimondas Rumsas, après le rejet de sa demande de remise en liberté par le juge des libertés de Bonneville, le 13 août, selon ses avocats. Mme Rumsas, mise en examen pour aide à l’usage de produits dopants, est en détention provisoire depuis le 30 juillet à Bonneville. La justice française souhaitait entendre son mari, classé troisième à l’arrivée du Tour de France 2002, mais celui-ci, qui réside en Italie, a refusé de revenir en France. L’affaire sera évoquée à huis clos par la chambre de l’instruction, au cours d’une audience « relativement courte », a-t-on appris hier auprès des avocats et de source judiciaire. La chambre de l’instruction peut se prononcer dans la journée, mais elle a jusqu’au 30 septembre pour rendre son arrêt. Les avocats s’attendent à ce qu’elle le fasse de toute façon avant la fin de la semaine. L’épouse de Raimondas Rumsas avait fait, le 28 juillet à Chamonix (Haute-Savoie), alors qu’elle quittait la France, l’objet d’un contrôle, au cours duquel des médicaments, pouvant faire office de produits dopants, avaient été trouvés dans sa voiture. Trouble à l’ordre public Selon des sources proches du dossier, le juge des libertés a motivé son ordonnance de maintien en détention en citant d’importantes investigations en cours et l’audition de protagonistes à l’étranger, ainsi que l’absence de garanties de représentation de Mme Rumsas, qui risque une peine allant jusqu’à sept ans de prison. Le juge évoque encore, selon la même source, le grave trouble à l’ordre public provoqué par cette affaire, citant pour preuve l’émotion médiatique qui en est résultée. Il souligne enfin que le coureur cycliste, Raimondas Rumsas, ayant l’autorité parentale et se trouvant à son domicile depuis qu’il a été provisoirement suspendu, peut parfaitement s’occuper de ses enfants. De son côté, la défense va réaffirmer que Mme Rumsas présente toutes les garanties souhaitables de représentation. Sa demande porte sur une remise en liberté sous contrôle judiciaire et en résidence à Bonneville. L’UCI saisit le TAS après l’acquittement de Pantani L’Union cycliste internationale (UCI) a décidé de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour demander l’annulation de la décision d’acquittement du coureur italien Marco Pantani, condamné à huit mois de suspension pour dopage, a indiqué hier un communiqué du TAS basée à Lausanne. L’UCI demande que la première décision de la Commission disciplinaire de la Fédération italienne de cyclisme (FIC), ayant condamné le 17 juin 2002 Marco Pantani à huit mois de suspension, soit exécutée, précise le communiqué. Ce dernier avait fait appel de ce jugement et avait été acquitté le 13 juillet dernier par la Commission d’appel fédérale de la FIC. Les membres de la commission d’appel avaient en effet estimé qu’il n’existait aucune preuve réelle et formelle étayant l’accusation de dopage portée contre Marco Pantani. Le double vainqueur du Giro et du Tour de France 1998 était accusé d’avoir utilisé de l’insuline lors du Tour d’Italie 2001. Une seringue contenant des traces du produit avait été retrouvée par les enquêteurs, lors d’une fouille dans la chambre de l’hôtel de Pantani à Montecatini Terme. Cette découverte avait déclenché la spectaculaire opération de la brigade des stupéfiants des carabiniers (NAS) mandatée par le procureur du parquet de Florence, Luigi Bocciolini, à l’arrivée de l’étape de Sanremo, moins de quinze jours plus tard. Le président de la Fédération italienne de cyclisme (FIC), Giancarlo Ceruti, a déclaré hier qu’il « respectait totalement » cette décision de l’UCI. « Je respecte cette décision, mais je dois relever qu’il y a encore beaucoup d’aspects à éclaircir sur les rôles des différents organes disciplinaires sur le plan sportif », a affirmé le président Ceruti à l’AFP. Le premier dirigeant du cyclisme national estime en effet qu’il n’existe pas vraiment une identité de vues actuellement sur l’application des règles en matière de dopage et que chacun les interprète de manière différente.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Chambéry examine aujourd’hui le pourvoi formé par Edita Rumsas, épouse du cycliste Raimondas Rumsas, après le rejet de sa demande de remise en liberté par le juge des libertés de Bonneville, le 13 août, selon ses avocats. Mme Rumsas, mise en examen pour aide à l’usage de produits dopants, est en détention provisoire depuis le 30 juillet à Bonneville. La justice française souhaitait entendre son mari, classé troisième à l’arrivée du Tour de France 2002, mais celui-ci, qui réside en Italie, a refusé de revenir en France. L’affaire sera évoquée à huis clos par la chambre de l’instruction, au cours d’une audience « relativement courte », a-t-on appris hier auprès des avocats et de source judiciaire. La chambre de l’instruction peut se prononcer dans la...